À propos du Musée

Kudos!

Automne 2013

> Message du président-directeur général
> La collection E. P. Taylor – Windfields Farm
> Une œuvre pour des générations
> Le point de vue de soldats sur la Première Guerre mondiale

 

Message du président-directeur général

Mark O’Neill, Président-directeur général
Mark O’Neill, Président-directeur général

Tel que l’indique clairement ce numéro de Kudos!, les donateurs jouent un rôle de plus en plus important dans la capacité du Musée d’accroître son rayonnement.

En septembre, des donateurs ont fait preuve d’une grande générosité en permettant au musée national d’histoire du Canada de faire l’acquisition de la collection E. P. Taylor – Windfields Farm. Celle-ci comprend des documents d’archives, des souvenirs et 97 trophées de courses hippiques, dont plusieurs qui ont été remportés par Northern Dancer, le meilleur étalon pur-sang du XXe siècle. Cette riche collection historique a été donnée par la famille Taylor, l’héritière d’Edward Plunket (E. P.) Taylor, un éminent homme d’affaires canadien qui a révolutionné le monde de l’élevage et de la course de pur-sang au pays.

Par ailleurs, une contribution financière importante de John et Bonnie Buhler, de Winnipeg, au Manitoba, a permis au Musée canadien des civilisations de commander une magnifique sculpture à Mary Anne Barkhouse, artiste renommée de la Première Nation de ‘Namgis. L’œuvre, présentée au public en septembre, dénote la vitalité encore intacte des traditions artistiques des Kwakwaka’wakw ainsi que l’aptitude de la sculptrice à utiliser des techniques traditionnelles pour le traitement de thèmes contemporains.

La campagne de financement du centenaire de la Première Guerre mondiale, qui vise à recueillir 3 millions de dollars auprès du secteur privé, aidera grandement le Musée canadien de la guerre à remplir sa mission de centre national d’histoire voué à la mémoire, à l’éducation et à la recherche, ainsi qu’à la sensibilisation des Canadiens. Les dons versés permettront de réaliser un remarquable éventail d’expositions et d’activités faisant partie d’un programme pluriannuel consacré à la Première Guerre mondiale qui sera présenté au Musée.

Le dernier article de ce numéro est l’un des plus bouleversants, car il offre au public un accès en ligne à des journaux intimes et à des albums de photos de soldats, à des cartes postales, à des plaques de verre peintes pour lanterne magique, à des carnets de bord de pilotes et même à des journaux publiés dans les tranchées. La plupart de ces artefacts proviennent de dons d’anciens soldats ou de leurs familles faits au Musée. Les donateurs nous aident à accroître la portée du projet.

En conclusion, j’aimerais remercier tous nos donateurs de leur appui indéfectible et de leurs encouragements. Tous les dons que nous recevons, qu’il s’agisse d’un montant d’argent, modeste ou considérable, ou encore d’objets, permettent aux Musées de préserver l’histoire du Canada et de la faire connaître à tous les Canadiens, aujourd’hui comme demain.

Mark O’Neill

 

La collection E. P. Taylor – Windfields Farm

La coupe d'or du Kentucky Derby 1964, La collection E.P. Taylor – Windfields Farm, Photo Sylvain Raymond, IMG2013-0170-0025-Dm, Musée canadien des civilisations
La coupe d’or du Kentucky Derby 1964, remporté par Northern Dancer
La collection E.P. Taylor – Windfields Farm
Photo Sylvain Raymond, IMG2013-0170-0025-Dm © Musée canadien des civilisations

La course Queen’s Plate 1964, La collection E.P. Taylor – Windfields Farm, Photo Ryan McCosham, IMG2013-0170-0024-Dm, Musée canadien des civilisations
La course Queen’s Plate 1964, remporté par Northern Dancer
La collection E.P. Taylor – Windfields Farm
Photo Ryan McCosham, IMG2013-0170-0024-Dm © Musée canadien des civilisations

Judith Mappin (fille d’E. P. Taylor) avec son fils Jefferson, Photo Ryan McCosham, IMG2013-0170-0014-Dm, Musée canadien des civilisations
Judith Mappin (fille d’E. P. Taylor) avec son fils Jefferson
Photo Ryan McCosham, IMG2013-0170-0014-Dm © Musée canadien des civilisations

Edward Plunkett (E. P.) Taylor a été l’un des hommes d’affaires les plus prospères et les plus influents du Canada. Il a mis sur pied ou transformé des entreprises. Son legs le plus durable se trouve toutefois dans le domaine équestre — Northern Dancer, le premier pur-sang canadien à remporter le derby du Kentucky, le 2 mai 1964. Ce jour-là, les Canadiens et les Canadiennes sont sortis dans les rues pour célébrer la victoire de Northern Dancer. Le cheval a reçu une avalanche de lettres, et le maire de Toronto lui a remis la clé de la ville. À sa retraite, Northern Dancer est devenu le meilleur étalon du XXe siècle.

