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L'architecture

Quand les gens parlent de « l’architecture grecque », ils pensent généralement à l’architecture « publique » : temples, théâtres, marchés, gymnases, structures commémoratives et — étant donné la tendance des Grecs à faire la guerre — fortifications. Après tout, comme l’a laissé entendre Platon, la guerre est l’état naturel des peuples.

Les fortifications

En règle générale, toutes les cités sont fortifiées, la nature et l’envergure des fortifications étant déterminées par la topographie. Seules des cités comme Sparte, dont la réputation la précède, et des collectivités plus pauvres qui possèdent peu de choses de valeur sont dépourvues de murailles substantielles. La principale structure défensive est un mur d’enceinte interrompu à des intervalles stratégiques par des tours rondes ou carrées. L’épaisseur du mur, ainsi que la hauteur, la forme et l’emplacement des tours sont des éléments importants. Les murs et les tours sont normalement en calcaire. Des meurtrières dans les murs des tours permettent aux archers de tirer sur les attaquants.

Les théâtres

Au IVe siècle av. J.-C., on commence à construire dans les villes des théâtres en pierre. Dans l’Antiquité, un théâtre de qualité est en fait l’une des structures les plus caractéristiques de toute cité grecque de la moindre importance. Les Athéniens qui ont assisté à des représentations données par les grands maîtres du théâtre grec — Sophocle, Eschyle et Euripide — ont eu pour sièges des bancs en bois installés sur le flanc sud de l’Acropole. Leurs descendants ont un cadre plus agréable. Les théâtres grecs sont généralement construits à flanc de colline, ce qui offre un soutien naturel pour les gradins curvilignes en pierre faisant face à la scène. La plupart des spectateurs apportent un coussin, car voir des pièces en plein air pendant un festival est un peu comme une épreuve d’endurance.

Le théâtre d’Épidaure est remarquablement bien conservé, et on y présente des pièces régulièrement. Son acoustique est stupéfiante; le moindre chuchotement sur la scène s’entend de la dernière rangée. Cela témoigne du talent du célèbre architecte Polyclète le Jeune. Pourvu de 55 rangées de gradins, ce théâtre pouvait accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs, bien plus qu’un théâtre moyen de ville, qui avait normalement un maximum de 5000 places.

Les temples

Dans la haute Antiquité, les autels en plein air jouent déjà un rôle cultuel important. Ils sont érigés dehors pour des raisons pratiques. Le sacrifice de 100 bœufs dans le cadre des Jeux olympiques et d’autres festivités, par exemple, avec tout le sang et toute la fumée que cela implique, est difficilement praticable dans un espace clos. Toutefois, sous l’influence de l’Orient — en particulier de l’Égypte — les Grecs commencent à voir les temples comme des structures où l’on pourrait abriter l’image d’une divinité. Cette fonction dicte une qualité digne d’un être divin. Les Grecs cherchent donc chez leurs prédécesseurs et leurs voisins des designs de temple appropriés. À leurs ancêtres mycéniens, ils empruntent l’idée d’une structure rectangulaire basée sur le mégaron (grande salle), une pièce dont l’entrée principale est abritée par un porche soutenu par des colonnes. Aux Égyptiens, ils empruntent le concept de la monumentalité, et des éléments architecturaux et ornementaux tels que la colonne cannelée, la palmette, la spirale, la rosette et le motif du lotus.

Les premiers temples grecs ne ressemblent en rien aux chefs-d’œuvre classiques comme le Parthénon. Il semble qu’aucun temple n’ait été construit à l’âge du bronze. Le premier a été érigé dans le haut Moyen Âge, mais personne ne peut en préciser la date. Selon A. W. Lawrence, les temples de cette époque sont « rares et d’une qualité déplorable ». On emploie comme matériaux de construction la brique de boue (pour les murs) et le bois (pour le toit en pente raide). Les Grecs n’emploient pas ce modèle longtemps et adoptent graduellement la construction en pierre.

L’évolution des ordres de l’architecture grecque débute au VIIe siècle. Aujourd’hui, la plupart des gens savent qu’il existe trois styles : dorique, ionique et corinthien. Beaucoup peuvent même distinguer des éléments de ces trois styles dans les structures modernes de leur ville, les styles grecs ayant été admirés et copiés à travers le monde.

Les trois styles reposent sur le même système de construction — le poteau et le linteau — selon lequel un bloc de pierre horizontal (le linteau) repose sur deux supports (poteaux ou colonnes). Ce système simple impose des limitations aux architectes, mais les résultats sont adéquats. L’architecte inspiré peut produire un Parthénon, et celui qui a moins de talent peut au moins concevoir un temple qui conviendra au culte. Au lieu de chercher l’innovation dans d’autres systèmes et styles, les architectes grecs visent le raffinement et la perfection à l’intérieur du système qu’ils ont choisi. Ils élaborent des règles de composition et de proportion. Tous les éléments et les composants ont une forme et une fonction précises. En employant cette formule, les architectes grecs réalisent une série de temples distinctifs, dont certains figurent sur la liste des Merveilles du monde antique.

Le Parthénon est considéré comme le plus grand temple dorique, la fin du fin de ce style d’architecture. (Voir l’article sur le Parthénon sur ce site. Pour en savoir plus sur l’architecture grecque, consultez les sites proposés ci-dessous.)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_de_la_Gr%C3%A8ce_antique#L.27architecture
http://www.artsimages.com/architec.htm
http://hellada.free.fr/architecture.html