La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
1958-1968 PUBLIC OU PRIVÉ ? VOLONTAIRE OU OBLIGATOIRE ? – LES SOINS HOSPITALIERS POUR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES, 1948-1958 CONFLIT  ET COMPROMIS – L’ÉLABORATION DE LA LOI SUR LES SOINS MÉDICAUX, 1958-1968 DE LA MAÎTRISE DES DÉPENSES À LA PROMOTION DE LA SANTÉ – LA MISE EN ŒUVRE DU RÉGIME UNIVERSEL D’ASSURANCE MALADIE, 1968-1978



La lutte se poursuit

Ensuite, il y a des retards, car le premier ministre se rend à Londres pour la Conférence du Commonwealth et son remplaçant, Mitchell Sharp, le ministre des Finances, déclare publiquement que le régime universel d’assurance maladie devra être abandonné ou introduit plus tard à cause de la situation financière du pays. Cette déclaration conduit MacEachen au bord de la démission et mène à la conférence du Parti libéral où l’on adopte une série de résolutions sur le financement de l’assurance maladie par le gouvernement fédéral. Les deuxième et troisième lectures du projet de loi sont marquées par de vives controverses parce que les opposants croient maintenant que le gouvernement est divisé. Les compagnies d’assurance et les partisans des régimes proposés par le corps médical accentuent leurs efforts en vue de persuader les députés que leurs organismes peuvent administrer les régimes de façon efficace sur le plan économique. L’Association médicale canadienne intervient en exigeant du gouvernement fédéral l’introduction immédiate de mesures sur le financement des soins des gens sans couverture (cinq millions de personnes), les 15 autres millions continuant de payer leurs primes de contrats d’assurance privés. Puisque beaucoup de gens ne savent pas s’ils sont suffisamment couverts, le public met de plus en plus de pression en faveur du projet de loi. La troisième lecture se fait en décembre, après que les libéraux eurent transigé sur son entrée en vigueur, la repoussant du 1er juillet 1967 au 1er juillet de l’année suivante.

« Voilà monsieur… Personne ne veut de l’assurance maladie  universelle, sauf le peuple. »
« Voilà monsieur… Personne ne veut de l’assurance maladie universelle, sauf le peuple. »

Datant de 1966, ce dessin de George Shane traduit l’état d’esprit du public et des groupes de pression qui s’opposent à l’assurance maladie universelle, au moment où Mitchell Sharp, ministre des Finances et premier ministre intérimaire, déclare qu’il faut abandonner le régime ou le remettre à plus tard parce que la situation financière du Canada est très grave.
Bibliothèque et Archives Canada, no acc. 1991-26-239, C-143095. © George Shane

Transcription :
L’assurance maladie universelle, c’est le communisme.
– Lobby contre l’assurance maladie universelle




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010