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L'art Grec

Les conceptions modernes sur ce que c’est que l’art diffèrent de celles de la Grèce antique. Et, contrairement à nous, les Grecs ne font pas de distinction claire entre les artistes et les artisans. Ils ont des muses responsables de la littérature, de la musique et de la danse, mais pas de l’art et de la sculpture. Le mot art n’existe mmême pas dans leur langue; ils emploient plutôt le mot tekhnê (métier). La sculpture, la poterie, le travail des métaux, et la réalisation de fresques, de mosaïques et de peintures murales sont tous placés dans la même catégorie : tekhnê.

Les échelles des salaires employées à l’époque révèlent souvent l’attitude des Grecs . Selon certains documents comptables, l’architecte et les maçons qui travaillent sur un temple important gagnent essentiellement la même chose. Cela ne veut pas dire que les artisans ne sont pas tenus en haute estime, et qu’il n’y a pas de distinction généralement acceptée entre les artisans journaliers et ceux dont les compétences leur ont valu plus de prestige et d’estime. Alexandre le Grand exige que tout buste de lui soit exécuté par Lysippe, un sculpteur renommé, et que tout portrait de lui (p. ex. Alexandre sous les traits de Zeus tonnant ) soit réalisé par Apelle, peintre aussi célèbre.

Les Grecs d’origine aristocratique éprouvent de la répugnance pour tout travail manuel. Cette attitude s’étend à la sculpture, à la poterie et au travail des métaux, ça c’est certain. Aristote, un homme éclairé à bien des égards, soutient que le titre de « citoyen » ne devrait pas être accordé à ceux qui gagnent leur vie de leurs mains, qu’il n’est pas possible de pratiquer les vertus civiques en tant que travailleur salarié. Platon et Xénophon, entre autres, expriment un point de vue semblable (mais pas Socrate, selon qui le travail honnête a du mérite, et qui prêche par l’exemple).

Le législateur Solon prétend qu’un jeune homme bien élevé ne songerait jamais à être sculpteur, et le mot péjoratif banausos est employé pour désigner certains artisans. Cette attitude athénienne, dans une cité qu’on admire pour son art et sa beauté, est paradoxale, et elle n’est pas généralisée dans la Grèce antique. Dans beaucoup d’endroits, notamment les cités à vocation industrielle ou commerciale, le mot cheironaks est employé pour désigner les « maîtres artisans », et on accorde à ces derniers honneur et respect.

Les trois sections qui suivent, sur l’architecture, la sculpture et la poterie, portent sur la période allant du haut Moyen Âge à l’époque hellénistique. Elles ne traitent pas de ce que les civilisations cycladique, minoenne et mycénienne ont réalisé dans ces domaines.