Le dernier front pionnier de l'Ouest: RETOURNER AU MENU PRINCIPAL


Les premières années, 1870-1897



Archives nationales du Canada
C-21604
 

Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, 1896-1911. C'est à sir Wilfrid Laurier que l'on attribue ces mots : « Comme le XIXe siècle a été celui des États-Unis, je crois que l'on peut affirmer que le XXe sera celui du Canada. » Une version abrégée n'a pas tardé à s'imposer : « Le XXe siècle appartient au Canada. »

C'est en 1904 que sir Wilfrid Laurier prononça cette phrase devenue célèbre, lorsque l'économie canadienne avait repris en flèche après des années de stagnation. Subitement, certaines circonstances clés se conjuguèrent de sorte que la colonisation à grande échelle de l'Ouest canadien était possible. Les progrès techniques ont aussi joué un rôle.

Les nouveaux paquebots à vapeur rapides faisaient la traversée depuis la Grande-Bretagne et l'Europe jusqu'au Canada en quelques jours. Le Chemin de fer Canadien Pacifique et d'autres sociétés de chemin de fer facilitaient le transport jusque dans l'Ouest canadien. Les nouvelles machines agricoles permettaient de briser et de retourner le sol des prairies beaucoup plus facilement qu'avant. Des nouvelles variétés de blé spécialement mises au point produisaient des récoltes exceptionnellement abondantes. Les agriculteurs américains, voyant que les vastes espaces libres bordant leur « front pionnier » se remplissaient rapidement, achetaient des terres dans l'Ouest et y apportaient leur expertise précieuse, leur matériel et leurs capitaux.






Archives nationales du Canada
PA-25940
 

L'honorable Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur de 1896 à 1905. Lorsque Laurier fut élu premier ministre en 1896, il nomma Clifford Sifton à la tête de l'important ministère de l'Intérieur, dont relevait à la fois l'immigration et la colonisation des terres.

Sifton était un homme d'affaires accompli originaire du Manitoba, avocat, spéculateur foncier et ancien député au gouvernement manitobain. Un des moteurs du développement de l'Ouest et rédacteur en chef du puissant Manitoba Free Press, il saisissait très bien le pouvoir de la publicité.

Sifton a d'abord recruté des communicateurs et des promoteurs dynamiques et chevronnés au sein de la nouvelle direction de l'Immigration afin qu'ils fassent passer le mot : il existait dans les prairies des vastes terres arables qui attendaient d'être colonisées; chaque pionnier qui s'y établirait pour cultiver le sol aurait droit à un lopin gratuit de 160 acres.

La campagne publicitaire qui fut mise sur pied ciblait principalement trois bassins d'émigration : les États-Unis, l'Europe et la Grande-Bretagne, « mère patrie » surpeuplée et plaque tournante de l'empire britannique. Sifton n'aurait pu mieux choisir son moment.


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Les premières années,
1870-1897
La publicité en Grande-Bretagne,
1900-1916
La publicité en Europe,
de 1900 aux années 1920
La présentation des nouveaux arrivés au Canada,
1910-1911
La publicité aux États-Unis,
de 1900 aux années 1920
La publicité en Grande-Bretagne
dans les années 1920
Les premières années, 1870-1897 La publicité en Grande-Bretagne, 1900-1916 La publicité en Europe, de 1900 aux années 1920 La présentation des nouveaux arrivés au Canada, 1910-1911 La publicité aux États-Unis, de 1900 aux années 1920 La publicité en Grande-Bretagne dans les années 1920