L'introduction

Les fouilles archéologiques

La société et la culture tsimshianes

Le chamanisme
Le Commerce
Les routes de commerce
Le transport des marchandises
Échanges de marchandises
La guerre
La richesse et le rang
Le travail des hommes
Les activités féminines

Les villages tsimshians

La société et la culture tsimshianes

Le Commerce

Échanges de marchandises


Point Les marchandises de la période de précontact

À la période de précontact, les Tsimshians échangeaient leurs marchandises contre d'autres biens tels que le jade, l'obsidienne, l'ambre, les pigments, le cuivre, la pelleterie et les coquillages.

Point Les marchandises européenes

Les marchandises européenes comprenaient des tissus en laine et en coton, des boutons et des perles, du tabac, des fusils, des munitions, du fer et de l'acier, des batteries de cuisine et des feuilles de cuivre.


 
Le jade

Lame d'herminette - CD96-021-076 - S93-14586 Lame d'herminette
Néphrite
Recueillie par I. W. Powell, 1900; rivière Nass
(XII-B-530)
 

Révéré parmi les grandes cultures de l'Amérique, particulièrement chez les Mayas ainsi qu'en Chine, le jade était un article important de commerce sur la côte ouest. Les principales sources de jade se situaient près du fleuve Fraser et au nord, à l'intérieur de la Colombie-Britannique.

Le jade est une pierre dure utilisée pour fabriquer des massues et des lames d'herminette.


 
L'obsidienne

Article de troc en obsidienne - CD95-762-050 - S93-9098 Article de troc en obsidienne
vers 2000 av. J.-C.
Site Dodge Island, Digby Island, fouillé en 1967
(GbTo-18-876, fragment intérieur)
 

On utilisait l'obsidienne, verre volcanique noir, pour faire des pointes de lances et des couteaux. Grâce aux techniques scientifiques modernes dites «empreintes digitales», on peut établir que le commerce de ce produit de choix remonte jusqu'à il y a plus de 10 000 ans en Colombie-Britannique. Le havre de Prince Rupert a bénéficié des gisements d'obsidienne de l'intérieur - au centre et au nord - de la Colombie-Britannique.


 
L'ambre

Perles d'ambre - CD96-007-048 - S93-10718 Perles d'ambre troquées avec les tribus de l'intérieur
vers l'an 1
Site Boardwalk, fouillé en 1969
(GbTo-31-2268)
 

Des perles et des pendentifs d'ambre ont été découverts dans des cimetières datant du premier millénaire av. J.-C. près du havre de Prince Rupert. L'ambre semble provenir du dépot de charbon situé dans le voisinage de Prince George, à environ 400 km du havre.


 
Les pigments

Le rouge et le noir sont les pigments dominants dans l'art de la côte nord. Dérivés de l'oxyde de fer et du charbon et ensuite mélangés à une huile de poisson, ces pigments produisaient une peinture durable. L'oxyde de fer, pour le pigment rouge, était importé de l'intérieur tandis que l'oxyde de cuivre, pour le pigment vert, venait des îles de la Reine-Charlotte.

Le masque - CD94-633-023 - S85-3299 Le masque en pierre intitulé Le voleur (Corbeau) a été peint, originellement, avec des oxydes de fer et de cuivre.

On croit qu'un danseur portait le masque au cours de spectacles pour mimer le héros culturel, Corbeau qui ravit la Lumière (le soleil, la lune et les étoiles) au chef du Firmament et l'apporta au monde.
(VII-C-329)
 



 
Le cuivre

Bracelet - CD96-007-061 - S93-10750 Bracelet de cuivre
Il prouve l'apparition de la métallurgie du cuivre très tôt sur la côte ouest, en provenance de Sibérie.
vers l'an 1
Site Boardwalk, fouillé en 1968
(GbTo-31-524)
 

La métallurgie du cuivre, qui s'est développée au cours de l'âge du bronze en Chine, s'est répandue sur la côte ouest (par la Sibérie et l'Alaska) aux environs de 1000 av. J.-C. grâce au commerce intertribal. D'abord prérogative exclusive des chamans qui échangeaient mutuellement des trucs de magie, la métallurgie a pris de l'importance dans la fabrication des armes et devint le symbole de richesse des chefs.

