La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 RÉGIME NATIONAL, ÉCHEC NATIONAL ? – LA GUERRE, LA RECONSTRUCTION ET LA SÉCURITÉ EN MATIÈRE DE SANTÉ POUR LA POPULATION CANADIENNE, 1939-1948 PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 CONFLIT  ET COMPROMIS – L’ÉLABORATION DE LA LOI SUR LES SOINS MÉDICAUX, 1958-1968



Le gouvernement fédéral et l’assurance hospitalisation

De 1946 à 1957, Paul Martin et ses sous-ministres du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, George Davidson et  G. Donald W. Cameron, travaillent à l’élaboration d’un régime national d’assurance hospitalisation. Tout au cours des années 1950, le premier ministre Louis St-Laurent veille à ne pas empiéter sur les compétences des provinces, notamment parce que Duplessis a été réélu premier ministre du Québec en 1944 et restera au pouvoir jusqu’en 1959. Quand la guerre de Corée éclate, en 1950, le gouvernement a un prétexte pour ralentir le pas dans le domaine de l’assurance hospitalisation mais, grâce aux critiques formulées par Stanley Knowles, de la CCF, la question reste d’actualité à la Chambre des communes. Au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, le Dr Fred W. Jackson est nommé chef de la division des Études sur l’assurance maladie et quitte le Canada, à l’automne 1951, pour étudier les régimes d’assurance maladie et le rôle du généraliste en Norvège, en Suède, au Danemark, en Hollande et en Grande-Bretagne. Pendant son absence, des économistes de la santé du Ministère collaborent avec le Bureau fédéral de la statistique à l’analyse des données recueillies dans le cadre de l’Enquête sur la maladie au Canada, menée en 1950-1951. À mesure que les résultats de l’enquête sont publiés, il devient évident que des Canadiens et des Canadiennes sont souvent malades, chaque année, et que cela est non seulement coûteux pour les individus, mais représente une perte importante pour l’économie nationale. Que pourrait, ou devrait, faire le gouvernement fédéral ?

Une poignée de main à trois entre les premiers ministres Louis St-Laurent, Leslie Frost, de l’Ontario, et Maurice Duplessis, du Québec, à la conférence fédérale-provinciale de 1950

L’atmosphère détendu se dégageant de cette image d’une poignée de main à trois entre les premiers ministres Louis St-Laurent, Leslie Frost, de l’Ontario, et Maurice Duplessis, du Québec, à la conférence fédérale-provinciale de 1950, ne donne aucune indication des difficultés qu’il faudra encore surmonter dans la négociation du régime national d’assurance hospitalisation.
Archives publiques de l’Ontario, RG 3-38-3-1-2.8




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010