{"id":408,"date":"2012-02-13T00:07:33","date_gmt":"2012-02-13T00:07:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/gwichin\/"},"modified":"2012-04-04T21:31:17","modified_gmt":"2012-04-04T21:31:17","slug":"lartefact","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/gwichin\/artefacts\/collet-a-caribou\/info\/lartefact\/","title":{"rendered":"L\u2019artefact"},"content":{"rendered":"<hr\/>\n<ol>\n<li>\n<p>\u00ab Les caribous \u00e9taient souvent pris dans des collets fabriqu\u00e9s avec six lani\u00e8res de babiche de caribou tordues ensemble. Pour que le r\u00e9sultat soit bien serr\u00e9, il ne fallait pas utiliser plus de six lani\u00e8res. Quand on tend le collet, on laisse le bas de la boucle \u00e0 environ deux pieds [60 cm] au-dessus du sol, et l\u2019ouverture est large d\u2019environ deux pieds [60 cm] et haute d\u2019environ trois pieds [90 cm]. On attache les quatre coins \u00e0 des saules avec des brins d\u2019herbe qui se cassent facilement. Les caribous m\u00e2les ins\u00e8rent leurs bois soigneusement dans la boucle sans se rendre compte que c\u2019est un collet. Les m\u00e2les luttent bien plus que les femelles quand ils sont pris dans un collet. Lorsqu\u2019on en trouve un vivant, il suffit de l\u2019atteindre au c\u0153ur avec une lance \u00e0 caribou pour l\u2019achever. Certains hommes posent dix collets ou plus et les exploitent comme une ligne de trappage. On les utilise seulement quand il fait froid pour que la viande se conserve bien. Un m\u00e2le fort r\u00e9ussit parfois \u00e0 casser le collet. \u00bb\n<\/p>\n<p>\u2014 Douglas Leechman, 1954<\/p>\n<\/li>\n<hr\/>\n<li>\n<p>\n\u00ab On n\u2019utilisait rien d\u2019autre qu\u2019un arc et des fl\u00e8ches, et des collets\u2026 en hiver, on faisait des cl\u00f4tures avec des arbres, des broussailles, des choses comme \u00e7a, puis on tendait beaucoup de collets\u2026 [On dirigeait] de nombreux caribous vers ces collets\u2026\n<\/p>\n<p>\nDes collets en babiche, c\u2019est tout ce qu\u2019on utilisait. Je pense qu\u2019une peau de caribou donnait un collet\u2026 on les tordait et les retordait, peut-\u00eatre six, sept, huit. Puis, on les tordait encore plus, les attachait \u00e0 un poteau et les tendait.\n<\/p>\n<p>\nParfois [les caribous s\u2019\u00e9tranglaient dans les collets]. Quand ils passaient de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la cl\u00f4ture, les caribous \u00e9taient vivants. On avait de longues lances, des lances en os, au bout d\u2019un long b\u00e2ton. On leur donnait un coup quelque part ici, et c\u2019est ainsi qu\u2019on les tuait dans les collets. Puis, on les lan\u00e7ait par-dessus la cl\u00f4ture\u2026 On les lan\u00e7ait par-dessus la cl\u00f4ture tout de suite et on remettait les collets en place au cas o\u00f9 d\u2019autres arriveraient\u2026 \u00bb\n<\/p>\n<p>\u2014 Moses Tizya, A\u00een\u00e9 vuntut gwitchin, 1977 <\/p>\n<p>(Vuntut Gwitchin First Nation Collection VG2001-04-06:31-283) <\/p>\n<\/li>\n<hr\/>\n<li>\n<p>\n\u00ab [Un] corral \u00e9tait construit principalement par une famille, qui\u2026 l\u2019entretenait. Le chef de la famille, le \u201ccapitaine du corral\u201d, \u00e9tait appel\u00e9 <em>Dinjii chit<\/em>, soit le patron du camp\u2026\n<\/p>\n<p>\nQuand on planifiait une chasse, on demandait \u00e0 de jeunes hommes\u2026 de diriger les caribous. Ils ne devaient pas paniquer le troupeau ni y semer le d\u00e9sordre, mais plut\u00f4t le diriger avec r\u00e9gularit\u00e9, graduellement, sans l\u2019alarmer.