Le mystère des Mayas - Le film

Notes de production

De l'ancienne ville fortifiée de Tulum perchée sur les falaises surplombant l'océan Atlantique... en passant par la cité intérieure d'Uxmal et son temple du Magicien si finement ciselé... jusqu'à Palenque, site du magnifique temple des Inscriptions, une des découvertes archéologiques les plus saisissantes sur la civilisation maya, le réalisateur et producteur Barrie Howells et son équipe se sont rendus sur plus de quinze lieux de tournage au Mexique et au Guatemala pour créer Le mystère des Mayas, une coproduction canado-mexicaine pour écran géant.

Les principaux travaux de prises de vues se sont déroulés au Mexique, de mars à juin 1994. Les images d'intérieurs, de maquettes et de documents d'archives ont été tournées à New York et à Montréal. Des séquences d'animation ont également été réalisées pour illustrer les connaissances mathématiques et astronomiques des Mayas et leur calendrier remarquablement précis.

Le mystère des Mayas est un film saisissant qui capture autant l'étendue et la grandeur des villes anciennes que les panoramas et les sons exotiques de la beauté naturelle spectaculaire de la région. Il est une production conjointe de :

    l'Office national du film du Canada,
    l'Instituto Mexicano de Cinematografía et
    le Musée canadien des civilisations,

en association avec le Secretaría de Turismo du Mexique, le Consejo Nacional para la Cultura y las Artes du Mexique et le Houston Museum of Natural Science.


ALBERTO RUZ

Le clou du Mystère des Mayas et une des découvertes les plus saisissantes de l'histoire moderne est la mise au jour, à Palenque, en 1952, par l'archéologue mexicain Alberto Ruz, d'un tombeau dissimulé dans les profondeurs du temple des Inscriptions. Pour jouer le rôle de l'archéologue aujourd'hui disparu, les cinéastes ont fait appel au fils même d'Alberto Ruz, prénommé également Alberto.

Alberto Ruz joue le rôle de son père dans les séquences dramatiques où l'archéologue découvre un escalier caché sous le temple et passe quatre longues années à creuser le passage secret qui le conduira finalement au tombeau royal. Cette séquence a été filmée sur place, dans le temple de Palenque.

Pour Alberto Ruz fils, le temple de Palenque est un lieu familier. Il l'a visité de nombreuses fois avec son père, qui est enterré sur le site même du temple, un honneur rare qui lui a été fait en reconnaissance de ses travaux archéologiques inestimables sur les Mayas.

Le tournage de la scène palpitante où Ruz découvre la chambre funéraire a exigé toutes les ressources d'imagination du décorateur Jean-Marc Côté. Après sa découverte, la chambre funéraire a été très bien nettoyée et restaurée. Disparues la poussière, les ruines et les stalagmites que découvrirent Ruz et ses assistants la première fois qu'ils pénétrèrent dans la crypte. Pour recréer ce royaume souterrain mystérieux tel qu'il était, l'entrée et l'intérieur du tombeau ont été reconstitués avec grand soin sur le studio d'enregistrement de l'ONF à Montréal.

Venu à Montréal pour tourner les scènes d'intérieur, Alberto Ruz fils fut frappé par l'authenticité de la reconstitution. Il avait pénétré dans le tombeau en compagnie de son père peu après sa découverte, et était donc une des quelques personnes à l'avoir vu avant sa restauration. La crypte reconstituée pour Le mystère des Mayas est telle qu'il se souvient de l'avoir vue pour la première fois.


SCÈNE SPECTACULAIRE

Une reconstitution saisissante de vérité d'un village maya du XVIe siècle a été réalisée dans la région du Yucatan, près de la ville de Merida, par la directrice artistique Carmen Giménez Cacho et une équipe de concepteurs, en étroite collaboration avec des archéologues mexicains. Des costumiers ont créé des vêtements authentiques pour plus de 50 acteurs et figurants qui ont vécu, travaillé et joué dans ce village, à la manière des Mayas de l'époque.

Le tournage au Mexique a débuté le 20 mars 1994, tandis que les cinéastes entreprenaient une course contre la montre pour enregistrer l'un des moments les plus magiques de l'histoire des Mayas: l'apparition du serpent au-dessus du temple-pyramide, dit le «Castillo», à Chichen Itzá. En effet, à chaque équinoxe du printemps, depuis les anciens rois mayas, apparaît l'ombre d'un serpent sur la pyramide imposante, quand le soleil frappe les escaliers exactement de la même façon. Le serpent est peut-être le symbole méso-américain le plus sacré, et son apparition miraculeuse chaque année est une preuve supplémentaire des connaissances astronomiques et techniques des Mayas.

On peut voir aussi dans Le mystère des Mayas la riche collection de gravures et de photographies de Catherwood et de Maudsley, prêtées par le musée de Brooklyn et le Metropolitan Museum of Art. Merveilleusement filmées dans tous leurs délicieux détails, ces œuvres rarement montrées sont souvent tout ce qui reste de vestiges mayas aujourd'hui disparus, victimes des ravages du temps ou de l'humanité.

Outre la grandeur et la majesté de la civilisation maya, il y a les paysages spectaculaires de la région, ses images et ses sons exotiques. Dans une scène très impressionnante, l'expédition dirigée par Stephens et Catherwood traverse une chute d'eau d'une beauté saisissante, dans la jungle du Chiapas, filmée dans toute sa splendeur sauvage pour l'écran géant et enregistrée en son Ambisonic.™.