Les descendants d’E. P. Taylor ont récemment fait don de la collection E. P. Taylor – Windfields Farm au Musée canadien des civilisations. Cette collection historique unique comprend 97 trophées de courses hippiques, dont un grand nombre remporté par Northern Dancer, ainsi que des brochures promotionnelles, des photos, des programmes de courses, des coupures de presse, de la correspondance, des registres de poulinage et de nombreux autres éléments qui renseignent sur l’évolution de la Windfields Farm d’E. P Taylor et sur la carrière de ses divers pur-sang.

« Je tiens à remercier le Musée des civilisations de l’honneur qu’il fait à mon père, E. P. Taylor, ainsi qu’à Northern Dancer et à la Windfields Farm en leur offrant une place dans sa future exposition permanente. Je lui suis aussi reconnaissante d’abriter et faire connaître les trophées de courses de Windfields et leur histoire à l’ensemble de la population canadienne », a déclaré Judith Mappin, fille d’E. P. Taylor.

La Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels, un groupe d’experts indépendant, a déclaré que la collection E. P. Taylor – Windfields Farm rassemblait des objets et des documents d’un intérêt exceptionnel et d’une importance nationale.

E.P. Taylor – un visionnaire

La collection Windfields Farm témoigne du dynamisme et de la perspicacité d’E. P. Taylor. Au début des années 1930, après avoir mené une brillante carrière dans une société de courtage, E. P. Taylor a acheté 30 petites brasseries pour constituer la Canadian Breweries, qui est devenue au fil du temps la plus grande société de brasserie au monde. Pendant le boom d’après-guerre, il a assuré la direction ou détenu la majorité des actions d’entreprises minières, forestières, chimiques, manufacturières et de radiodiffusion.

À la Windfields Farm, E. P. Taylor a élevé et entraîné des pur-sang pour la course avec la même perspicacité et le même dynamisme qui l’animaient dans la gestion de ses autres intérêts commerciaux. Pendant les années 1960, la Windfields Farm a gagné plus de prix en argent que toute autre écurie d’élevage en Amérique du Nord. En 1970, E. P. Taylor était devenu le plus grand éleveur de chevaux de course au monde; il a fondé une filiale américaine de la Windfields Farm dans le Maryland, dont son principal atout était Northern Dancer et ses frais de saillie, qui ont fini par atteindre le million de dollars américains.

Comme l’a indiqué Jefferson Mappin, petit-fils d’E. P. Taylor, « Un associé de longue date de mon grand-père m’a dit un jour : “Lorsqu’il s’agit de prendre les décisions qui s’imposent dans une entreprise, il est un très bon gestionnaire, mais lorsqu’il doit prendre ce type de décisions dans plusieurs entreprises différentes, il est tout simplement génial.” Je suis certain que mon grand-père aurait été ravi, en tant qu’architecte en chef de l’évolution moderne de l’élevage et de la course de pur-sang canadiens, de voir le musée national d’histoire du Canada devenir l’intendant et le protecteur de son héritage. »

Si vous souhaitez soutenir le Fonds de la collection nationale, communiquez avec la Division du développement au 1-800-256-6031 ou consultez le www.museedelhistoire.ca/don.

 

Une œuvre pour des générations

‘namaxsala de Mary Anne Barkhouse, Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0002-Dm, Musée canadien des civilisations
‘namaxsala de Mary Anne Barkhouse
Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0002-Dm © Musée canadien des civilisations

Mary Anne Barkhouse, artiste, Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0013-Dm, Musée canadien des civilisations
Mary Anne Barkhouse, artiste
Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0013-Dm © Musée canadien des civilisations

John et Bonnie Buhler, mécènes, Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0009-Dm, Musée canadien des civilisations
John et Bonnie Buhler, mécènes
Photo Ryan McCosham, IMG2013-0156-0009-Dm © Musée canadien des civilisations

Par son intensité, l’image transcende les siècles — une louve de bronze grandeur nature assise dans un canot de cuivre étincelant qui semble flotter sur le bassin qui jouxte la Grande Galerie du Musée des civilisations.

