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IntroductionS'amuser en familleLiensCrédits
La religion

Les habitants de la Grèce antique (et les civilisations antérieures et avoisinantes) voient l'univers qu'ils connaissent comme étant plein de forces terribles qu'ils ne comprennent pas tout à fait. De temps en temps, ils sont témoins de démonstrations de puissance et de force : violents orages, mers houleuses, coups de vent, éclipses, pestes, sécheresses, séismes, éruptions volcaniques, etc. Ce n'est pas déraisonnable de soupçonner que des entités puissantes et imprévisibles soient à l'origine de ces phénomènes et qu'on puisse les apaiser par la prière et le sacrifice. Dans l'Antiquité, quand les circonstances sont vraiment graves, on fait le plus grand des dons — un sacrifice humain — pour calmer ces êtres surnaturels.

Avec le temps, ces entités augmentent en nombre pour représenter ou personnifier les vertus et les vices de l'être humain, ainsi que ses désirs, ses envies et ses craintes. On finit par créer un royaume complexe où habitent, entre autres, des dieux et des déesses majeurs et mineurs, des héros, des titans, des muses, des grâces, des furies, des moires et des sirènes — chaque ajout ayant pour but de tenir compte d'un autre aspect de l'expérience humaine. Certaines de ces divinités et semi-divinités sont perçues comme étant bienveillantes; d'autres sont plus susceptibles de provoquer la misère et la détresse. On fait des supplications et des sacrifices pour deux raisons : pour qu'il arrive de bonnes choses au suppliant et pour qu'il n'arrive rien de mal. Les principales divinités, au nombre de douze, vivent sur l'Olympe. Ils s'appellent naturellement les Olympiens.

Le roi des dieux, et aussi le père de nombre d'entre eux, est Zeus. À l'origine un dieu des phénomènes atmosphériques ou du ciel qui gouverne la foudre et la pluie, il acquiert plus de responsabilités avec le temps, veillant notamment au respect de la justice et des lois.

Doué d'une force et d'une sagesse suprêmes, Zeus est bien plus puissant que les autres dieux, mais, il est tout de même soumis aux limitations imposées par les trois Moires, qui déterminent les destins des humains et, selon certains, des dieux également.

Poséidon, frère de Zeus, s'occupe non seulement des mers, mais aussi des tremblements de terre et des chevaux. Qualifié de querelleur, de revêche, d'acariâtre et d'avide, entre autres, ce dieu est censé garder rancune longtemps. Son symbole est le trident ou la foëne, qui peut provoquer des séismes ou faire naître une source en frappant le sol.

Héra, la sœur et la femme de Zeus, devient automatiquement la reine des dieux. Elle est également considérée comme la déesse du mariage, une tâche particulièrement décourageante, car le roi des dieux est toujours à l'affût d'une aventure amoureuse — pas étonnant donc qu'elle soit accusée de jalousie.

Athéna, la déesse grecque de la sagesse, est la fille de Zeus et de la déesse Mêtis, qu'on croit être la divinité la plus sage. Athéna s'occupe aussi des arts et métiers (la technologie), et est considérée comme la protectrice des travailleuses.

Aphrodite, la déesse de l'amour, s'occupe de la beauté et de la procréation. Elle a une place importante dans le cœur des marins.

Statue d'Hermès portant Dionysos enfant, sculptée par Praxitèle
Statue d'Hermès portant Dionysos enfant, sculptée par Praxitèle
Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
Used by permission of Ancient-Greece.org © 2001-2006

Apollon est le dieu de la musique, de la santé, de la guérison et de l'illumination des esprits. Sa jumelle, Artémis, est la déesse de la chasse et, chose curieuse, la protectrice des espèces sauvages.

Arès, le dieu de la guerre, est essentiellement un fauteur de troubles. Parmi les autres divinités majeures, il y a Dimiter, déesse de l'agriculture; Hermès, messager des dieux; Dionysos et Héphaostos.

Les Grecs de l'Antiquité considèrent la religion comme faisant partie de tout ce qu'ils font, mais le mot religion n'existe pas dans leur langue. Ils ne croient pas à la séparation de « l'Église » et de l'État. Selon eux, la sécurité de l'État dépend de bonnes relations avec les dieux. Quiconque offense les dieux peut être reconnu coupable d'impiété et condamné à mort, comme Socrate. Personne n'entreprend rien d'important — un voyage, une bataille ou un projet de construction, par exemple — sans demander la bénédiction et l'appui d'un dieu. Et après avoir accompli sa tâche avec succès, on remercie le dieu en faisant une offrande, ou en lui dédiant une plaque ou un monument. Cette pratique est à l'origine de la plupart des édifices publics et des monuments, y compris l'autel de Zeus à Pergame et le Parthénon, qui est si renommé.

Les Grecs croient que les dieux voient tout ce que les humains font et peuvent, s'ils le veulent, satisfaire les besoins et les désirs de ces derniers en leur donnant de la nourriture, un abri, des vêtements, de l'amour, de la richesse et des victoires, par exemple. Ils demandent aux dieux de les protéger contre leurs ennemis, les maladies et les forces de la nature. Des inscriptions et des écrits anciens révèlent le genre de prière qu'on faisait :
Statue de bronze de Poséidon, dieu de la mer, vers 475 av. J.-C.
Statue de bronze de Poséidon, dieu de la mer, vers 475 av. J.-C.
Copyright: Thomas Sakoulas, Ancient-Greece.org
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Grand Poséidon, frère de Zeus, Seigneur et Maître des mers, je te prie de m'aider encore une fois. L'année passée, je t'ai demandé de protéger mon navire et son équipage, pris dans une tempête violente. Tu as calmé les eaux presque immédiatement, et j'ai honoré ton nom en faisant des offrandes dans ton temple. Cette fois, le jour du mois qui est sacré pour toi, j'entreprends un long voyage dans un pays lointain, et je demande ta bénédiction pour que le temps soit beau et les mers calmes. Aujourd'hui, à l'aube, je te demande d'accepter cette offrande.

Vous remarquerez qu'au début de la prière, on identifie le dieu ou la déesse qu'on supplie et le royaume dont il ou elle est responsable. On mentionne des demandes antérieures, les résultats et les offrandes qui ont été faites. Puis, on présente la nouvelle demande pour la considération de la divinité.

Selon un mythe de la Grèce antique, le Titan Prométhée a joué un rôle de premier plan dans la détermination du genre d'offrande à faire aux dieux. Il a mis les parties du corps d'un animal sacrifié dans deux paquets. Le petit paquet contenait les morceaux de viande de premier choix. Le plus grand renfermait les os de l'animal, recouverts de gras. On a demandé à Zeus de choisir la portion qu'on devrait toujours offrir aux dieux. Sans réfléchir, Zeus a immédiatement choisi le grand paquet, se rendant compte plus tard qu'il avait rejeté la meilleure portion.

Si vous trouvez que la religion et la mythologie grecques sont un peu contradictoires et prêtent à confusion, et que le comportement de certains dieux et déesses est parfois scandaleux et invraisemblable, vous n'êtes pas le seul. Beaucoup de Grecs pensaient comme vous, et il y a quelque cent générations, ils ont commencé à se demander s'il y avait une meilleure façon (quoique moins intéressante) d'expliquer leurs origines et celles de l'univers. Ils ont fait les premiers pas vers la discipline de la philosophie.