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L'alphabet et l'écriture

Quand les Hellènes prennent quelque chose aux non-Hellènes, ils finissent par la porter à un niveau de perfection plus élevé.”
                                                  Platon, Epinomis

Les Grecs de l'Antiquité prétendent que leur alphabet est une adaptation de celui des Phéniciens. Tous les deux sont de grands peuples de marins avides d'échanger non seulement des marchandises, mais aussi des idées. L'alphabet est une des idées les plus importantes. Il leur permet d'établir un système d'écriture pour enregistrer leurs transactions : 100 amphores d'huile d'olive, 20 blocs de marbre blanc, 30 paquets de teinture violette, etc. Comme ils le font avec d'autres idées qu'ils empruntent, les Grecs améliorent l'alphabet, augmentant le nombre de lettres en ajoutant des voyelles. Cela arrive vers le début du VIIIe siècle av J.-C.

Ce n'est pas le premier exemple d'une langue écrite chez les peuples de langue grecque. Les Mycéniens, les sujets de l'Iliade et de l'Odyssée d'Homère, avaient développé un système d'écriture qu'on appelle aujourd'hui « linéaire B ». Plusieurs milliers de tablettes d'argile séchées au soleil et portant des inscriptions en linéaire B ont été trouvées en Crète. Elles représentent la plus ancienne forme de grec écrit qui soit connue. Déchiffrées par un jeune architecte anglais (Michael Ventris), ces tablettes révèlent des détails sur l'entreposage et la distribution d'articles ménagers. L'information a probablement été consignée vers 1400 av. J.-C. Puis, pendant le haut Moyen Âge, la connaissance de l'écriture s'éteigne. La société grecque devient analphabète.

En adoptant et en modifiant l'alphabet phénicien, les Grecs font un nouveau pas vers l'alphabétisme. Les réalisations qui ont fait leur renommée dans des domaines aussi divers que la philosophie, les sciences, le gouvernement, la littérature et la médecine n'auraient pas été possibles sans un système d'écriture. Socrate n'a rien écrit, mais nous connaissons si bien sa pensée et ses dialogues grâce aux écrits de Platon. L'accès à un système d'écriture simple donne à tous ceux qui veulent apprendre la possibilité de le faire — les femmes, les esclaves, les paysans et les membres de l'aristocratie. Cependant, la plupart des gens ne s'intéressent pas à l'écriture, et l'analphabétisme est répandue à l'époque classique, l'âge d'or de la Grèce.

Les Grecs mycéniens utilisent des instruments pointus pour consigner leur langue sur des tablettes d'argile humide. (Un grand incendie dans un palais ancien a cuit des milliers de ces tablettes. Ainsi préservées, elles peuvent être étudiées aujourd'hui.)

Un ostrakon (tesson de poterie) qui a servi de bulletin de vote quand Aristide, un homme d'État, a été frappé ostracisme (bannissement)
Un ostrakon (tesson de poterie) qui a servi de bulletin de vote quand Aristide, un homme d'État, a été frappé ostracisme (bannissement)
Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
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Plus tard, les Grecs utilisent divers supports d'écriture : le papyrus (qu'ils obtiennent de marchands phéniciens), le parchemin (peaux de bovins, d'agneaux ou de chèvres qu'on prépare en raclant), des tablettes de bois blanchies avec du gypse, des tablettes de bois enduites de cire et, bien sûr, des supports plus durables tels que les monuments en pierre et les plaques de bronze. Ces supports plus permanents sont souvent utilisés pour les inscriptions officielles, notamment les lois des cités, les traités conclus avec d'autres États, les dédicaces de temples et les mémoriaux de guerre.

Dans les textes grecs anciens, la première ligne se lit de droite à gauche; la deuxième, de gauche à droite; la troisième de droite à gauche, et ainsi de suite jusqu'à la fin du texte. On appelle ce genre d'écriture boustrophédon (mot d'origine grecque qui signifie « comme le bœuf tourne quand on laboure un champ »). Le système employé aujourd'hui — l'écriture qui se lit de gauche à droite — devient la norme plus tard.