Expositions sur l'Esplanade


Villes mayas classiques

Le royaume maya était constitué de nombreux États indépendants composés de communautés agricoles et de grandes villes. Les villes étaient construites autour de centres cérémoniels avec places, pyramides, temples et monuments. De grands ingénieurs et architectes alignaient ces constructions sur le soleil, la lune et les étoiles. Les édifices de pierre étaient recouverts de plâtre et peints. Ils étaient décorés de symboles royaux et de figures sculptées avec recherche liées à la religion maya.

Tikal, une des cités les plus grandes, comptait 50 000 d'habitants. Au cœur de la jungle du Petén, ses ruines tentaculaires s'étendant sur plus de dix kilomètres comprennent des temples élevés, des pyramides et des palais massifs. Des milliers de huttes au toit de chaume devaient être alignées le long des rues et des sentiers dans toutes les directions autour de ces constructions.

Il est difficile de se faire une idée, en observant les ruines monumentales des édifices mayas, de l'apparence de ceux-ci au moment de leur construction (c'est un peu comme d'observer les ossements d'un dinosaure et d'essayer de s'imaginer la bête vivante). Cette maquette générique d'une ville maya, qui n'est pas inspirée d'une ville authentique quelconque, donne une idée des couleurs et de la disposition d'origine.

Les façades des constructions étaient recouvertes de plâtre et peintes avec des couleurs vives. Elles devaient resplendir en plein soleil. Il est aisé de s'imaginer les processions de dignitaires vêtus d'habits chamarrés, parés de jade et coiffés de panaches compliqués, participant aux divers rituels, comme les funérailles de lord Pacal, de cette société complexe à la culture très riche.