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Un changement explosif dans l’Alberta de Klein, 1992-2000

De 1992 à 2000, Ralph Klein se concentre notamment sur l’élimination du déficit de la province. Voulant limiter les dépenses sur les soins de santé, l’éducation et les services sociaux, il réduit le budget de la santé, les dépenses par habitant passant de 1393 $, en 1992, à 1156 $, en 1995. De plus, il supprime des postes ou réduit les horaires de travail de 14 753  employés du secteur des soins de santé. La régionalisation des soins de santé est censée en rationaliser les services, mais la Calgary Regional Health Authority, par exemple, décide de fermer trois hôpitaux du centre-ville pour concentrer les services dans des établissements plus modernes. L’un des hôpitaux est loué à un groupement médical américain à but lucratif, tandis que le vieil Hôpital général est dynamité en octobre 1998. Les nombreux résidants de Calgary qui se trouvent sans accès aux soins d’urgence au centre-ville ont du mal à accepter une preuve si spectaculaire d’une évolution vers d’autres formes de soins de santé.

Dynamitage de l’hôpital général de Calgary en 1998.

Dynamitage de l’hôpital général de Calgary en 1998. L’opération s’inscrivait dans le cadre du plan du gouvernement de l’Alberta visant la rationalisation des services de santé par l’élimination d’établissements excédentaires.
Photo fournie par Maclean’s, vol. 111, no 49, 7 décembre 1998, p. 53.

À la base de la révolution de Klein, il y a la conviction que les intérêts privés peuvent, et devraient, jouer un rôle dans la prestation de soins de santé. En 1999, le gouvernement de Klein prépare une législation qui permettra aux administrations régionales de la santé d’acheter des services de santé à des fournisseurs privés. Au cours des intenses débats sur le sujet, Klein refuse toujours de discuter des objections formulées par l’organisme albertain Friends of Medicare, les syndicats et des citoyens et, puisqu’il a une majorité, le projet de loi 11, le Health Care Protection Act, est adopté. Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, exprime immédiatement son inquiétude et rappelle à Klein qu’il est obligé de répondre aux exigences de la Loi canadienne sur la santé. Vu la réduction du financement fédéral résultant du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux et l’opposition de l’Ouest à l’intervention d’Ottawa dans un domaine qui relève de la compétence exclusive des provinces, Klein est prêt à se joindre à ses homologues de l’Ontario et du Québec pour demander une augmentation « inconditionnelle » du financement fédéral.




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010