À la croisée des cultures 200 ans d'immigration au Canada (1800-2000)
Introduction Objets Photos & Documents Thèmes Coin éducatif

Musique

Le gagaku shakuhachi et le hitoyogiri sont deux précurseurs de cette version moderne du shakuhachi. Le premier fut introduit au Japon en provenance de la Chine au cours de l'ère Nara (794-1192) et disparut au début de l'ère Darmakura (1192-1600). Ce sont les prêtres mendiants appelés Komoso qui jouaient de cet instrument appelé hitoyogiri. La popularité de cet instrument disparut au cours de l'ère Edo (1600-1868) pour laisser la place au shakuhachi moderne. (Culture japonaise)

Le ryuteki est une flûte traversière classique du Japon. Le ruyteki, le hichiriki (bois court à deux anches) et le sho (version japonaise du sheng) constituent le cour de l'ensemble Togaku en musique Gagaku, un style de musique classique qui existe depuis le 8e siècle. (Culture japonaise)

Le bandura, un instrument national d'Ukraine muni de trente cordes d'acier, peut se jouer seul, mais il convient idéalement pour accompagner un ou plusieurs chanteurs. Le bandura se joue en frappant les cordes avec le bout des doigts et les ongles. Celui-ci fut fabriqué pour le musée en 1969. (Culture ukrainienne)

Ce kannel, instrument semblable à une cithare, a été fabriqué par Alfred Aasma avant qu'il ne quitte l'Estonie pour venir s'établir au Canada dans les années 1920. Il en a fait cadeau au Musée plus de 40 ans plus tard. Le kannel a 48 cordes métalliques. http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/advertis/adob-06f.shtml (Culture estonienne)

Le luth est l'instrument de musique le plus important des pays du Proche et du Moyen-Orient. Ancêtre du luth occidental, il s'est répandu sous diverses formes dans l'Islam. Conçu entre 1967 et 1975, celui qui nous est présenté constitue une synthèse de la recherche expérimentale moderne et de l'art de la lutherie traditionnelle. Appelé « violut » par son créateur Maher Akili, il est le résultat d'une recherche menée de pair avec quelques interprètes, compositeurs, luthiers et acousticiens. Mariant les techniques traditionnelles à l'innovation afin d'étendre le champ sonore de l'instrument, des cordes sympathiques furent ajoutées sur la table d'harmonie et des incrustations sur le dos vinrent enrichir la sonorité du violut. A l'instar des artistes musulmans qui puisèrent dans l'organisation rationnelle des lignes une source intarissable d'inspiration, l'artiste use ici de formes géométriques pour créer avec la nacre et l'ivoire un motif quatre fois répété. Le détail du dessin laisse voir comment, par le jeu des vides et des pleins, le motif initial du losange s'épanouit en une étoile à six branches évoquant à la fois la figure de l'hexagone et un thème floral abstrait. Par la répétition même de ces losanges entrelacés, une forme gracieuse se découpe sur le dos du luth. L'art de la lutherie combine ainsi le fonctionnel à l'esthétique, il marie la beauté du son à celle de l'objet, la finesse de la facture à celle de la décoration. [Treasures] (Culture égyptienne)

L'inzad est une vièle monocorde à corde frottée avec archet. On retrouve plusieurs variantes de cet instrument en Afrique occidentale, surtout dans les pays islamisés. Il est fait d'une demi-calebasse, qui sert de résonateur, sur laquelle on a cloué une peau de chèvre ou de bouc et dans laquelle un orifice circulaire a été pratiqué. L'unique corde de l'instrument, faite de crins de cheval, est attachée au manche et tendue, à l'autre extrémité, par deux lanières de cuir. L'instrument est dévolu aux femmes et il assure deux fonctions: la première, thérapeutique, sert à chasser certains génies du corps d'un malade ou à soigner certaines maladies; la seconde, récréative, consiste à accompagner les poèmes chantés par les hommes, lesquels vantent la bravoure et les hauts faits des guerriers. Autrefois, quand les Touaregs pratiquaient encore la guerre contre les groupes voisins, les caravanes et les troupes coloniales, c'était pour encourager et glorifier la bravoure des guerriers que l'on jouait de l'inzad. On disait alors d'un guerrier, s'il était un homme valeureux et courageux: " Il mérite l'inzad. " (Carmelle Bégin. Janvier 2001) (Culture touareg)