Originaire de la Première Nation de ‘Namgis, la sculptrice Mary Anne Barkhouse s’est inspirée d’une histoire racontée par son grand-père selon laquelle il aurait aidé une louve gestante à traverser des eaux dangereuses en l’accueillant dans son skiff. La sculpture s’intitule ’namaxsala, ce qui signifie « voyager ensemble dans un bateau ».

« Quelle idée d’embarquer un loup, un prédateur, dans son bateau? », fait remarquer Mary Anne Barkhouse. « ’namaxsala nous rappelle qu’il est essentiel de faire preuve d’ouverture d’esprit et de compassion à l’égard de tous les êtres vivants. Étant donné que mes grands-pères étaient l’un fermier et l’autre pêcheur, j’ai grandi en apprenant l’importance de prendre soin de la terre et de l’eau. Ce mode de pensée a imprégné mes œuvres. »

Le Musée a été en mesure de commander ’namaxsala grâce à la générosité de John et Bonnie Buhler, philanthropes manitobains. « Lorsque j’ai vu la maquette représentant un loup dans un canot, j’ai trouvé cela très original et j’ai aussitôt eu envie d’en savoir davantage », a raconté John Buhler. « Son originalité m’a tout de suite interpellé. C’était un vrai défi de réaliser cette œuvre d’art et aujourd’hui elle est enfin installée au Musée. Je l’adore! »

Maintenant à la retraite, John Buhler a été le propriétaire fondateur des florissantes Buhler Industries Ltd., le seul fabricant de tracteurs au Canada. Philanthropes passionnés de longue date, John et Bonnie versent des dons de charité à des organisations des domaines de la santé et de l’éducation, et à nombre d’institutions telles que le Musée canadien des droits de la personne et le Manitoba Children’s Museum. ’namaxsala constitue le premier grand projet réalisé à l’extérieur du Manitoba ayant bénéficié de leur soutien.

Unir le passé et le présent

Née à Vancouver, Mary Anne Barkhouse est issue d’une longue lignée d’artistes kwakwaka’wakw reconnus mondialement, dont Ellen Neel, Mungo Martin et son arrière-arrière-grand-père Charlie James, dont un petit mât totémique est exposé dans la Grande Galerie du Musée canadien des civilisations.

Mary Anne Barkhouse a choisi d’utiliser le cuivre, matériau employé depuis longtemps par les artistes kwakwaka’wakw, afin de garder un lien avec les traditions ancestrales, alors que son moulage en bronze du loup s’inspire plutôt de pratiques artistiques contemporaines.

« Au moment de son installation, la plupart d’entre nous ont fait remarquer que l’œuvre semblait prédestinée au Musée et qu’elle semblait faire partie de la conception de l’édifice », a expliqué Mark O’Neill, président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations. « La sculpture de Mary Anne Barkhouse s’ajoute à une imposante collection d’œuvres autochtones contemporaines commandées par le Musée, dont les œuvres puissantes de Bill Reid, de Daphne Odjig, d’Alex Janvier et de Shelley Niro. »

« C’est l’endroit idéal pour ’namaxsala », a souligné Mary Anne Barkhouse. « La Grande Galerie comprend des œuvres de membres de ma famille des générations précédentes. Cette sculpture était destinée à y être installée! »

Si vous souhaitez participer activement à la reconstitution et à la préservation de l’histoire du Canada à l’intention des futures générations, veuillez communiquer avec Jean-Charles D’Amours, directeur, Dons majeurs et commandites, au 819-776-8272 ou à jdamours@civilisations.ca.

 

Le point de vue de soldats sur la Première Guerre mondiale

De l'album de photographies du major Horace Hubert Dibblee, Collection d’archives George-Metcalf, MCG 20050172-002, Musée canadien de la guerre
De l’album de photographies du major Horace Hubert Dibblee, qui a servi comme artilleur avec les 5e et 9e Batteries de siège de la « Canadian Garrison Artillery », Collection d’archives George-Metcalf, MCG 20050172-002 © Musée canadien de la guerre

Une plaque de verre peinte pour lanterne magique du 38e bataillon du Contingent canadien, La Collection d’archives George-Metcalf, MCG 19630095-002, Musée canadien de la guerre
Une plaque de verre peinte pour lanterne magique du 38e bataillon du Contingent canadien, La Collection d’archives George-Metcalf, MCG 19630095-002 © Musée canadien de la guerre

Des journaux publiés dans les tranchées par des soldats, à l’intention d’autres soldats, et qui contiennent des plaisanteries, des anecdotes amusantes, des bandes dessinées et parfois même des poèmes. Des journaux intimes et des albums de photos de soldats et des journaux de bord de pilotes — dont celui de Billy Bishop, le plus célèbre pilote canadien de la Première Guerre mondiale. Ces documents ne représentent qu’une infime partie de la multitude d’écrits personnels sur la vie quotidienne des soldats qui seront bientôt présentés à la population canadienne dans le cadre d’un projet comportant plusieurs étapes. L’initiative consiste à numériser des milliers d’images et d’objets en vue de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale par le Musée canadien de la guerre, commémoration qui s’étalera sur quatre ans.