Enregistrer les sons naturels de la jungle a fait vivre de nombreuses nuits d'insomnie aux preneurs de son Yves Gendron et Louis Marion, qui se sont réveillés régulièrement à 3 h du matin pour aller dans la forêt enregistrer les singes siffleurs et d'autres bruits de la nature. Il fallait travailler la nuit parce que, dans la journée, le vacarme des insectes était tel qu'il enterrait à peu près tout. À noter aussi que Gendron et Marion ne disposaient d'aucun éclairage pendant leurs incursions nocturnes, car cela aurait effrayé les animaux dont ils voulaient enregistrer les sons. Il faisait parfois si sombre qu'ils ne voyaient pas leurs mains... ou n'aurait pu voir quelque serpent passant par là.


Alors que les premiers explorateurs ont dû traverser des rivières dangereuses et la jungle inconnue au péril de leur vie, les spectateurs du Mystère des Mayas pourront voyager d'un site à l'autre grâce aux prises de vues aériennes spectaculaires. Pour tourner ses séquences, les cinéastes ont utilisé une monture de caméra spéciale pour hélicoptère, mise au point par l'ONF et Divtec Developments Inc. pour la production de l'ONF intitulée Momentum, le premier film tourné en IMAX haute définition.


RÉALISATION

C'est la deuxième fois que le réalisateur et producteur Barrie Howells choisit de porter l'histoire d'une des grandes civilisations du monde à l'écran géant. En 1989, il avait produit Le Premier Empereur de Chine, une coproduction canado-chinoise de l'ONF et du studio de cinéma Xi'an, en association avec le MCC. En fait, c'est pendant le lancement de ce film, en 1989, lors de l'International Space Theatre Consortium (ISTC) de New York, que l'idée est née de tourner un film sur les Mayas. Également présent à la conférence de l'ISTC était le directeur exécutif du MCC, George F. MacDonald. À ses débuts comme archéologue spécialiste de la civilisation maya, M. MacDonald avait pensé à une série de films sur écran géant portant sur les grandes civilisations du monde.

À New York, les deux hommes ont rencontré Ignacio Duran Loera, de l'Imcine, et des représentants du Cinéma de l'espace de Tijuana pour discuter d'une collaboration possible à un film sur les Mayas. Cinq ans plus tard, après de nombreuses rencontres et de longues heures de travail et grâce à la résolution inébranlable du réalisateur et producteur Barrie Howells, Le mystère des Mayas devenait réalité.

Faisait-il chaud au Yucatán? Demandez-le au directeur de la photographie, Savas Kalogeras, qui a été gravement brûlé au bras pour s'être simplement appuyé sur la caméra pendant que lui et ses opérateurs rôtissaient sous le soleil écrasant d'Uxmal. Pour régler le problème de la caméra trop chaude, les cinéastes ont trouvé une solution: ils la couvraient de serviettes empruntées à l'hôtel pour l'occasion.

S'il faisait sec à Uxmal, il faisait humide à souhait à Palenque, où la température et l'humidité étaient telles que tout ruisselait littéralement à cause de la condensation. Ce qui frappait le plus les cinéastes canadiens, c'était la vitesse et l'endurance avec lesquelles les Mexicains de l'équipe pouvaient monter et descendre des centaines de livres d'équipement dans les plus hautes pyramides, même sous la pire des chaleurs. Pour leurs collègues du nord non adaptés à ces climats, cette exploit semblait surhumain.


La longe liste des films dont la prise de vues a été assurée par Savas Kalogeras, lauréat d'un prix Génie, est longue et comprend des longs métrages très biens reçus tels que Princes in Exile, The Tin Flute ou Why Rock the Boat?, ou la série de Donald Brittain, The King Chronicles, ou encore Le Premier Empereur de Chine.

Le mystère des Mayas est écrit par Dominique Dufetel Crimet. Carmen Giménez Cacho en est la directrice artistique. Le film est réalisé en collaboration avec Roberto Rochin Naya et est monté par Michael McKennirey, un monteur chevronné de l'ONF qui a déjà trois productions de l'ONF pour écran géant à son actif. Le preneur de son est Yves Gendron. La musique est de Larry Crosley, qui a composé la musique de plus de 60 films et émissions de télévision.


LES COPRODUCTEURS

Le mystère des Mayas est le plus récent film d'une longue série de productions pour écran géant réalisées par l'Office national du Canada, un des pionniers dans la mise au point du système cinématographique pour écran géant canadien IMAX. Le Musée canadien des civilisations, le plus grand musée du Canada et un important promoteur des technologies de communication innovatrices, est actuellement engagé dans plusieurs productions IMAX avec des partenaires du monde entier. L'Imcine joue un rôle clé dans le paysage cinématographique mexicain. Il aide et finance un vaste éventail de projets. Sans l'appui de l'Imcine et de l'Instituto Nacional de Anthropologia e Historia (INAH), Le mystère des Mayas n'aurait pu voir le jour.

Les producteurs exécutifs pour l'ONF sont Mark Zannis, Dennis Murphy et Don Haig. Le producteur exécutif pour le MCC est Frank Corcoran. Ignacio Duran Loera est le producteur exécutif pour l'Imcine.