{"id":3568,"date":"2011-11-21T17:58:11","date_gmt":"2011-11-21T21:58:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2012-05-29T14:48:02","modified_gmt":"2012-05-29T18:48:02","slug":"etienne-brule-1615-1621","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/etienne-brule-1615-1621\/","title":{"rendered":"\u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 1615-1621"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;existence de l&rsquo;interpr\u00e8te-explorateur \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 restera toujours myst\u00e9rieuse. N\u00e9 vers 1591, \u00e0 Champigny-sur-Marne, dans la r\u00e9gion parisienne, il aurait accompagn\u00e9 Samuel de Champlain \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1608. Son destin est trac\u00e9 : il servira d&rsquo;interpr\u00e8te \u2013 ou \u00ab truchement \u00bb \u2013 aupr\u00e8s des nations am\u00e9rindiennes alli\u00e9es des Fran\u00e7ais. Il sera surtout un \u00e9claireur. Essentiel aux premi\u00e8res explorations document\u00e9es effectu\u00e9es en Nouvelle-France, il a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 Samuel de Champlain, Gabriel Sagard, Jean Nicolet, Nicolas Perrot et leurs \u00e9mules sur la route des Grands Lacs. Il aurait \u00e9t\u00e9 le premier Europ\u00e9en \u00e0 voir et \u00e0 produire des descriptions orales de l&rsquo;Outaouais, de la baie Georgienne, de la Pennsylvanie et de quatre des Grands Lacs.<br \/>\n<a name=\"anchor\"><\/a><\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/brule-1615-1621\/Brule_1615-1621_fr.jpg\" title=\"brule-1615-1621\" alt=\"brule-1615-1621\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"brule16151621Map animated-map\" style=\"width:571px; height:379px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/brule-1615-1621\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/brule-1615-1621\/brule-1615-1621.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"brule16151621Canvas\" width=\"571\" height=\"379\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/brule-1615-1621\/Brule_1615-1621_fr.jpg\" title=\"brule-1615-1621\" alt=\"brule-1615-1621\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"brule16151621Canvas2\" width=\"571\" height=\"379\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"brule16151621Canvas3\" width=\"571\" height=\"379\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"brule16151621Canvas4\" width=\"571\" height=\"379\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"brule16151621Canvas5\" width=\"571\" height=\"379\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"brule16151621Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Conna\u00eetre le pays et ses peuples<\/h2>\n<p>En 1610, le fondateur de la Nouvelle-France a d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9 la rivi\u00e8re Richelieu jusqu&rsquo;au lac Champlain. Il s&rsquo;int\u00e9resse au pays int\u00e9rieur dont la d\u00e9couverte doit s&rsquo;amorcer \u00e0 l&rsquo;ouest du sault Saint-Louis (rapides de Lachine). \u00c0 la fin du mois de juin, le fondateur de la colonie en confie le rep\u00e9rage \u00e0 \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;avois un jeune gar\u00e7on qui avoit deja yvern\u00e9 deux ans \u00e0 Quebecq, lequel avoit desir d&rsquo;aller avec les Algoumequins, pour apprendre la langue.[&#8230;] pour scavoir quel estoit leur pays, voir le grand lac, remarquer les rivieres, quels peuples y habitent ; ensemble descouvrir les mines &amp; choses les plus rares de ces lieux &amp; peuples, afin qu&rsquo;\u00e0 son retour nous peussions estre informez de la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Le 13 juin 1611, Samuel de Champlain franchit les rapides de Lachine. Il pr\u00e9cise alors qu&rsquo;avant lui, aucun \u00ab autre Chretien, hormis mondit gar\u00e7on \u00bb n&rsquo;avait tent\u00e9 l&rsquo;exp\u00e9rience. En aval ou en amont de l&rsquo;obstacle, il rencontre \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab Aussi je vis mon gar\u00e7on qui vint habill\u00e9 \u00e0 la sauvage, qui se loua du traictement des sauvages, selon leur pays, &amp; me fit entendre tout ce qu&rsquo;il avoit veu en son yvernement &amp; ce qu&rsquo;il avoir apris desdicts sauvages. [&#8230;] Mon gar\u00e7on [&#8230;] avoit fort bien apris leur langue. \u00bb<\/p>\n<h2>Au c\u0153ur de la Huronie<\/h2>\n<p>Br\u00fbl\u00e9 repart aussit\u00f4t vers le pays des Hurons. Pour atteindre ce territoire, situ\u00e9 dans la p\u00e9ninsule form\u00e9e par les lacs Ontario et Huron, il aurait voyag\u00e9 le long de l&rsquo;Outaouais et de la Mattawa, travers\u00e9 le lac Nipissing et suivi la rivi\u00e8re des Fran\u00e7ais jusqu&rsquo;\u00e0 la baie Georgienne.