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La poterie

L’art de la poterie remonte au néolithique. Le corps des vases était alors composé de colombins superposés. L’artisan extrayait le matériau de terrains d’argile et l’épurait par lévigation. Pour ce faire, il ajoutait de l’eau à l’argile afin de séparer les particules, les plus lourdes s’enfonçant et les plus légères restant à la surface. Parfois, il était nécessaire de laver l’argile plusieurs fois avant d’obtenir une quantité suffisante de matériau propre au façonnage de colombins.

Le tour de potier fait son apparition vers 1800 av. J.-C. À mesure qu’il tourne, la pâte est modelée à la main. Pour les grands récipients, on fabrique les diverses parties séparément, puis on les joint avec une barbotine (un mélange de pâte et d’eau). On ne peut pas normalement voir les joints sur la surface extérieure des récipients, mais ils sont souvent visibles à l’intérieur. Les pieds, les becs verseurs et les anses sont aussi façonnés séparément. On laisse sécher toutes les parties du récipient jusqu’à ce que la pâte soit comme du cuir, avant d’appliquer la barbotine. Les parties des vases grecs de qualité sont si bien intégrées que rien ne semble avoir été simplement « collé ». Si on décide de décorer les vases (les articles communs ou grossiers ne l’étant jamais), on le fait à la fin.

Il existe de nombreux genres et formes de récipients en céramique, allant des flacons de parfum aux grands bassins et aux cercueils. La décoration varie énormément selon l’époque et l’endroit où les récipients ont été fabriqués.

Formes de récipients grecs

Loutrophoros
Calyx Krater
Amphora
Loutrophore
Calyx Krater
Amphore
Kylix
Oinochoe
Pyxis
Kylix
Œnochoè
Pyxide
Lekythos
Hydria
Volute Krater
Lekythos
Hydrie
Cratère à volutes

La chronologie de la poterie grecque a été bien établie. Même pour l’œil inexercé, il y a une différence marquée entre un vase protogéométrique fabriqué à Athènes au Xe siècle av. J.-C. et un vase produit au même endroit au Ve siècle av. J.-C. Nous aborderons ici uniquement les poteries à figures noires ou rouges, pour lesquelles Athènes est devenue renommée à juste titre, même dans l’Antiquité.

La poterie à figures noires

Au début du VIIe siècle av. J.-C., Corinthe est la première puissance politique et commerciale de la Grèce antique. Sous la direction du tyran Cypsélos, elle devient le centre méditerranéen d’exportation de la poterie. Les potiers corinthiens inventent une technique de « peinture » : la figure noire. Les vases à figures noires étant très recherchés, la Corinthe en augmente la production pour satisfaire à la demande. Cependant, la qualité en souffre, et les acheteurs commencent à réclamer un meilleur produit. Les potiers athéniens ne mettent pas beaucoup de temps à maîtriser les techniques corinthiennes. Ils disposent également d’une abondance d’argile de qualité supérieure qui, à la cuisson, donne aux récipients une belle couleur rouge rosé. En peu de temps, leurs poteries trouvent des acheteurs à travers l’Égée, et même en Afrique du Nord, en Asie, en France, en Espagne et en Crimée. Par l’exportation de vases, la Grèce, un petit exportateur, peut acquérir les fonds dont elle a besoin pour importer des biens essentiels.

Dans l’art de la céramique, comme en architecture et en sculpture, les normes athéniennes sont élevées. La fonctionnalité, influencée par l’esthétisme et associée au contrôle de la qualité, est la clé du succès. Mais c’est la décoration qui assure la renommée de la poterie athénienne.

À l’époque moderne, on a enfin réussi à identifier la substance noire employée sur la poterie à figures noires. Il s’agit d’une argile très épurée contenant des oxydes de fer qui devient noire lorsque cuite en trois étapes. (Pendant la première étape, on introduit de l’air dans le four; pendant la deuxième, on réduit l’air et ajoute de la fumée; et pendant la troisième, on réintroduit de l’air.) Les enseignants et les étudiants qui s’intéressent aux techniques de fabrication de la poterie employées dans la Grèce antique et qui voudraient en comparer des exemples pourront consulter les sites suivants :

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9ramique_grecque_antique
http://www.insecula.com/salle/EP0406.html
http://www.insecula.com/salle/MS01014.html
http://www.insecula.com/salle/EP0358.html
http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/
http://ecole.orange.fr/smart2000/vases%20grecs.htm
http://www.louvre.fr/llv/dossiers/page_theme.jsp

La poterie à figures rouges

Vers la fin du VIe siècle av. J.-C., on inverse la technique décorative à figures noires. Sur les récipients fabriqués avant cette époque, les figures sont représentées en silhouette noire contre un fond rouge. Pour y ajouter des détails, les artistes n’avaient d’autre option que la gravure. Dans le cas de la poterie à figures rouges, les figures sont représentées dans les couleurs naturelles de la pâte. Les artistes avaient donc différentes options de décoration : la peinture, le dessin au trait et la gravure. Cela leur permettait de réaliser une décoration beaucoup plus détaillée, de représenter les figures en mouvement et d’améliorer la perspective. Sur plusieurs vases peints pendant la transition des figures noires aux figures rouges, on a employé les deux techniques dans l’illustration de certaines scènes. Quelques-uns de ces vases nous sont parvenus et démontrent clairement les avantages de la technique à figures rouges, bien que les dessins à figures noires réalisés par des maîtres comme Éxékias soient des exemples superbes de la plus belle imagerie grecque.

Vases à fond blanc

Aujourd’hui, la plupart des vases qu’on voit dans les musées ont des figures noires ou rouges, mais, dans l’Antiquité, on a fabriqué une quantité importante de récipients noirs sans figures. Il y avait aussi des vases à fond blanc, un engobe blanc étant appliqué sur la pâte pour servir de fond à un dessin au trait. Puisque l’engobe blanc était fragile, il ne convenait pas aux articles dont on ferait usage souvent. Cependant, on pouvait l’appliquer sur la poterie, et on le faisait notamment sur les lécythes, des récipients dans lesquels on mettait des onguents et des huiles à l’usage des morts. Comme les lécythes étaient déposés dans les tombes, on les manipulait moins que les autres récipients. La décoration de ce genre de récipient comprenait généralement des figures féminines en deuil assises à une tombe.