Dévéoppement des ressources humaines Canada.
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1867-1914 - Vieillesse et pauvreté 1915-1927 - Notre première pension de vieillesse 1928-1989 1952-1967 - Réduction de la pauvreté 1968-1989 - Toucher davantage de Canadiens 1990-2000 - Les pensions sur de bonnes assises Depuis 2000 - Un avenir assuré

1915-1927 Notre première pension de vieillesse

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ANC - détail de C-034443James Shaver Woodsworth, 6 mai 1935.

Le débat politique au Canada sur les pensions de vieillesse fut interrompu en raison de la participation du pays à la Grande Guerre (1914-1918). À la fin de la guerre, le Canada était une nation transformée. Sous l'impulsion de la demande de la guerre, la production industrielle augmenta et avec elle la main-d'œuvre urbaine. Parallèlement, les personnes vivaient plus longtemps et le pourcentage de personnes âgées dans la population augmentait. Toutefois, la mécanisation de l'industrie menaçait de faire des personnes âgées des surnuméraires.

Le nouveau milieu de travail favorisait les jeunes, et les tâches que les travailleurs accomplissaient traditionnellement dans leurs vieux jours commençaient à disparaître. Il leur était difficile de trouver de nouveaux emplois. Les travailleurs qui devaient subvenir aux besoins de leurs parents éprouvaient des difficultés à épargner pour leurs vieux jours. Les pensions privées versées par les entreprises ne visaient toujours qu'une minorité, et elles n'étaient pas transférables; si un travailleur était congédié ou s'il quittait son emploi avant l'âge de la retraite, il perdait ses prestations.

 Musée Glenbow, détail de NA-1068-5, Une infirmière des Infirmières de l'ordre de Victoria et couple.

En 1918, une Loi sur les pensions fut adoptée afin de verser des avantages d'indemnisation aux veuves des 60 661 soldats morts à la guerre. Elle prévoyait également le versement de pensions aux soldats rendus invalides par la guerre; en 1920, un peu plus de 69 000 d'entre eux recevaient des pensions. Les parents à charge qui subissaient un examen de revenu pouvaient également recevoir des prestations de veuve ou veuf.

Le régime des rentes de l'État de 1908 n'avait pas atteint son objectif prévu, et l'aide de l'État aux personnes âgées pauvres revint sur la scène politique dans les années 20. Alors que personne ne reprochait le versement des pensions aux soldats pour les sacrifices qu'ils avaient fait au cours de la Première Guerre mondiale, bon nombre pensaient que les travailleurs canadiens âgés avaient également droit à une aide en compensation des années de service dans l'économie nationale.

En 1917, le gouvernement fédéral introduisit l'impôt sur le revenu temporaire afin d'aider à financer la participation du pays à la guerre. Cet impôt ne fut pas supprimé à la fin de la guerre, ce qui fournit ainsi au gouvernement une nouvelle source de recettes pour l'élaboration des programmes sociaux nationaux.

En 1924, un Comité spécial nommé par le Parlement afin d'étudier la question des pensions aux personnes âgées estima que 40 p. 100 des Canadiens de 70 ans et plus seraient admissibles à une pension de vieillesse. Cette estimation était fondée sur un examen de leurs moyens d'existence. En 1927, la Loi des pensions de vieillesse fut adoptée, honorant ainsi une promesse politique nécessaire, faite par le premier ministre King. Cette loi établissait un régime à frais partagés afin de remplacer l'aide d'urgence locale par un système national de prestations à l'intention des personnes âgées les plus démunies.

En vertu de la nouvelle Loi des pensions de vieillesse, on établit la pension maximale à 20 $ par mois pour les sujets britanniques de 70 ans et plus qui résidaient au Canada depuis 20 ans.