L'introduction

Les fouilles archéologiques

La société et la culture tsimshianes

Le chamanisme
Les chamans guérisseurs
Les chamans de la pêche
Les chamans de la guerre
Les sorcières
Le Commerce
La guerre
La richesse et le rang
Le travail des hommes
Les activités féminines

Les villages tsimshians

La société et la culture tsimshianes

Le chamanisme

Les chamans guérisseurs

Un Chaman - CD94-633-006 - 71-5570 Chaman guérissant un garçon malade, Kitwanga, vers 1910.
 

La recherche du pouvoir surnaturel est un trait culturel commun à la plupart des cultures autochtones de l'Amérique du Nord. Les chamans ont souvent survécu à une maladie grave et ont ainsi acquis le pouvoir de guérir les autres.

On faisait habituellement appel aux chamans en raison de leurs pouvoirs de guérir lorsqu'avaient failli les remèdes connus à base d'herbes et les rites purificatoires (les bains à suer). À ce stade-là, le patient pouvait être très malade. Après avoir effectué un examen préliminaire, les chamans pouvaient refuser de traiter le patient, prétextant que leur pouvoir spirituel ne pouvait agir sur ce type particulier de maladie. Pour les cas difficiles, les chamans informaient la famille que le malade allait probablement mourir, mais qu'ils voulaient néanmoins tenter de provoquer une guérison, pourvu qu'on en accepte l'improbabilité. Cet avertissement protégeait les chamans dans l'éventualité d'un décès.

Un Chaman Les chamans guérisseurs tsimshians ne portaient habituellement pas de masque quand ils exécutaient leurs cérémonies de guérison. Ils portaient des capes en peaux d'ours, des tabliers et des couronnes de griffes de grizzli. Ils utilisaient aussi un groupe d'accessoires, incluant des hochets ronds, des tambours en peaux et des amulettes. Lorsque les chamans entraient en transe, ils faisaient appel aux pouvoirs surnaturels pour guérir le malade.
 

Point Les instruments du chaman guérisseur

  1. Les amulettes
  2. L'attrape-âme
  3. Le hochet
  4. Le bâton
  5. Le gratte-tête
  6. Le tambour

 
Les amulettes

L'amulette - CD95-759-064 - S93-8223 Talisman en ardoise pour façade de maison, utilisé pour ses vertus médicinales
Recueilli par I. W. Powell, vers 1879
(VII-C-33)
 

Les amulettes chamanistiques étaient de petites figurines sculptées, ainsi que des objets naturels ou des morceaux d'animaux. Les chamans les portaient ou les transportaient. Certains instruments des chamans - spécialement le hochet, le bâton, et la trousse à objets - étaient décorés de peinture ou de gravures représentant les esprits adjoints.



 
L'attrape-âme

L'attrape-âme - 
CD95-759-024 - S93-8143 Attrape-âme, talisman aux vertus curatives utilisé par le guérisseur et illustré d'un serpent bicéphale
Recueilli par I. W. Powell, 1879; tsimshian, Lynn Canal
(VII-X-39)
 

La santé personnelle dépendait de l'état de l'âme. Si l'âme se perdait pendant qu'elle était séparée du corps durant un rêve, ou en était chassée par sorcellerie, on engageait un guérisseur pour la retrouver, la capturer dans un attrape-âme, et la restituer. Ce geste empêchait la maladie d'envahir le corps «vide». Cependant, la perte de l'âme n'était pas la seule cause de la maladie. L'introduction d'un corps étranger dans l'organisme, ou un mauvais sort, pouvait aussi causer la maladie. Si la maladie ne pouvait être chassée, ou si le chaman n'était pas assez puissant, le malade pouvait en mourir.

Les attrape-âmes étaient habituellement fabriqués d'un os de jambe d'ours évidée, sculptée à chaque bout pour lui donner la forme d'un être qui a la bouche ouverte. Des attrape-âmes de grande taille étaient parfois installés dans le trou par où sortait la fumée des maisons dans le but d'empêcher les âmes de s'en aller de façon prématurée.



 
Le hochet

Un chaman - 
CD94-633-012 - 62475 Johnny Laknitz de Kitwanga tenant un bâton et un hochet, vers 1924.
 

Le chaman utilisait son hochet pour appeler les pouvoirs d'autres mondes. Le hochet était rond et habituellement lisse. Les sculptures et les décorations rendaient visibles le monde des êtres surnaturels.



 
Le bâton

Un chaman - 
CD94-633-013 - 59800 Charles Mark, chaman, vers 1923.
 

Le bâton du chaman représentait l'esprit adjoint et constituait une perception de l'axe du monde reliant le monde d'en haut et le monde d'en bas.



 
Le gratte-tête

Les gratte-tête, habituellement en os, étaient quelquefois sculptés de figures représentant le chaman. On les utilisait pour gratter la tête du chaman dont les cheveux, croyait-on, constituaient une source de pouvoir et ne devaient donc pas être touchés.



 
Le tambour

Un chaman - 
CD94-633-009 - 62478                                                                                                
Johnny Laknitz chante accompagné d'un tambour, Kitwanga, vers 1924.
 

Le tambour était utilisé pour marquer le rythme pendant les chants chamaniques.


Haut

Crédits