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L'entrepôt de la papetière Eddy
Boulevard Alexandre-Taché

L'entrepôt Eddy

Avant l'ouverture du glissoir, ici, sur la berge de l'Outaouais, les canots accostaient ou repartaient, selon la direction qu'ils prenaient, avant ou après le portage des Chaudières. Déjà, en 1824, on comptait trois bâtiments le long de la rive : l'atelier d'un sellier-cordonnier, une boulangerie et une chapellerie. En 1856, Ruggles Wright y est propriétaire d'un magasin de marchandises sèches et d'alimentation qu'il loue à E. B. Eddy, successeur du locataire Stephen H. Waggoner. Ce magasin a une cave et des chambres au deuxième étage. Il est situé du côté sud de la commune, espace ouvert entre les Terrasses de la Chaudière et cet édifice. De chaque côté, une maison : celle du boulanger Edward Dumontier et celle de Narcisse Fréchette et de Mme McEwen. Le bail était d'un an à partir du 20 novembre 1856 et les frais de location étaient de 30 . La description indique qu'il s'agit du magasin situé à l'endroit de l'actuel entrepôt. En 1864, Eddy ne s'y trouvait plus, ce qui permet de penser qu'il avait déjà ouvert le magasin de l'autre côté de la commune, rue Principale.

En 1869, Rosina Wright vend à E. B. Eddy, le lot sur lequel est situé l'actuel entrepôt. On y trouve toujours en 1878, quelques petites maisons en bois. En 1884, une rangée de bâtiments occupe le terrain, dont l'un comporte une tour. Une maison avec un toit en pente à double versant avec lucarnes et deux cheminées y est érigé en 1890.

Une pierre de date indique que la construction de cet édifice remonte à 1892. Chose certaine, il est construit avant 1898. Ce grand bâtiment en pierre est le seul à avoir encore son toit caractéristique de l'influence architecturale Second Empire. Il a surtout servi d'entrepôt. La voie ferrée s'y rendait pour qu'on puisse y prendre les immenses rouleaux de papier-journal ou des contenants de papier destinés à de multiples usages, livres, cahiers ou articles de papeterie divers. La compagnie fabriquait aussi des papiers goudronnés utilisés dans la construction ainsi que des sacs en papier et des boîtes de carton. L'étage supérieur, sous le toit, a servi aussi à la fabrication de sacs en papier.

Par bonheur, ce bâtiment échappa au grand feu de 1900. Depuis quelques années, les wagons de produits chimiques y ont garés et leur contenu sont acheminés vers le bâtiment no 14, de l'autre côté de la rue Eddy, pour la production de papier fin.

Bien qu'on en ait démoli un mur du côté de la rivière, ce bâtiment garde, du côté du boulevard Alexandre-Taché, son caractère original. Il fait partie des bâtiments reconnus par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, comme sites patrimoniaux en 2001.

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