La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 RÉGIME NATIONAL, ÉCHEC NATIONAL ? – LA GUERRE, LA RECONSTRUCTION ET LA SÉCURITÉ EN MATIÈRE DE SANTÉ POUR LA POPULATION CANADIENNE, 1939-1948 PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 CONFLIT  ET COMPROMIS – L’ÉLABORATION DE LA LOI SUR LES SOINS MÉDICAUX, 1958-1968



Défis de l’extérieur

D’autres défis se profilent à l’horizon. De 1950 à 1953, la guerre de Corée entraîne de nouvelles dépenses dans le domaine de la défense et met en évidence l’importance des relations internationales. Même la guerre froide joue un rôle, car certains considèrent une intervention gouvernementale accrue en matière de services médicaux et hospitaliers comme une mesure « communiste » ou trop socialiste pour le Canada. Selon Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social de 1946 à 1957, ce genre d’opinions est basé sur une mauvaise information. Pendant la campagne électorale de 1957, pour répondre à un cadre de la Great-West Life Insurance Company qui l’a accusé d’être complaisant à l’égard du socialisme parce qu’il plaide en faveur de l’assurance hospitalisation, Martin déclare :

L’assurance hospitalisation n’est pas du socialisme, ni un dispositif ou un concept socialiste, et elle n’a aucun lien essentiel avec la philosophie socialiste. Les programmes tels que l’assurance hospitalisation font autant partie intégrante d’une philosophie humanitaire, capitaliste et démocratique que toute autre chose. Comme vous le verrez […], on a tort de présumer […] que je n’aime pas le lancement de pamphlets contre le socialisme. Ce que je n’aime pas, ce sont le lancement de pamphlets contre d’autres programmes qui sont parfaitement respectables et les efforts faits pour discréditer ces programmes en ayant recours à une tactique d’« incrimination par association », c’est-à-dire en les associant au socialisme quand il n’y a, en fait, aucun lien réel ou de base. (Paul Martin, A Very Public Life,
vol. 2 : So Many Worlds
, Toronto, Deneau, 1985, p. 297, traduction)

Cette affirmation reflète l’opinion de Martin, elle-même fondée sur le travail que lui et son ministère ont fait dans les années 1950 afin d’accroître le soutien du public à un régime d’assurance hospitalisation et à des services diagnostiques financés par les gouvernements fédéral et provinciaux.




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010