L'introduction

Les fouilles archéologiques

La société et la culture tsimshianes

Le chamanisme
Le Commerce
La guerre
La richesse et le rang
Honorer les ancêtres
Les labrets
Les cuivres
Les mâts totémiques
Les fêtes et les potlatchs
Le travail des hommes
Les activités féminines

Les villages tsimshians

La société et la culture tsimshianes

La richesse et le rang

Une mère et sa fille - 
CD94-632-004 - 71-5560 Une mère kitwankool et sa fille portant des insignes de haut rang.
 

La société tsimshiane comptait trois classes : les nobles, les gens du commun et les esclaves.

La noblesse comprenait la famille immédiate des chefs de chaque tribu. Parmi les privilégiés, on comptait les hommes et les femmes qui étaient chefs ainsi que leurs enfants.

Les gens du commun constituaient la majorité et ils offraient d'accomplir certaines tâches en témoignage de leur appui à leur chef, dont le succès à la guerre ou à l'occasion de fêtes déterminait le prestige, le sien et le leur.

Les esclaves étaient la propriété des chefs. Il s'agissait de captifs de guerre qu'on avait d'abord offerts à leurs tribus respectives contre rançon. Ceux qui n'étaient pas rachetés, ainsi que leurs descendants, devenaient des esclaves héréditaires.

Comme il y avait peu de mariages entre membres de classes différentes, il y avait peu de mobilité sociale.

Maison du chef Skagwait à Fort Simpson, en 1879, dont la façade est peinte d'un oiseau mythique appelé Rotten Gibelk. Sur la plage, on voit des canots et un mât totémique de Castor qui porte une coiffure de potlatch à anneaux.
 
Maison du chef Skagwait - 
CD94-631-012 - 68806

Les familles étendues, ou les lignages se réclamant d'un ancêtre commun, vivaient dans plusieurs grandes maisons en bois. La maison du chef le plus honorable était généralement la plus grande; elle était située au centre du village jouxtée, de chaque côté, par les maisons des chefs de rang inférieur. Les familles étalaient fièrement leurs armoiries sur les poteaux intérieurs de la maison, sur les mâts totémiques, sur les façades des maisons, sur les vêtements et sur plusieurs autres objets de la maisonnée ou de cérémonie.

Dessin de Guraklh - 
CD94-632-025 - 62998 Dessin de «Petit Rat» Guraklh (Johnny Laknitz) du lignage du Loup, Kitwanga. Autour de sa tête et de ses épaules, il porte des bandes en cèdre tissé qui, selon la croyance, protégeaient le corps de la perte de son âme.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
 

La société tsimshiane était matrilinéaire : tous les enfants héritaient leur lignage ou leur affiliation clanique de leur mère. Le statut et la succession héréditaire revenaient au fils aîné de la sœur aînée du père. Les garçons vivaient avec leur père biologique jusqu'à l'âge de neuf ou dix ans, moment où ils allaient vivre avec leur oncle maternel. Les filles continuaient à vivre avec leurs parents jusqu'à leur mariage et leur déménagement dans la maison de leur mari. Il était interdit d'épouser quelqu'un du même lignage. Il y avait quatre lignages : le Corbeau, le Loup, l'Aigle, et le Lilas de montagne (pour les Gitksans) ou l'Épaulard (pour les Tsimshians de la Côte et du Sud ainsi que pour les Nisga'as).

Dessin de Martha Brown, porteuse du nom héréditaire Mawlaken, femme chef du lignage du Corbeau à Gitsegyukla. Elle porte une coiffure dont le bandeau est décoré d'un oiseau et le côté de peaux d'hermine. Au sommet, un cercle de barbes de lion de mer retient un aigle, dont elle se servait pour asperger les invités lorsqu'elle dansait pendant les réjouissances.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
 
Dessin de Mawlaken - 
CD94-632-024 - 63029

Chaque lignage occupait des territoires qui comprenaient un éventail de ressources économiques, à savoir des rivières à saumon, des lieux intertidaux de pêche à barrage situés à l'embouchure des rivières, des terrains plats pour déterrer les palourdes, des zones de pêche à la morue et au flétan ainsi que des bandes de terre pour le bois et la récolte de l'écorce. Chaque clan avait aussi des droits quant à ses armoiries, ses mythes, ses danses et ses chants de famille.

Dessin de Simedeek - 
CD94-632-026 - 62988 Dessin de Simedeek du lignage de l'Aigle, chef suprême de Kitwanga. Il porte une couverture chilkat et une coiffure dont le bandeau a la forme d'un aigle.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
 

Aux potlatchs, chaque personne était assise d'après son rang. L'ordre dans lequel elle recevait des invitations et des dons était déterminé par sa position dans la hiérarchie.

Dessin de «Coq de bruyère aux yeux fermés», chef du Lilas de montagne, Gitsegyukla. Il porte une couverture à boutons.
(Dessin de W. Langdon Kihn, 1924)
 
Dessin de «Coq de 
bruyère aux yeux fermés» - CD94-632-027 - 63002


Haut

Crédits