À l'époque préhistorique, le martelage du cuivre à froid était commun; la fonte et le recuit étaient inconnus. La principale source de cuivre se trouvait dans la région de la rivière Eyak en Alaska, juste au sud de la péninsule aléoutienne.


 
Les coquillages

Le chef Minisk - CD94-632-006 - 69694 Le chef Minisk des Gitlakdamix rivière Nass porte un vêtement qui est décoré d'un motif d'aigle à deux têtes fait de coquilles de dentale.
 

Le dentale, prince des coquillages parmi les peuples de la côte, était considéré comme la base de la richesse à l'époque préhistorique. On en dénote la présence au havre de Prince Rupert durant le premier millénaire av. J.-C.

Coquille de pecten - CD95-759-052 - S93-8199 Coquille de pecten en provenance de la côte sud troquées vers la fin du XVIIIe siècle
Site Kitandach, fouillé en 1972
(GbTo-34-2042 b)
 

Les coquilles de pétoncle apparurent dans la région de Prince Rupert après la Période de contact avec les Européens. Dans d'autres régions de la côte, elles étaient associées aux danses des sociétés secrètes, qui se sont répandues le long de la côte immédiatement après la Période de contact.

On utilisait des coquilles de dentale et d'haliotide pour décorer les vêtements et les objets cérémoniels, ainsi que pour la fabrication de pendants d'oreilles, de colliers et de pendentifs.


 
Les boutons et les perles

Les perles; CD96-007-055 - S93-19733 - GbTo-34-724; 
CD96-007-062 - S93-10752 - GcTo-1-277 Les perles de verre sont devenues la monnaie courante du commerce, partout en Amérique du Nord, à partir de Colomb. Les boutons en coquillage et en os étaient fabriqués aux Philippines et ailleurs pour le commerce des fourrures. Ils étaient utilisés comme éléments décoratifs dans les parures personnelles, y compris les fines couvertures de danse de la Période de contact. Les boutons et les perles ont pu symboliser l'esprit des personnes dont les lignages apparaissent, sous forme d'armoiries, sur les couvertures.


 
Le fer et l'acier

Briquet - CD95-762-060 - S93-9117 Briquet en fer forgé que vendaient les Russes au début du XIXe siècle
Recueilli par G. T. Emmons pour lord Bossom, avant 1900
(VII-X-927)
 

En raison de son avantage tactique, l'acier a fait éclore le commerce, avant même le contact avec les Européens, entre des lieux très éloignés - de la Sibérie à la côte ouest, en passant par l'Alaska. Tout au cours du XVIIIe siècle, les couteaux et les fusils étaient très en demande auprès des commerçants de fourrure européens. Le commerce des armes a entraîné une augmentation des activités guerrières sur la côte à la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à ce que les canonnières britanniques imposent la paix pour que le commerce reprenne. Les briquets en acier, pour allumer le feu, ainsi que les ciseaux et les lames d'herminettes étaient des articles de commerce populaires dans les années 1800.

Poignard - CD95-762-011 - S93-9021 Poignard de guerre en acier incrusté de coquillage d'haliotide et travaillé pour représenter un squale
Recueilli par A. Mackenzie, 1884
haïda, Masset, îles de la Reine-Charlotte
(VII-B-948)
 

Le fer a probablement fait l'objet d'échanges avec les tribus de la Sibérie au cours des derniers 2000 ans. Les poignards de combat avec une lame à double tranchant étaient identiques, des deux côtés du détroit de Béring, longtemps avant 1700. On échangeait aussi, depuis longtemps, des marmites et des chaudrons de fonte.

Malheureusement, le fer et l'acier se désagrègent rapidement dans les conditions humides de la région, et on en a retrouvé peu de trace dans les sites archéologiques.

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