La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
Coûts et avantages: 19892007 Coûts et avantages : 1978-1988 Coûts et avantages : 19892007



La réduction du déficit

Pour réduire un déficit, le gouvernement emprunte moins d’argent pour financer les dépenses qui dépassent ses revenus. Même si certains gouvernements et les économistes keynésiens croient que les déficits s’avèrent nécessaires pour le maintien des dépenses au moment d’un ralentissement des activités économiques sans augmenter les impôts, les gens d’affaires et les économistes monétaristes les condamnent parce qu’ils font augmenter les frais d’emprunt et diminuer les investissements privés. Selon la théorie keynésienne, les gouvernements devraient alors enregistrer des déficits pendant des récessions, puis les réduire en augmentant les impôts quand la croissance économique est forte, car leurs dépenses peuvent limiter le chômage en maintenant la demande. Toutefois, le milieu des affaires et les monétaristes s’opposent généralement aux déficits parce qu’ils croient que les dépenses gouvernementales ne peuvent pas maintenir la demande ni limiter le chômage et que les mesures entreprises pour créer un déficit budgétaire nuisent à la croissance économique en forçant le gouvernement à augmenter les impôts pour couvrir le coût croissant des dépenses, laissant ainsi moins d’argent dans les mains des investisseurs. La réduction du déficit devient une priorité des gouvernements fédéral et provinciaux dans les années 1980 parce qu’ils acceptent l’argument néoconservateur selon lequel la réduction des dépenses gouvernementales stimulera la croissance économique et réduira le chômage. Cependant, d’autres économistes prétendent que le Canada a un pourcentage de dette qui est acceptable par rapport à son revenu et qu’une stratégie visant la croissance économique permettrait au gouvernement de maintenir les dépenses sociales. Dans les années 1980 et 1990, les gouvernements fédéral et provinciaux invoquent la réduction du déficit pour justifier la réduction des dépenses dans les programmes sociaux, y compris les services de santé.



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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010