Le Musée a déjà numérisé 1 812 plaques de verre pour lanterne magique, plus d’une centaine d’albums de photos, des pages extraites de 66 journaux intimes et 24 journaux de bord de pilotes. Le public peut déjà admirer tous ces objets dans le catalogue en ligne du Centre de recherche sur l’histoire militaire du Musée.

Le Musée a été en mesure de réaliser le projet de numérisation grâce à sa collecte annuelle de fonds recueillis auprès des donateurs à qui il exprime sa profonde reconnaissance.

Une ressource inestimable pour tous les Canadiens et Canadiennes

À la fin du projet, le public, les chercheurs, les enseignants et les élèves auront accès à plus de 15 000 images en ligne. Comme le souligne Carol Reid, gestionnaire de collections, Archives : « Tous ces documents archivistiques sont importants parce qu’ils nous permettent de voir la guerre par le regard de jeunes hommes et de jeunes femmes qui l’ont vécue. On perçoit vraiment leurs sentiments et l’on trouve une description des situations auxquelles ils ont assisté et des activités qui remplissaient leurs journées. On en vient à se demander si, à leur place, on aurait pu en faire autant. »

Le journal de bord de Billy Bishop ne contient pas seulement des renseignements sur les trajectoires de vol, le type d’avion piloté et le temps de vol total, il renferme aussi des passages codés et des notes plutôt inquiétantes : « panne de moteur…; écrasement…; heurté un arbre…; mauvais atterrissage… »

Les deuxième et troisième étapes du projet consisteront à numériser plus de 340 photos panoramiques de bataillons canadiens ainsi que des plans de camps d’entraînement, tel Valcartier. Des documents et des photos des collections des archives, qui sont consacrés à des militaires au destin illustre ou étonnant, seront numérisés, et des maquettes tridimensionnelles de la crête de Vimy seront photographiées. Enfin, des collections de partitions, d’enregistrements sonores, de cartes postales brodées de fils de soie, d’albums d’autographes, de tableaux d’honneur et de journaux de tranchées seront aussi numérisées en vue d’être incorporées dans le catalogue en ligne.

Les photos panoramiques de bataillons et de camps d’entraînement canadiens peuvent mesurer jusqu’à deux mètres de long et donnent une idée concrète du nombre de Canadiens qui se sont enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien. « Lorsque je regarde ces jeunes visages rayonnant de courage, je ne peux m’empêcher de me demander combien d’entre eux sont rentrés à la maison », de déclarer Maggie Arbour-Doucette, gestionnaire de collections, Archives iconographiques.

Les journaux de tranchées — 200 numéros provenant de 35 types de feuillets de nouvelles et de magazines — avaient pour but d’informer et de remonter le moral des troupes. Peu d’exemplaires ont survécu aux dures conditions des tranchées. Heureusement, certains ont été conservés par des soldats ou ont été envoyés à des proches. La bibliothèque du Musée possède un exemplaire du Dead Horse Corner Gazette. Se définissant comme un mensuel à la prose allègre, le journal était destiné au 4e bataillon du 1er Contingent canadien.

À l’instar de nombreux autres projets importants du Musée canadien de la guerre et du Musée canadien des civilisations, la numérisation de la Collection d’archives George-Metcalf serait impossible sans l’appui de philanthropes. Nous tenons à remercier les donateurs qui ont contribué à ce travail dans l’intérêt de toute la population canadienne.

En versant un don destiné à ce projet, vous permettez à la population canadienne de découvrir en ligne un plus grand nombre d’objets ayant appartenu à des soldats de la Première Guerre mondiale. Veuillez communiquer avec Bronwen Dearlove, Dons majeurs, au 819-776-8687 ou bronwen.dearlove@museedelaguerre.ca ou visitez le www.museedelaguerre.ca/don.

Lun, mar, mer, ven : 9 h 30 à 17 h
Jeu : 9 h 30 à 20 h
Sam, dim : 9 h 30 à 17 h
L'horaire complet
Musée canadien de l’histoire
100, rue Laurier
Gatineau (Québec) K1A 0M8
Tél : 1-800-555-5621
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