L'introduction

Les fouilles archéologiques

La société et la culture tsimshianes

Les villages tsimshians

Gitsegyukla
Hazelton
Kispiox
Kitselas
Kitwanga
Port (Fort) Simpson
Gitlaxdamsk

Les villages tsimshians

Les maisons en ruines Maisons en ruines.
 

Les couches inférieures des tertres de Prince Rupert révèlent que la population était bien moins nombreuse à cet endroit il y a 4 000 ou 5 000 ans qu'à l'époque des premiers contacts avec les Européens. Les amoncellements de débris ont crû lentement à tous les emplacements de villages. Toutefois, le schéma élémentaire de l'économie est établi à cette époque.

Du printemps à l'automne, des petits groupes familiaux gagnaient des campements provisoires éparpillés sur un vaste territoire pour récolter les abondantes ressources saisonnières. Avec la venue de l'hiver, ils regagnaient les villages permanents établis sur la côte, autour du havre de Prince Rupert.

Malgré qu'il soit difficile de distinguer des caractéristiques, des indices révèlent que les maisons de cette époque étaient nettement moins vastes que celles qui leur ont succédé. On n'a pu établir de distinction sociale qui aurait été associée à la construction des demeures. Dès les premiers temps, les maisons ont été construites en rangée parallèle à la plage.

Un village - CD94-635-001 - S94-13719 À partir de 1500 av. J.-C., la croissance rapide des tertres, l'expansion de la superficie occupée par les villages et la construction de maisons plus vastes sont indicatrices d'une population plus nombreuse. La découverte d'outils de menuiserie lourds servant à la construction de maisons et à la fabrication de canots coïncide avec l'apparition de ces maisons plus grandes.

À compter de cette époque, le schéma d'aménagement des villages indique nettement une structure sociale hiérarchique, la maison plus éminente du chef étant située au centre de la rangée de maisons tandis que les maisons des chefs de lignée moindre étaient bâties de part et d'autre de celle-ci, en ordre d'importance décroissante. Les maisons des chefs des villages étaient plus grandes et ornées que celles des autres villageois.

Kitwanga - CD94-630-005 - 101588 Kitwanga, vers 1899.
 

Les caractéristiques culturelles des peuples du nord-ouest de la côte sont fermement ancrées dès 500 apr. J.-C. et la plupart des éléments culturels en place à l'époque de l'arrivée des explorateurs européens sont identifiables dans les couches supérieures.

Une hiérarchie sociale est évidente. Le rang social est distingué par le rite de sépulture et l'aménagement des tombes. Les tombes des nobles étaient décorées de biens élaborés, par exemple des armes pour les hommes et des pendentifs faits de coquillages et d'ambre, des perles de coquillages et des boucles d'oreille en cuivre pour les femmes. Les villageois ordinaires étaient simplement enterrés et leurs sépultures n'étaient pas ornées. Les esclaves ou les prisonniers étaient enterrés sans cercueil ou étaient mutilés.

Quoique la croissance des amoncellements de débris des villages, particulièrement de restes de coquillages, ait été plus rapide à compter de cette époque, il semble que le nombre de sites de maisons n'ait pas augmenté pour des raisons traditionnelles. Les lignées, ou groupes familiaux, conservaient leurs sites de maison individuels à divers endroits exploités selon les saisons, par exemple pour pêcher, chasser ou faire la cueillette de fruits, afin d'équilibrer le cycle d'activité annuel.

Pendant les 50 ans qui ont suivi l'arrivée des premiers Européens à Prince Rupert dans les années 1780, les Tsimshians n'ont entretenu que des contacts occasionnels avec les explorateurs et les marchands de fourrures. Quoique les Européens aient été la source de nouvelles marchandises qu'ils échangeaient avec les gens de l'endroit, ces contacts n'ont pas eu d'incidence marquée sur l'ensemble de l'évolution préhistorique et le mode de vie des Tsimshians est demeuré essentiellement inchangé.

Les Tsimshians aujourd'hui

Fort Simpson - 73-318 Fort Simpson, à l'hiver 1873. Bâti par la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1834, le Fort Simpson est devenu le domicile des Tsimshians établis près du havre de Prince Rupert. Le fort abritait un magasin, un entrepôt, des logements pour les officiers, un mess et des maisons et magasins pour les employés de la Compagnie. Deux bastions, chacun armé de quatre canons, étaient situés aux coins opposés d'une palissade faite d'épaisses planches de thuya et mesurant 5,5 mètres de hauteur. Le fort a fermé en 1911. Après 1915, une fois que les derniers bâtiments de l'endroit aient été incendiés, il a été rebaptisé Port Simpson.

En 1834, la Compagnie de la Baie d'Hudson a construit un fort pour le commerce des fourrures à 32 kilomètres au nord du havre de Prince Rupert. C'est à cette époque que les Tsimshians, dont la population s'élevaient alors à environ 2 500 âmes, ont quitté leurs villages d'hiver des environs de Prince Rupert pour aller s'établir au Fort Simpson. Dès le début des années 1860, le nombre de Tsimshians avait chuté d'environ un tiers, à cause de la maladie.

Metlakatla - CD94-630-010 - 71-4301
Les Tsimshians fidèles au missionnaire anglican William Duncan ont bâti deux cents maisons, chacune munie d'un jardin, à Metlakatla. La réussite de cette expérience sociale dépendait de la santé économique de la collectivité, qui comptait un atelier de menuiserie et une forge, une scierie et une conserverie de saumon, de même que des bâtiments publics, dont un hôtel de ville, une salle commerciale (bâtiment imposant à l'extrême gauche), une école, un tribunal et une prison.

En 1862, une cinquantaine de personnes, encouragées par le missionnaire William Duncan, ont quitté le Fort Simpson pour réintégrer le village Metlakatla, emplacement d'un ancien village de la région de Prince Rupert. Duncan fonda à cet endroit une collectivité chrétienne modèle et la population augmenta de mille âmes. À la suite d'une seconde fraction au sein de la collectivité causée par une dispute entre Duncan et l'évêque anglican, le missionnaire et 800 de ses plus fidèles sujets quittèrent la collectivité en 1887 pour s'établir au nord de la frontière de l'Alaska. Dès 1905, la plupart des bâtiments publics de Metlakatla avaient été détruits par des incendies et le village avait perdu de son importance. Aujourd'hui, seuls quelques habitants y demeurent encore.

L'église Le village était aussi fier de posséder la plus vaste église au nord de San Francisco et à l'ouest du Mississippi à l'époque. Photographie prise en 1881.
 

La principale collectivité tsimshiane de la côte de la Colombie-Britannique est Port (Fort) Simpson, petite ville dynamique qui exploite une conserverie.

La ville de Prince Rupert est un centre urbain dont les habitants se consacrent aux industries de la pêche et des produits forestiers. Le contexte économique de l'endroit a peu changé depuis le passé jusqu'aux temps modernes, puisque la mer et la forêt demeurent ses principales ressources.
 
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