La salle du Canada est maintenant fermée pour faire place à la nouvelle salle de l’histoire canadienne, qui ouvrira ses portes le 1er juillet 2017.

Épave : Œuvre originale de Ken Marschall ©1996. Modifications et design, MCH
30 mai 2014 - 6 avril 2015

Une exposition réalisée par le Musée canadien de l’histoire, Gatineau, en partenariat avec le Musée canadien de l’immigration du Quai 21, Halifax.

Dans la nuit du 29 mai 1914, deux navires plongés dans le brouillard entrent en collision sur le Saint-Laurent. L’Empress of Ireland et les 1 477 personnes à son bord coulent en moins de 15 minutes. On estime à 1 032 personnes – passagers et membres d’équipage – le nombre de victimes.

Montez à bord de ce qui fut autrefois un splendide transatlantique pour voyager dans le temps jusqu’à un moment charnière de l’histoire du Canada. À cette époque de grande croissance économique, l’Empress of Ireland et son homologue, l’Empress of Britain, transportent des centaines de milliers d’immigrants jusqu’à nos rives.

Vivez l’ambiance de fête qui règne lorsque le paquebot quitte le port de Québec, la situation confuse dans le brouillard, la collision fatale avec le charbonnier et la course désespérée pour fuir le navire en train de couler. De nombreux artefacts, dont la cloche et le compas du navire, et les comptes rendus de témoins oculaires, dont celui d’une survivante de huit ans, donnent vie à ce récit de dévastation et de sauvetage, de désespoir et de courage, qui retrace la plus grande catastrophe maritime de l’histoire du Canada.

Faites connaissance avec quelques passagers

Des passagers de diverses origines culturelles et sociales arrivaient de partout du Canada et des États-Unis pour embarquer à bord de l’Empress of Ireland le 28 mai 1914. Les raisons de ces déplacements étaient multiples. Leurs vies et celles des membres d’équipage furent à jamais marquées par le naufrage.

Grace Hanagan

Grace Hanagan, avec la permission des archives de l’Armée du Salut, territoire du Canada et des Bermudes

Voyage avec ses parents Edward et Edith

2e classe

Pays de naissance : Canada
Lieu de résidence : Toronto
Objet du voyage : Jeune fille de 8 ans, elle était contente de partir en voyage avec ses parents qui se rendaient à Londres pour participer au Congrès mondial de l’Armée du Salut.

Destin :
Grace Hanagan : survivante
Edith Hanagan : décédée
Edward Hanagan : décédé

Grace (8 ans) perdit ses parents de vue après être tombée à l’eau. Durant l’année suivant la tragédie, elle continua à espérer que sa mère soit encore vivante, son corps n’ayant pas été retrouvé.

Voyez un extrait du témoignage émouvant de Grace

Grace Hanagan, avec la permission des archives de l’Armée du Salut, territoire du Canada et des Bermudes

 

Edward Seybold et sa femme Susanna

© Bibliothèque et Archives Canada, Topley Studio / e010973043 / e010973044

1ère classe

Pays de naissance : Canada
Lieu de résidence : Ottawa
Occupation : Entrepreneur
Objet du voyage : Le couple célébrait son 43e anniversaire de mariage le jour du départ. Il effectuait un voyage en Europe à cette occasion.

Destin :
Edward Seybold : survivant
Susanna Seybold : décédée

Edward suivit le cercueil de sa femme jusqu’à la gare Bonaventure à Montréal le 31 mai.

© Bibliothèque et Archives Canada, Topley Studio / e010973043 / e010973044

Egildo Braga

Photo de mariage de Carlo et Giusseppa Braga, mars 1914, avec l’aimable permission d’Ernesto MilaniVoyage avec sa femme Carolina et leur fils Rino

3e classe

Pays de naissance : Italie
Lieu de résidence :
Fayal Camp (Minnesota)
Occupation : Mineur
Objet du voyage : Les Braga se rendaient visiter leur famille en Italie alors que des grèves majeures se déroulaient dans le secteur minier aux États-Unis.

Destin :
Egildo Braga : survivant
Carolina Braga : survivante
Rino Braga (fils) : décédé

Egildo tenta de sauver sa famille. Il attacha son fils à son corps et se jeta à l’eau avec sa femme. La force des flots arracha Rino à son père. Egildo le chercha désespérément dans le noir, en vain.

Cette photographie, prise dans le nord du Minnesota, montre Elgido Braga et son épouse Carolina portant leur fils Rino. Deux mois plus tard, ils embarquaient sur l’Empress of Ireland pour rentrer en Italie.

Photo de mariage de Carlo et Giusseppa Braga, mars 1914, avec l’aimable permission d’Ernesto Milani

Saviez-vous que…

  • Parti de Québec à destination de Liverpool, l’Empress of Ireland entre en collision avec le charbonnier norvégien Storstad et sombre le 29 mai 1914 à 2 h 10. L’Empress accomplit alors son 96e voyage transatlantique.
  • À peine 15 minutes se sont écoulées entre le moment de l’impact et celui où l’Empress of ireland est englouti.
  • Des 1 477 personnes à bord, 1 012 ont péri; et sur les 138 enfants qui font partie du voyage, on ne compte que 5 rescapés.
  • Au nombre des passagers se trouvent aussi 171 membres de l’Armée du Salut qui se rendaient à Londres pour un congrès mondial. Cent cinquante d’entre eux perdent la vie, et seuls une trentaine survivent à la tragédie.
  • Le 15 avril 1999, le ministère de la Culture et des Communications du Québec classe l’épave comme bien historique et archéologique.
  • À 42 mètres de profondeur et à six kilomètres du rivage de Sainte Luce sur mer, couché sur son côté tribord, l’Empress of Ireland conserve encore bien des secrets…
  • Cette tragédie demeure la plus grande catastrophe maritime de l’histoire du Canada

Partenaire de l'exposition

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Partenaire média

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Partenaire officiel

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