{"id":3549,"date":"2011-11-21T17:48:59","date_gmt":"2011-11-21T21:48:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-11-23T12:18:16","modified_gmt":"2011-11-23T16:18:16","slug":"charles-albanel-1672","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/charles-albanel-1672\/","title":{"rendered":"Charles Albanel 1672"},"content":{"rendered":"<p>Le j\u00e9suite Charles Albanel est-il n\u00e9 en Auvergne en 1616, de parents fran\u00e7ais, ou de parents anglais en 1613? Des ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sa venue en Nouvelle-France, on sait peu de choses. Entr\u00e9 au noviciat des J\u00e9suites de Toulouse, le 16 septembre 1633, il amorce sa carri\u00e8re en enseignant dans divers villages du royaume. Au printemps de 1649, il s&#8217;embarque pour le Canada. \u00c9nergique et opini\u00e2tre, mais obscur et sans panache, m\u00e9pris\u00e9 par ses sup\u00e9rieurs, Charles Albanel a relev\u00e9 le d\u00e9fi d&rsquo;atteindre la baie d&rsquo;Hudson par voie de terre.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/albanel-1672\/Albanel_1672_fr.jpg\" title=\"Albanel 1672\" alt=\"Albanel 1672\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"albanel1672Map animated-map\" style=\"width:571px; height:403px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/albanel-1672\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/albanel-1672\/albanel-1672.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"albanel1672Canvas\" width=\"571\" height=\"403\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/albanel-1672\/Albanel_1672_fr.jpg\" title=\"Albanel 1672\" alt=\"Albanel 1672\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"albanel1672Canvas2\" width=\"571\" height=\"403\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"albanel1672Canvas3\" width=\"571\" height=\"403\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"albanel1672Canvas4\" width=\"571\" height=\"403\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"albanel1672Canvas5\" width=\"571\" height=\"403\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"albanel1672Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Le compagnon de Jean de Quen<\/h2>\n<p>Charles Albanel arrive \u00e0 Qu\u00e9bec \u00e0 bord de l&rsquo;un des trois navires qui y accostent le 23 ao\u00fbt 1649. Vers la fin du mois suivant, il se rend \u00e0 Ville-Marie. Il y rejoint son confr\u00e8re Jean de Quen qui, deux ans plus t\u00f4t, a explor\u00e9 le lac Saint-Jean. Pendant que le premier pr\u00e9side aux s\u00e9pultures des \u00ab Montr\u00e9alistes \u00bb, Albanel officie aux bapt\u00eames. En 1650, les deux j\u00e9suites hivernent \u00e0 la mission de Tadoussac qui est alors dirig\u00e9e par Jean de Quen.<\/p>\n<p>La mission de Tadoussac s&rsquo;\u00e9tend sur les deux rives du Saint-Laurent et il n&rsquo;est pas rare de voir les missionnaires traverser \u00able grand chemin qui marche\u00bb ou s&rsquo;aventurer sur le territoire pour aller \u00e0 la rencontre des Autochtones. Au cours des dix hivers qui vont suivre, Albanel surmonte des \u00e9preuves dont il minimisera plus tard la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<h2>Les ann\u00e9es d&rsquo;itin\u00e9rance<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s des ann\u00e9es de silence, on retrouve Charles Albanel dans la r\u00e9gion des Trois-Rivi\u00e8res. En 1660, il c\u00f4toie Pierre-Esprit Radisson et M\u00e9dard Chouart des Groseilliers qui reviennent d&rsquo;une exp\u00e9dition de traite au lac Sup\u00e9rieur avec 300 Am\u00e9rindiens et 60 canots remplis de fourrures. \u00c0 la mi-ao\u00fbt, Albanel s&rsquo;absente temporairement pour accompagner les Autochtones qui retournent aux Grands Lacs.<\/p>\n<p>En 1666, Albanel est l&rsquo;un des quatre aum\u00f4niers des troupes du r\u00e9giment de Carignan dirig\u00e9es par Alexandre de Prouville de Tracy. En janvier, il accompagne le d\u00e9tachement d&rsquo;hommes qui, chauss\u00e9s de raquettes, partent de Qu\u00e9bec pour aller effrayer les Iroquois de la rivi\u00e8re Richelieu. Il participe, en septembre, \u00e0 une marche similaire qui ram\u00e8ne les soldats vers les rives du lac Champlain.<\/p>\n<h2>Chercher le chemin entre la mer du Nord et la mer du Sud<\/h2>\n<p>Quand et comment Charles Albanel s&rsquo;est-il fait remarquer des autorit\u00e9s de la colonie? On sait que, le 10 novembre 1670, Jean Talon s&rsquo;inqui\u00e8te de la pr\u00e9sence de \u00ab deux vaisseaux Europ\u00e9ens qui cabannent [&#8230;] assez pres de la baye d&rsquo;Hudson \u00bb et du r\u00f4le qu&rsquo;a pu jouer \u00ab un nomm\u00e9 Desgroseliers autrefois habitant de Canada\u00a0 \u00bb dans leur pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit. Le 11 novembre de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, l&rsquo;intendant \u00e9crit : \u00ab Il y a trois mois que J&rsquo;ay fait partir avec le P\u00e8re Albanel, j\u00e9suite, le sr de St Simon jeune gentilhomme de Canada [&#8230;] ; ils doivent pousser jusqu&rsquo;\u00e0 la baye d&rsquo;hudson, faire des memoires sur tout ce qu&rsquo;ils decouvriront, lier commerce de pelleteries avec les sauvages et surtout reconnoistre s&rsquo;il y a lieu d&rsquo;y faire hiverner quelques bastiments pour y faire un entrepost qui puisse un jour fournir des rafraichissements aux vaisseaux qui pourront cy apres descouvrir par cet endroit la communication des deux mers du nord et du sud. \u00bb<\/p>\n<h2>Enfin, la baie d&rsquo;Hudson!