La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
Coûts et  avantages : 1948-1958 Coûts et avantages : 1939-1948 Coûts et avantages : 1948-1958 Coûts et avantages : 1958-1968



National Health Service (Service national de santé) de la Grande-Bretagne

Publié en Grande-Bretagne en 1942, le rapport Beveridge recommande, entre autres, la mise en place d’un service national de santé pour la prestation de soins à l’ensemble de la population. Les partis conservateur et travailliste font tous les deux des propositions, mais c’est la législation d’Aneurin Bevan, ministre de la Santé du Parti travailliste, qui est adoptée en 1946 et entre en vigueur en 1948. Dans son dépliant présentant le nouveau programme aux citoyens, le gouvernement déclare : « Il [le National Health Service] vous assurera tous les soins médicaux, dentaires et infirmiers. Tous, riches, pauvres, hommes, femmes, enfants, peuvent y avoir recours en tout ou en partie. Il n’y a pas de frais, sauf dans certains cas spéciaux. Il n’y a pas de questionnaire médical. Mais il ne s’agit pas de charité. Vous le payez tous, notamment en tant que contribuables, et vous n’aurez pas à vous inquiéter d’argent en cas de maladie. » (Charles Webster, The National Health Service: A Political History, nouvelle éd., Toronto, Oxford University Press, 2002, p. 24, traduction) La British Medical Association s’opposera fortement à la décision de nationaliser les hôpitaux du pays, d’agrandir les districts de santé et d’universaliser les services de santé. Néanmoins, le régime entre en vigueur le 5 juillet 1948 et devient un élément central de l’État providence britannique. Pour les politiciens, les citoyens et les médecins canadiens, le National Health Service de la Grande-Bretagne représente une alternative importante au genre d’assurance maladie que l’on trouve aux États-Unis.



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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010