\n<\/p>\n<p>\n\u2026 Ils \u00e9taient connus pour leur habilet\u00e9 \u00e0 diriger les animaux. Puisqu\u2019on faisait cela pour survivre\u2026 C\u2019\u00e9tait il y a longtemps, et les gens croyaient au pouvoir des forces surnaturelles. C\u2019est ainsi qu\u2019ils travaillaient ensemble. Donc, il fallait choisir de bonnes personnes\u2026\n<\/p>\n<p>\nIl y avait toujours un chef. Tous ces corrals \u2013 celui de la rivi\u00e8re Rat, celui de La Pierre House, ceux de la rivi\u00e8re Driftwood et de la rivi\u00e8re Cache Creek \u2013 ils avaient tous un nom. Ils portaient le nom de leur capitaine\u2026\n<\/p>\n<p>\nAu printemps, m\u00eame avant que la neige commence \u00e0 fondre, le capitaine \u00e9tablissait un camp pr\u00e8s du corral et commen\u00e7ait \u00e0 travailler l\u00e0-dessus. S\u2019il avait une grande famille, elle restait avec lui. Puis, ses fils ou ses gendres, par exemple, l\u2019aidaient \u00e0 r\u00e9parer le corral. Les r\u00e9parations prenaient beaucoup de temps parce qu\u2019il fallait tout tasser \u00e0 la main. Une fois r\u00e9par\u00e9, le corral \u00e9tait pr\u00eat pour l\u2019arriv\u00e9e des caribous\u2026\n<\/p>\n<p>\nIls demandaient \u00e0 d\u2019autres personnes de les aider \u00e0 diriger, \u00e0 tuer et \u00e0 d\u00e9pecer les caribous.\n<\/p>\n<p><em>[Question : Quand on partageait les caribous, est-ce que ces personnes (la famille du chef) en recevaient le plus?]<\/em><\/p>\n<p>\nNon \u2013 bien, c\u2019\u00e9tait au capitaine de d\u00e9cider. Si on tuait cent caribous, avec dix familles, il savait \u2013 j\u2019imagine qu\u2019il les partageait selon la taille de la famille. \u00c0 cette \u00e9poque de l\u2019ann\u00e9e, tous les caribous qu\u2019ils obtenaient servaient \u00e0 la confection de v\u00eatements d\u2019hiver. De v\u00eatements et d\u2019une tente aussi. Je ne pense pas qu\u2019un homme ayant une petite famille recevait autant qu\u2019un homme qui en avait une grande. Bien, c\u2019\u00e9tait toujours le capitaine qui savait quoi faire. \u00bb\n<\/p>\n<p>\t\u2014 <a href=\"\/gwichin\/conteurs\/jim-edward-sittichinli\/\"> Jim Edward Sittichinli<\/a>, A\u00een\u00e9 ehdiitat gwich\u2019in, 1966 <\/p>\n<p>(Docs Ethno, E2006.7 B795, f.16, Archives du MCC)  <\/p>\n<\/li>\n<hr\/>\n<li>\n<p>\n\u00ab J\u2019ai eu \u00e0 poser des collets \u00e0 caribou. Une fois, je me suis trouv\u00e9 sans fusil (ni munitions), mais il y avait beaucoup de caribous dans les environs. J\u2019ai pos\u00e9 des collets au pied des berges \u00e9chancr\u00e9es de la rivi\u00e8re que les caribous descendaient\u2026 et j\u2019en ai pris quatre. Les collets sont fabriqu\u00e9s avec des lani\u00e8res de babiche provenant de caribous fra\u00eechement abattus que l\u2019on tord autour d\u2019un morceau de babiche. Pour rendre le collet plus long, on le [tend entre deux objets] et on y appuie un billot lourd.\n<\/p>\n<p>\nLes lapins ignorent l\u2019odeur des humains sur les collets, mais les originaux et les caribous y font attention. Pour enlever l\u2019odeur, on prenait des brindilles chaudes noircies par le feu et on les frottait sur la babiche.\n<\/p>\n<p>Quand un caribou est pris dans un collet, les autres font demi-tour et s\u2019enfuient. Donc, habituellement, on n\u2019en prend qu\u2019un \u00e0 la fois avec des collets. \u00bb\n<\/p>\n<p>\u2014 <a href=\"\/gwichin\/conteurs\/william-vittrekwa\/\">William Vittrekwa<\/a>, A\u00een\u00e9 teet\u0142\u2019it gwich\u2019in, 1938\u20131939 ou 1946\u20131947<\/p>\n<p>(Docs Ethno, E2006.7 B795, f.21, Archives du MCC)<\/p>\n<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Les caribous \u00e9taient souvent pris dans des collets fabriqu\u00e9s avec six lani\u00e8res de babiche de caribou tordues ensemble. 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