L'introduction

Les fouilles archéologiques

La société et la culture tsimshianes

Le chamanisme
Le Commerce
La guerre
La richesse et le rang
Le travail des hommes
Le travail du bois
La pêche
La chasse
Les activités féminines

Les villages tsimshians

La société et la culture tsimshianes

Le travail des hommes

La pêche


Point Respecter le poisson

Un village de pêcheurs Cette illustration montre un village de pêcheurs sur la rivière Nass, vers 1903, avec de nombreux fumoirs et séchoirs utilisés pour la conservation du poisson. Le saumon et l'eulakane étaient les prises les plus estimées, mais plusieurs autres sortes de poissons et de fruits de mer étaient aussi consommés.
British Columbia Provincial Museum (4279)
 

D'après les Tsimshians, les poissons et les gens partageaient le même bassin universel d'âmes. Les bancs de poisson étaient en fait des villages de gens d'un autre monde. Les gens du Saumon migraient annuellement de leur maison paternelle à l'embouchure de la rivière vers leur maison maternelle à la tête des eaux. Sous la forme de poissons, ils constituaient une nourriture appropriée pour les gens qui leur rendaient la politesse dans leur réincarnation suivante. Le manque de respect pouvait interrompre cet échange d'âmes et entraîner une famine humaine.
 

Point L'histoire du prince des Saumons

Une chef du village de Kitselas garda un saumon kéta replié dans une boîte pendant plus d'un an. La montée des saumons ne s'est pas produite comme d'habitude cette année-là et le gens eurent faim. Son neveu, un prince, fut entraîné dans un canot et conduit à la maison du chef des Saumons, à l'embouchure de la rivière Skeena. À chaque jour, après un repas de saumon, il jetait les os dans le feu. Le jour suivant, il remarqua un enfant à qui il manquait un œil ou une côte. Pour ramener l'enfant à la santé, il fallait trouver et brûler la partie correspondante du poisson, qu'on avait oublié de brûler la nuit précédente. Les gens du Saumon retournèrent le prince chez lui pour qu'il enseigne à son peuple comment respecter les restes des saumons en les incinérant. Ceci devait assurer leur réincarnation, dans de nouveaux bancs de poissons, à chaque année. On pourrait ainsi attraper le saumon dans des pièges et des filets placés dans les rivières.

Piège à saumons - CD94-631-021 - 71-8566
Piège à saumons
Les familles possédaient des lieux de pêche spécifiques, que tout le monde connaissait et respectait.
 

La pêche au saumon La pêche à l'eulakane La pêche au flétan

 
La pêche au saumon

Une clôture de piège à saumons - 
CD94-631-022 - 71-8442
Clôture de piège à saumons.
 

On attrapait les saumons à l'aide de pièges, de lances, de lignes et de filets au cours de leur remontée annuelle des rivières pour aller frayer. On plaçait, dans la rivière, un piège en bois et une clôture, aussi en bois, qui barrait la route aux saumons et les obligeait à se prendre au piège.

Un homme transperce le saumon - 
CD94-631-023 - 74-11399 Un homme portant un vêtement en écorce de cèdre de l'Ouest se tient debout sur la rive rocailleuse, prêt à harponner un saumon. Son harpon est conçu de telle sorte que les deux pointes se détachent de la hampe lorsqu'elles transpercent le saumon. Une ligne reliée aux pointes du harpon permet de récupérer le poisson.
 

Dans l'eau claire des ruisseaux, des rivières, des baies et des petits bras de mer, on attrapait aussi les saumons à l'aide de gaffes, de lances et de harpons.

CD94-635-056 - S94-37760 L'usage d'épuisettes constituait un autre moyen d'attraper le saumon. Les pêcheurs se tenaient habituellement debout sur un rocher et passaient l'épuisette de façon répétée dans l'eau afin d'attraper des poissons.


 
La pêche à l'eulakane

Des hommes en canot attrapaient les eulakanes à l'aide de filets et de râteaux. On vidait les filets dans le canot.

Un canot plein d'eulakanes - 72-9717 Cette illustration montre un canot plein d'eulakanes ainsi qu'un autre canot dans lequel deux hommes se tiennent debout avec des épuisettes, prêts à aller pêcher l'eulakane.
 

Point Le râtelage du hareng et de l'eulakane

Il y avait une telle abondance de harengs et d'eulakanes que les hommes n'avaient qu'à passer un râteau dans l'eau pour que ces poissons s'y empalent.


 
La pêche au flétan

La pêche à la morue et au flétan en haute mer requiert des lignes particulièrement longues de varech séché et des hameçons qui étaient conçus pour s'adapter efficacement aux habitudes alimentaires des poissons. Les rituels assuraient le succès de l'expédition de pêche.

Un hameçon - CD98-19-054 - S97-15218 Cet hameçon est sculpté d'un lion de mer avalant un poisson.
(VII-C-697)
 

On sculptait souvent des auxiliaires spirituels sur les hameçons pour leurrer le poisson, l'attirer vers la ligne.

Le flétan et le saumon sont de gros poissons. Un saumon peut peser jusqu'à 13 kilogrammes, et le flétan excède fréquemment 88 kilogrammes. Avant de haler ces poissons dans une embarcation, pour l'empêcher de chavirer, on les tuait rapidement à coups de gourdin.

Un gourdin pour 
le flétan - CD94-635-058 - S94-34744 Gourdin pour le flétan
Recueilli par le pasteur Thomas Crosby, 1886; Fort Simpson
(VII-C-68)
 

La forme et la décoration de ces gourdins révèlent le respect que l'on porte au poisson qui «accepte» de donner sa chair pour nourrir les humains.

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