La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 RÉGIME NATIONAL, ÉCHEC NATIONAL ? – LA GUERRE, LA RECONSTRUCTION ET LA SÉCURITÉ EN MATIÈRE DE SANTÉ POUR LA POPULATION CANADIENNE, 1939-1948 PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 CONFLIT  ET COMPROMIS – L’ÉLABORATION DE LA LOI SUR LES SOINS MÉDICAUX, 1958-1968



Les régimes volontaires : une autre option?

Dans les autres provinces, les régimes d’assurance hospitalisation de la Croix Bleue et les régimes d’assurance maladie proposés par les médecins offrent aux travailleurs de la classe moyenne et aux syndiqués l’option de prépayer plusieurs services de santé. Dans la région de l’Atlantique, le régime de la Maritime Blue Cross, constituée en société en 1943, sera étendu à Terre-Neuve en 1949. Une autre option est créée en 1948 : le Maritime Blue Shield. Ce régime, qui couvre les soins aux hospitalisés, la chirurgie pratiquée à l’hôpital ou les deux, offre aux familles, aux groupes de travailleurs et aux syndiqués d’autres moyens d’épargner pour pouvoir recevoir de l’aide s’ils font face à des frais hospitaliers et médicaux imprévus. Cependant, en 1950, la demande d’hospitalisation est si forte dans les Maritimes que la Maritime Blue Cross accuse un déficit de 214 864,86 $, lorsqu’on tient compte de l’inflation, en hausse, tandis que le Maritime Blue Shield enregistre un excédent de 84 368,58 $. Par conséquent, les remboursements des hôpitaux participant au régime sont fixés au prorata jusqu’en juin 1952 et, quand une épidémie de poliomyélite éclate, cet été-là, les cotisants du Nouveau-Brunswick dont les enfants en sont victimes voient leurs contrats annulés parce que le régime n’a pas suffisamment de fonds en réserve pour y faire face.

Ruth Cook Wilson

Alors qu’elle était directrice de l’hôpital de Moncton, Ruth Cook Wilson participa à la création de la Maritime Blue Cross, constituée en société sous le nom de Maritime Hospital Service Association en 1943. Elle en sera la directrice jusqu’en 1958.
Photographie fournie par Medavie Blue Cross

Malgré ces problèmes, en 1953, la Maritime Blue Cross et le Maritime Blue Shield sont intégrés au groupement de régimes d’assurance prépayée Trans-Canada Medical Plans, établi par le corps médical. Dès 1957, le directeur des inscriptions annonce que la Maritime Blue Cross a 331 689 membres et le Maritime Blue Shield, 199 863. Par contre, puisqu’il est possible que le gouvernement fédéral subventionne l’assurance hospitalisation, les administrateurs de la Croix Bleue savent qu’ils doivent soit intégrer les organismes administratifs provinciaux, soit modifier ce qu’ils offrent, si les Maritimes optent pour l’administration gouvernementale. Quand les divers gouvernements décident que l’assurance hospitalisation sera sous administration gouvernementale, le régime privé et sans but lucratif commence à couvrir les services qui ne sont pas inclus dans le programme gouvernemental à frais partagés.

Un patient  dans un poumon d’acier, un respirateur utilisé lors d’épidémies de polio à partir des années 1930.

Un patient dans un poumon d’acier, un respirateur utilisé lors d’épidémies de polio à partir des années 1930. Avant l’introduction de vaccins au Canada, dans les années 1950, ce type d’épidémies avait lieu régulièrement et certaines personnes demeuraient paralysées, notamment les enfants.
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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010