Ce luth est en usage seulement dans le Nord du Viêt-nam, où il sert à accompagner les chanteuses professionnelles. De nos jours, ce sont les hommes qui le joue. Il n'existe dans aucun autre pays du Sud-Est asiatique et on croit qu'il aurait été inventé au XIe siècle. Ce luth, dont le corps est en palissandre, est tenu à la verticale et les cordes en soie permettent une grande virtuosité. (Carmelle Bégin, CMC.) (Culture vietnamienne)

Cet instrument de percussion est fait d'un bloc de palissandre évidé, que les chanteuses frappent avec des baguettes pour accompagner leur chant. (Carmelle Bégin, MCC.) (Culture vietnamienne)

C'est une cithare à seize cordes tendues sur seize chevalets mobiles. Le musicien pince les cordes à la partie qui se trouve entre le cordier et les chevalets mobiles avec les ongles du pouce et de l'index de la main droite ou avec des onglets en écaille, tandis que la main gauche y exerce une pression pour en modifier la tension. Cela a pour effet de modifier la hauteur des sons et de créer une riche ornementation. Ce sont surtout les femmes qui jouent de cet instrument. (Culture vietnamienne)

Ce luth à quatre cordes a la forme allongée d'une poire. C'est un instrument aristocratique dont jouent les hommes et les femmes, et qui fait partie d'ensembles de musique de cour et de divertissement. Il se joue avec l'ongle des doigts de la main droite. L'extrémité du manche est sculptée en forme de chauve-souris, animal dont le nom est un homonyme du mot " bonheur ". (Culture vietnamienne)

Un tambour en bois, en forme de sablier à une peau, dont la caisse est fermée, tout au fond, par une membrane attachée par des cordes. Une autre corde ceinture le système de cordage et permet de tendre la peau et de changer ainsi la hauteur du son produit. (Culture vietnamienne)

Le lunga est un tambour en forme de sablier. Les notes sont obtenues grâce aux pressions exercées par le bras sur les fils qui tendent et détendent les peaux dont l'une d'elles est percutée par un bâtonnet recourbé. Chez les Moosé, ce tambour peut avoir une utilisation profane. C'est ainsi qu'on en joue lors des travaux agricoles, des danses et autres festivités populaires. Instrument parlant par excellence, il récite les généalogies des chefs lors des cérémonies importantes de la cour. (Carmelle Bégin CMC.) (Culture moose)

Tambour hémisphérique utilisé par un shaman. Il est fabriqué de cuir de cheval placé bien serré sur l'extrémité d'un cadre arrondi. Ce cadre est fabriqué à partir du tronc d'un cannelier. La peau présente plus que des décorations. Il s'agit de figures peintes par un shaman qui représentent l'univers magique et religieux. (Culture chilienne)

Ce djembé, un instrument à percussion, est de dimension moyenne. Il existe le grand (le djembé ba) et le petit (le djembé den) indissociablement joués ensemble, et qui occupent une place centrale dans la pratique musicale des Malinké, des Khassonké et des Peul sédentaires du Wasulun. Le grand et le petit djembé sont accompagnés par le tambour cylindrique dunun.

Le djembé est répandu en Afrique occidentale; on le retrouve entre autres chez les peuples mandingues de la Guinée, du Mali et de la Côte d'Ivoire. Il était joué traditionnellement par les forgerons et utilisé lors de cérémonies rituelles, de la sortie des masques ou de réjouissances comme le mariage. Aujourd'hui, il est répandu non seulement en Afrique, mais un peu partout dans le monde, et il est associé à plusieurs genres de musique traditionnelle, urbaine ou populaire. (Culture malienne)

Découvrez le reste de la collection