<\/p>\n<p>Le 1er ao\u00fbt 1615, Champlain \u00ab d\u00e9couvre \u00bb le lac Huron o\u00f9 il rencontre le truchement qu&rsquo;il autorise \u00e0 se rendre chez les Andastes, au sud de l&rsquo;Iroquoisie, \u00ab puisque de sa volont\u00e9 il y estoit port\u00e9, &amp; par ce moyen verroit leur pays &amp; pourroit recoignoistre les peuples qui y habitent. \u00bb<\/p>\n<p>Le 8 septembre 1615, Br\u00fbl\u00e9 part du lac Simcoe en compagnie de guides hurons. Il chemine jusqu&rsquo;au site de l&rsquo;actuelle ville de Buffalo, \u00e0 la jonction des lacs \u00c9ri\u00e9 et Ontario. Il continue ensuite jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re Susquehanna \u00ab qui se d\u00e9charge du c\u00f4t\u00e9 de la Floride o\u00f9 il y a force nations qui sont puissantes et belliqueuses. \u00bb<\/p>\n<p>Au printemps 1616, l&rsquo;explorateur quitte le pays des Andastes et remonte vers le nord o\u00f9 il est pris par les Iroquois. Selon son r\u00e9cit, il aurait \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9 et menac\u00e9 de mort. Il sauve sa peau en bluffant, se gagne l&rsquo;estime de ses ge\u00f4liers et se pr\u00e9sente comme un n\u00e9gociateur influent, promettant m\u00eame \u00ab de les mettre d&rsquo;accord avec les Fran\u00e7ois, &amp; leurs ennemis, &amp; leur faire jurer amiti\u00e9 les uns envers les autres. \u00bb<\/p>\n<p>Au mois de juillet 1618, apr\u00e8s 34 mois d&rsquo;absence, \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 revient dans la colonie. Selon ses propres dires, il aurait \u00e9t\u00e9 le premier Europ\u00e9en \u00e0 explorer l&rsquo;actuel \u00c9tat de Pennsylvanie.<\/p>\n<h2>La Pennsylvanie et le lac Sup\u00e9rieur<\/h2>\n<p>En 1618, Br\u00fbl\u00e9 veut se rendre au lac Sup\u00e9rieur. Champlain l&rsquo;invite \u00e0 r\u00e9aliser son voeu : \u00ab ce qu&rsquo;il me promist de continuer, et effectuer dans peu de temps, avec la gr\u00e2ce de Dieu et de m&rsquo;y conduire. \u00bb<\/p>\n<p>Br\u00fbl\u00e9 poursuit, jusqu&rsquo;en 1621, des p\u00e9r\u00e9grinations qui le conduisent au sault Sainte-Marie qui relie les lacs Sup\u00e9rieur et Huron. Le r\u00e9collet Gabriel Sagard t\u00e9moigne de cet exploit : \u00ab Le Truchement Brusl\u00e9 avec quelques Sauvages nous ont asseur\u00e9 qu&rsquo;au del\u00e0 de la mer douce (lac Huron), il y a un autre grandissime lac, qui se descharge dans icelle par une cheute d&rsquo;eau que l&rsquo;on a surnomm\u00e9 le Saut de Gaston (sault Sainte-Marie). \u00bb<\/p>\n<h2>La trahison<\/h2>\n<p>En 1624, Gabriel Sagard discr\u00e9dite \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 aupr\u00e8s de Champlain. Le r\u00e9collet d\u00e9nonce les moeurs libres du nomade et il r\u00e9v\u00e8le que Br\u00fbl\u00e9 a d\u00e9sormais deux ma\u00eetres puisqu&rsquo;il travaille pour la Nouvelle-France et pour les commer\u00e7ants de fourrures, ennemis de Champlain.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire d&rsquo;\u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 fut irr\u00e9m\u00e9diablement ternie en 1629. Champlain avait capitul\u00e9 devant les fr\u00e8res Kirke et la plupart des Fran\u00e7ais rentraient dans la m\u00e8re-patrie. \u00c0 Tadoussac, Br\u00fbl\u00e9 et son confr\u00e8re Nicolas Marsolet reconnurent leur intention de rester en Nouvelle-France : \u00ab Nous avons \u00e9t\u00e9 pris de force, firent-ils comme excuse ; nous savons tr\u00e8s bien que si l&rsquo;on nous tenait en France qu&rsquo;on nous pendrait [&#8230;] \u00bb<\/p>\n<p>La nouvelle de l&rsquo;assassinat de Br\u00fbl\u00e9, tu\u00e9 par les Hurons alors que la colonie \u00e9tait anglaise, a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e \u00e0 Champlain \u00e0 son retour \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1633.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;existence de l&rsquo;interpr\u00e8te-explorateur \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 restera toujours myst\u00e9rieuse. N\u00e9 vers 1591, \u00e0 Champigny-sur-Marne, dans la r\u00e9gion parisienne, il aurait accompagn\u00e9 Samuel de Champlain \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1608. Son destin est trac\u00e9 : il servira d&rsquo;interpr\u00e8te \u2013 ou \u00ab truchement \u00bb \u2013 aupr\u00e8s des nations am\u00e9rindiennes alli\u00e9es des Fran\u00e7ais. Il sera surtout un \u00e9claireur. 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