Le mystère des Mayas - Le film

Synopsis

Le mystère des Mayas est un fascinant voyage d'exploration archéologique dans l'histoire des Mayas. Un jeune garçon maya qui habite à proximité des ruines commence à s'interroger au sujet des gens qui ont érigé ces étonnantes structures. Il fait la connaissance d'une des archéologues (dont le rôle, dans le film, est joué par l'actrice mexicaine Blanca Guerra) et lui demande de lui raconter l'histoire de ses ancêtres. C'est ainsi que débute l'exploration des anciens sites et la découverte de la façon dont l'histoire de cette civilisation est peu à peu révélée.

L'équipe de tournage a visité plus de quinze endroits au Mexique et au Guatemala pour réaliser ce film destiné à être projeté sur écran géant et qui montre des prises de vue aériennes de ruines mayas ainsi que les faits saillants de l'archéologie mexicaine moderne. La première séquence du film est celle de la ville de Tulum, vu depuis la mer; la caméra révèle ensuite Palenque, emplacement du magnifique temple des Inscriptions, puis le célèbre temple «El Castillo» au site de Chichén Itzá et enfin d'autres sites bien connus qui jalonnent la ruta maya.

Au moyen de dramatisations, le film recrée des scènes de la vie traditionnelle des Mayas et de la période de l'invasion espagnole ainsi que des faits modernes comme la cérémonie de la prière qui se tient au plus profond d'une grotte. Les descendants des anciens Mayas prient encore aujourd'hui les dieux de leurs ancêtres, comme le faisaient ceux-ci il y a une centaine de générations. On recrée pour la pellicule la découverte de l'escalier secret qui mène à la tombe du roi Pacal, souverain de Palenque au VIIe siècle, ainsi que le travail des explorateurs du XIXe siècle qui les premiers ont documenté l'existence des villes mayas.

Le spectateur est emporté au fil des expéditions historiques (1839-1842) dirigées par John Lloyd Stephens, écrivain américain de populaires guides de voyage, et son compagnon, l'artiste anglais Frederick Catherwood, alors que ceux-ci s'aventurent dans la jungle sur la piste d'une civilisation «perdue». Les dessins réalisés par Catherwood et parus dans l'ouvrage de Stephens intitulé Incidents of Travel in Central America, Chiapas, and Yucatán (1841) constituent un précieux documentaire de nombreuses sculptures de pierre qui ont été endommagées ou perdues depuis cette époque. La parution de l'ouvrage de Stephens a pour la première fois porté à l'attention du monde les réalisations de la civilisation maya et l'a poussé à s'interroger sur les motifs qui auraient pu provoquer son déclin.

Alfred Maudslay, un riche anglais, se rendit dans la région une quarantaine d'années plus tard. Employant une méthode scientifique, il étudia autant de sites qu'il le put, dressant des comptes rendus exacts de l'architecture, des sculptures et des hiéroglyphes. Tirant parti des progrès réalisés dans le domaine de la photographie (comme l'invention du négatif à plaque sèche qui permettait aux photographes de travailler hors de leurs studios), il prit des centaines de clichés de différents sites. Des éléments de ce riche patrimoine photographique sont montrés dans le film, images aussi vivantes aujourd'hui que le jour où elles ont été saisies. Maudslay réalisa également des moulages en plâtre des hiéroglyphes et des images qu'ils avaient capturés sur la pellicule.

Le film présente également un chapitre important de l'histoire maya. En 1562, l'évêque franciscain Diego de Landa prit la décision de brûler tous les livres mayas qu'il réussirait à se procurer dans un énorme feu public parce qu'il jugeait que ceux-ci ne contenaient que des «superstitions et les écrits du diable». Ce geste eût pour conséquence d'oblitérer pratiquement toute l'information que les Mayas avaient consignée sur leur histoire et leurs sciences. Aujourd'hui, il n'existe plus que quatre ouvrages fragmentaires, conservés à Dresde, à Paris, à Madrid et à Mexico. Ironiquement, même si Landa est responsable de la destruction de ce riche savoir, c'est pourtant de ses écrits que nous tenons ce que nous savons aujourd'hui des coutumes, de l'habillement et du mode de vie des Mayas. De plus, c'est en se fondant sur les tentatives faites par Landa pour déchiffrer les hiéroglyphes que les scientifiques modernes ont réussi à traduire ce langage symbolique.

Une autre reconstitution dans le film relate l'histoire des saisissantes peintures murales de Bonampak. En 1946, la American Fruit Company retint les services du photographe Giles Healey pour qu'il documente les traditions anciennes des Mayas de Lacandón. Celui-ci convainquit quelques hommes du coin de l'accompagner jusqu'à des temples se trouvant dans des régions reculées de la jungle, dont certains n'avaient jamais encore été vus par des non-autochtones. Sur place, il vit des cérémonies traditionnelles qui témoignaient de la continuité de la culture maya. On le mena également au temple des Trois chambres de Bonampak où il fut le premier non-autochtone à découvrir les exceptionnelles fresques murales représentant des rois mayas, dans leurs habits de parure, en train d'effectuer divers rituels, dont des tortures.

Le film évoque aussi certaines remarquables réalisations des Mayas. Ainsi, le système de calcul et le calendrier, des Mayas étaient très avancés et extrêmement précis. L'écriture maya a été utilisée pour consigner des faits historiques ainsi que des idées associées aux convictions et aux pratiques religieuses des Mayas. En outre, les Mayas étaient des astronomes accomplis qui mesuraient les cycles des planètes et prédisaient les éclipses du soleil et de la lune.

Les séquences animées s'attachent au déchiffrage des fameux «96 hiéroglyphes» de Palenque et évoquent le travail accompli par de nombreux érudits alors que l'on trouvait peu à peu la clé de l'énigme hiéroglyphique. Ce n'est qu'en 1990 que l'on a finalement tiré au clair la signification du panneau entier de hiéroglyphes. Celui-ci se lit comme un livre d'histoire : il rend compte des familles royales, des exploits guerriers et de l'ascension de jeunes souverains au trône. Le monument consacré à l'un de ces rois, le seigneur Pacal, est présenté dans le film. Le couvercle de roche calcaire du sarcophage de sa tombe, qui est gravé d'un exemple superbe d'art maya, est considéré comme un trésor mondial.

À la fin du film, on avance quelques idées quant au mystère non résolu de l'abandon de nombreuses villes à la fin de la période classique (vers 900 apr. J.-C.). Pourquoi les Mayas ont-ils renoncé à leurs rois et repris le mode de vie simple des producteurs de maïs, pierre angulaire de leur civilisation pendant plus de mille ans?