La lutte pour l’assurance maladie universelle : l’histoire des soins de santé au  Canada, 1914-2007 Retour à la chronolgie Retour à la  chronologie
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L’accord de 2004

En général, les provinces et les territoires réussissent à équilibrer leurs budgets et à éliminer les déficits dès le début du XXIe siècle. Par contre, le coût des soins de santé continue de grimper et certains experts et commentateurs soutiennent que ces dépenses faussent les plans des provinces visant la croissance dans d’autres domaines. De plus, les études qui révèlent le prix élevé des soins prodigués aux personnes en phase terminale laissent entendre que le vieillissement de la population pourrait mettre le régime universel d’assurance maladie en péril. Par conséquent, quand Paul Martin succède à Jean Chrétien comme premier ministre, un de ses principaux objectifs est d’apaiser les craintes de la population face aux listes d’attente et à l’avenir de l’assurance maladie universelle. Pendant la campagne électorale du printemps 2004, Martin et son parti accusent Stephen Harper et le Parti conservateur d’être en faveur du genre de privatisation introduite par Klein. Puisque le premier ministre de l’Alberta parle de l’ouverture de cliniques privées, contrevenant ainsi à la Loi canadienne sur la santé, les affirmations des libéraux semblent fondées, mais cela ne donne pas une majorité au parti et, quand le premier ministre Martin rencontre ses homologues provinciaux, en septembre 2004, pour discuter d’un autre accord, le Plan décennal pour consolider les soins de santé rencontre beaucoup de scepticisme. La conférence des premiers ministres risque même de prendre fin prématurément parce que le gouvernement fédéral s’attend à ce que les provinces établissent des points de référence afin de jauger leur gestion des listes d’attente pour des procédures liées au cancer, aux soins cardiaques, à l’imagerie diagnostique, à la chirurgie de la cataracte et au remplacement de hanches et de genoux. Mais, avec la promesse que 5,5 milliards de dollars des 41 que le gouvernement fédéral s’engage à contribuer sur dix ans seront affectés à la réduction des délais d’attente, les provinces et les territoires acceptent d’améliorer l’accès aux services médicaux et visent la mise en place de normes provinciales en décembre 2005, au plus tard.

Les premiers ministres conviennent aussi d’apporter des améliorations similaires dans les domaines des soins à domicile et des soins primaires. À la limite en 2011, les provinces et les territoires doivent inscrire 50 % de leur population auprès d’équipes soignantes multidisciplinaires qui offriront des soins constants, jour et nuit. Plus de fonds sont versés aux Autochtones et aux populations du Nord pour le transport des malades. Québec excepté, les provinces et les territoires acceptent également de travailler sur une stratégie nationale pour les médicaments. Les prestataires de soins et le public attendent anxieusement de voir si les négociations déboucheront sur un vrai changement.




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    Date de création : 31 mars 2010 | Mise à jour : 21 avril 2010