Rapport annuel 2016-2017

 
 

Message du président par intérim

James D. Fleck, Ph. D, C.C.

James D. Fleck, Ph. D, C.C.
Photo : Mark Holleron

Le Musée canadien de l’histoire et le Musée canadien de la guerre vivent une belle période.

Ils bénéficient à la fois d’une hausse de la fréquentation et d’une hausse des dons. La salle de l’Histoire canadienne, qui incarne la volonté du Musée de l’histoire de faire connaître davantage les récits nationaux du Canada, est passée de projet à réalité. Les deux Musées ont accru leur rayonnement partout au pays et ailleurs dans le monde. Bref, ce fut une année remplie de défis, mais stimulante et gratifiante pour nous tous.

En ce qui me concerne plus particulièrement, j’ai été heureux de présider un conseil qui a joué un rôle crucial dans toutes ces réalisations.

C’est avec fierté que les personnes talentueuses et dévouées qui siègent au conseil d’administration ont supervisé le travail remarquable auquel la direction et le personnel du Musée se sont livrés pour atteindre les objectifs fixés. Les réalisations de la dernière année ont incontestablement appuyé les cinq orientations stratégiques adoptées en 2014, qui continueront de guider les activités du Musée jusqu’en 2020.

Un rapprochement entre ces cinq orientations stratégiques et les réalisations du Musée permet de constater de quelles façons les objectifs généraux se sont traduits en progrès concrets.

La dernière année a été la plus fructueuse de l’histoire du Musée au chapitre du financement : la campagne lancée au profit de la salle de l’Histoire canadienne a dépassé les cibles fixées, et celle portant sur le centenaire de la Première Guerre mondiale a atteint 97 % de son objectif. Le Musée a sans équivoque atteint l’orientation stratégique visant à s’assurer qu’il « dispose des ressources financières dont il a besoin pour s’acquitter de son mandat ».

Les contributions des donateurs sont essentielles à l’accomplissement des mandats de nos Musées. Aux contributions financières qui permettent de mener à bien des plans ambitieux s’ajoutent les dons d’artefacts qui nous confèrent les moyens physiques de donner vie au passé du pays.

La société est tenue de faire du Musée « une plaque tournante en histoire canadienne, au Canada et partout dans le monde ». La supervision de la création de la salle de l’Histoire canadienne témoigne avec éloquence des efforts déployés par le conseil pour répondre à cette exigence. La nouvelle salle, forte d’une superficie de 44 000 pieds carrés répartie en trois galeries couvrant 15 000 ans d’histoire, contient 1 500 artefacts qui racontent l’histoire du Canada et de sa population comme jamais auparavant. En tant que « plaque tournante en histoire », la salle de l’Histoire canadienne est manifestement sans égale au pays.

Le conseil supervise aussi la direction de façon à ce qu’elle puisse « tisser des liens entre les Canadiens et leur histoire, et refléter ces liens personnels dans tous les aspects de l’expérience muséale ». À cet égard, le conseil a vécu un moment fort à l’occasion d’une activité spéciale à Parry Sound, avec la présentation d’artefacts ayant appartenu au caporal Francis Pegahmagabow, le soldat des Premières Nations le plus décoré de l’histoire militaire canadienne. C’était un bel hommage. De telles activités de rayonnement, combinées avec le contenu du site du Musée virtuel du Canada que nous administrons aussi, nous rapprochent des Canadiens, et ce, peu importe où ils habitent.

L’orientation stratégique visant à « développer une collection qui reflète davantage l’histoire et le caractère distinctif du Canada » a aussi été poursuivie, comme en font foi l’approbation d’un nouveau plan de développement des collections et l’acquisition, cette année, de divers artefacts importants, notamment la stèle funéraire élevée sur la crête de Vimy pour le soldat John Ashe, une série de photos prises dans un camp d’internement de Canadiens d’origine japonaise, ou encore des artefacts liés au « subterfuge canadien » de 1980 qui concerne les actions menées par l’ambassade du Canada à Téhéran, dans le contexte de la révolution iranienne, qui ont contribué à extraire clandestinement du pays six diplomates américains.

Par ailleurs, plusieurs activités réalisées avec des organismes partenaires ont permis d’affirmer le désir d’« établir des partenariats et des réseaux dynamiques partout au Canada et sur la scène internationale dans un intérêt mutuel », une autre de nos orientations. Citons, par exemple, l’ouverture au Musée de l’histoire de la galerie Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada, qui présente quelques-uns des documents des collections de Bibliothèque et Archives Canada qui revêtent la plus haute importance historique.

En ma qualité de président, j’aimerais saluer mes collègues au sein du conseil ainsi que l’équipe de direction et le personnel des deux Musées, qui ont fait un travail extraordinaire. Le président-directeur général, Mark O’Neill, mérite une reconnaissance toute particulière pour la vision et la direction constante qu’il a apportées aux Musées tout au long de ces années de croissance et de transformation.

Nous remercions infiniment le gouvernement du Canada pour le soutien et la confiance qu’il nous accorde. Dans le budget de 2016, le gouvernement s’est engagé à augmenter considérablement le financement du secteur culturel, ce qui comprend un investissement supplémentaire dans les musées nationaux du Canada.

Les réalisations de 2016-2017 étant désormais inscrites dans notre histoire, j’espère que vous nous accompagnerez au fil d’une autre année qui s’annonce chargée afin de mener à bien des projets qui reflètent la richesse et la diversité du Canada.

James D. Fleck, Ph. D., C.C.
Président par intérim