La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 RÉGIME NATIONAL, ÉCHEC NATIONAL ? – LA GUERRE, LA RECONSTRUCTION ET LA SÉCURITÉ EN MATIÈRE DE SANTÉ POUR LA POPULATION CANADIENNE, 1939-1948 PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 CONFLIT  ET COMPROMIS – L’ÉLABORATION DE LA LOI SUR LES SOINS MÉDICAUX, 1958-1968



Quebec: Pas une province comme les autres?

Au Québec, la dualité francophone et anglophone se reflète dans l’organisation de régimes d’assurance maladie et d’assurance hospitalisation pour chaque groupe. La Croix Bleue du Québec voit le jour en 1942 sous le nom d’Association d’hospitalisation du Québec et, dès 1948, le régime inclut des hôpitaux catholiques francophones, en plus de couvrir des services médicaux supplémentaires. Lors de la constitution des Trans-Canada Medical Plans, les médecins anglophones ne semblent pas s’intéresser à la création et à l’administration d’un régime provincial pendant que l’Association des médecins de langue française n’arrive pas à préciser sa position vis-à-vis Les Services de santé, le régime provincial qui s’adresse aux francophones. Par conséquent, l’Association d’hospitalisation du Québec devient le représentant de la Province au sein des Trans-Canada Medical Plans et, dès 1970, elle comptera plus de un million de cotisants. Pour le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, ce genre de régimes fait contrepoids à la pression que le gouvernement fédéral et d’autres premiers ministres mettent sur lui pour le convaincre de soutenir un régime national. Défenseur convaincu des droits provinciaux, Duplessis affirme que l’intervention du gouvernement fédéral dans un domaine qui relève de la compétence exclusive des provinces, comme la santé, est « un principe douteux », et ses successeurs de toutes tendances politiques partageront cet avis, prétendant que les normes nationales ne répondent pas toujours aux besoins locaux.

 Maurice Duplessis pose la pierre angulaire du nouvel Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, en 1951.

Le Québec prend aussi des mesures visant l’agrandissement de ses hôpitaux. Son premier ministre, Maurice Duplessis, pose la pierre angulaire du nouvel Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, en 1951.
Université de Sherbrooke




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010