<\/h2>\n<p>Charles Albanel, Paul Denis de Saint-Simon et S\u00e9bastien Provencher se rejoignent \u00e0 Tadoussac, le 8 ao\u00fbt 1671. Ils sont au lac Saint-Jean quand la pr\u00e9sence d&rsquo;Anglais \u00e0 la mer du Nord leur est confirm\u00e9e. Au risque de retarder leur d\u00e9part, ils envoient chercher leurs passeports (lettres officielles sign\u00e9es du gouverneur, de l&rsquo;intendant et de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque). Le 1er juin 1672, apr\u00e8s un hivernement p\u00e9nible, les trois hommes repartent accompagn\u00e9s de 16 canoteurs am\u00e9rindiens.<\/p>\n<p>Cinq jours plus tard, ils atteignent Paslistaskau, la ligne de partage des eaux \u00ab qui divise les terres du Nord &amp; du Sud \u00bb. Le 18 juin, ils entrent dans le lac Mistassini. Exception faite de Guillaume Couture, qui s&rsquo;y \u00e9tait rendu en 1661, aucun Fran\u00e7ais ne s&rsquo;\u00e9tait aventur\u00e9 plus loin. Le 25, la rivi\u00e8re Rupert et le lac Nemiskau s&rsquo;ouvrent aux trois canots. Plus loin, la rivi\u00e8re Nemiskau les fait entrer dans la \u00ab baye de Hutson \u00bb.<\/p>\n<p>Trois jours plus tard, il voit un navire et deux b\u00e2timents abandonn\u00e9s par les Anglais. Il pactise avec les Am\u00e9rindiens et souligne qu&rsquo;il a contribu\u00e9 \u00e0 la paix qui r\u00e8gne depuis cinq ans avec l&rsquo;Iroquois : \u00ab je lui ay ravy son Pakamagan, sa hache d&rsquo;arme, &amp; m\u00e9me j&rsquo;ay retir\u00e9 du feu tes deux filles, &amp; beaucoup de tes parens ; \u00e0 la bonne heure vivez en paix, &amp; en asseurance, je te rends ton pa\u00efs, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;Iroquois t&rsquo;avoit chass\u00e9. Peschez, chassez, &amp; trafiquez par tout, &amp; ne craignez plus rien. \u00bb<\/p>\n<p>Le retour vers Qu\u00e9bec d\u00e9bute le 6 juillet. Trois jours plus tard, les armes du roi de France sont arbor\u00e9es sur \u00ab la pointe de l&rsquo;\u00eele qui coupe \u00bb le lac Nemiskau. Le 1er ao\u00fbt 1672, Albanel quitte Chicoutimi en direction de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<h2>Prisonnier des Anglais<\/h2>\n<p>Si Charles Albanel s&rsquo;est rendu jusqu&rsquo;\u00e0 la baie d&rsquo;Hudson, il n&rsquo;en a pas rapport\u00e9 l&rsquo;assurance que les Autochtones de cette r\u00e9gion refuseraient de commercer avec les Anglais. Que Charles Albanel soit alors \u00e2g\u00e9 de 57 ou 60 ans n&#8217;emp\u00eache pas Frontenac de croire que le missionnaire est encore l&rsquo;homme de la situation. Albanel repart donc pour la baie d&rsquo;Hudson \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1673. Il ne revient dans la colonie que le 22 juillet 1676. Trois jours plus tard, il est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de la mission Saint-Fran\u00e7ois-Xavier (De Pere, Wisconsin).<\/p>\n<p>En 1679, les Relations des J\u00e9suites avaient bri\u00e8vement \u00e9voqu\u00e9 les p\u00e9rip\u00e9ties entourant le deuxi\u00e8me voyage d&rsquo;Albanel \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson : \u00ab il y a souffert tout ce qu&rsquo;on peut s&rsquo;imaginer et en suite il fut pris par les anglais qui estoient \u00e0 la baye d&rsquo;hutson, enmen\u00e9 en Angleterre, et puis en France [&#8230;] \u00bb Les Anglais vont lui consacrer plus d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et laisser planer un doute quant \u00e0 sa fid\u00e9lit\u00e9 envers les autorit\u00e9s de la colonie. Arriv\u00e9 \u00e9puis\u00e9 \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson et virtuellement incapable de reprendre la route en sens inverse, le missionnaire leur aurait demand\u00e9 asile. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s avoir obtenu une lettre de ses sup\u00e9rieurs visant \u00e0 lever le doute sur d&rsquo;\u00e9ventuels soup\u00e7ons de tra\u00eetrise qu&rsquo;il est revenu dans la colonie. Charles Albanel est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 au Sault Sainte-Marie, le 11 janvier 1696, \u00e2g\u00e9 de 80 ou de 83 ans&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le j\u00e9suite Charles Albanel est-il n\u00e9 en Auvergne en 1616, de parents fran\u00e7ais, ou de parents anglais en 1613? Des ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sa venue en Nouvelle-France, on sait peu de choses. Entr\u00e9 au noviciat des J\u00e9suites de Toulouse, le 16 septembre 1633, il amorce sa carri\u00e8re en enseignant dans divers villages du royaume. 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