{"id":3572,"date":"2011-11-21T18:11:57","date_gmt":"2011-11-21T22:11:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2016-05-19T15:49:45","modified_gmt":"2016-05-19T19:49:45","slug":"jacques-cartier-1534-1542","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/jacques-cartier-1534-1542\/","title":{"rendered":"Jacques Cartier 1534-1542"},"content":{"rendered":"<p>On ne sait pas comment Jacques Cartier a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 la navigation, mais Saint-Malo, la ville o\u00f9 il est n\u00e9 entre l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et l&rsquo;hiver 1491, \u00e9tait alors l&rsquo;un des plus importants ports d&rsquo;Europe. En 1524, il aurait accompagn\u00e9 Giovanni da Verrazzano et particip\u00e9 ainsi aux explorations officieuses engag\u00e9es par le roi de France. Une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, Jacques Cartier est un navigateur assez exp\u00e9riment\u00e9 pour que Fran\u00e7ois 1er lui demande d&rsquo;entreprendre l&rsquo;exploration officielle de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Il ne fait pas de doute que la route maritime qu&rsquo;il emprunte, en 1534, lui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 famili\u00e8re.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raires<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1534\/jacques-cartier-1534.jpg\" title=\"Cartier 1534\" alt=\"Cartier 1534\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"cartier1534Map animated-map\" style=\"width:571px; height:469px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1534\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1534\/cartier-1534.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"cartier1534Canvas\" width=\"571\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1534\/jacques-cartier-1534.jpg\" title=\"Cartier 1534\" alt=\"Cartier 1534\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1534Canvas2\" width=\"571\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1534Canvas3\" width=\"571\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1534Canvas4\" width=\"571\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1534Canvas5\" width=\"571\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"cartier1534Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1535\/jacques-cartier-1535.jpg\" title=\"Cartier 1535\" alt=\"Cartier 1535\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"cartier1535Map animated-map\" style=\"width:572px; height:469px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1535\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1535\/cartier-1535.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"cartier1535Canvas\" width=\"572\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/cartier-1535\/jacques-cartier-1535.jpg\" title=\"Cartier 1535\" alt=\"Cartier 1535\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1535Canvas2\" width=\"572\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1535Canvas3\" width=\"572\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1535Canvas4\" width=\"572\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"cartier1535Canvas5\" width=\"572\" height=\"469\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:572px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"cartier1535Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Vers les Terres Neuves<\/h2>\n<p>Le 19 mars 1534, Cartier re\u00e7oit la mission de \u00ab faire le voyage de ce royaume es Terres Neuves pour descouvrir certaines yles et pays o\u00f9 l&rsquo;on dit qu&rsquo;il se doibt trouver grant quantit\u00e9 d&rsquo;or et autres riches choses. \u00bb Le 20 avril suivant, le navigateur malouin appareille avec deux navires et 61 compagnons. Vingt jours plus tard, il atteint Terre-Neuve. L&rsquo;exploration s&rsquo;effectue d&rsquo;abord le long d&rsquo;un territoire fr\u00e9quent\u00e9 par les p\u00eacheurs bretons : de la baie des Ch\u00e2teaux (d\u00e9troit de Belle-Isle) jusqu&rsquo;au sud de Terre-Neuve. Apr\u00e8s avoir plant\u00e9 une croix \u00e0 Saint-Servan, sur la c\u00f4te nord du golfe, Cartier pique vers le sud. Apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 les \u00celes-de-la-Madeleine, il met les voiles vers l&rsquo;actuelle \u00cele-du-Prince-\u00c9douard dont il ne remarque pas l&rsquo;insularit\u00e9.<\/p>\n<h2>Mensonge et prise de possession<\/h2>\n<p>Cartier progresse ensuite jusqu&rsquo;\u00e0 la baie des Chaleurs o\u00f9, le 7 juillet, il rencontre des Micmacs. Les palabres sont assorties d&rsquo;\u00e9changes que l&rsquo;histoire a consign\u00e9s comme \u00e9tant le premier geste commercial intervenu entre Fran\u00e7ais et Am\u00e9rindiens. Peu apr\u00e8s, Cartier atteint la baie de Gasp\u00e9.<\/p>\n<p>Plus de 200 Iroquois de Stadacon\u00e9 (Qu\u00e9bec) se sont rendus dans la p\u00e9ninsule pour p\u00eacher. D&rsquo;abord confiantes et cordiales, les relations se ternissent quand, le 24 juillet, Jacques Cartier prend possession du territoire. La croix de 30 pieds de haut, qu&rsquo;il \u00e9rige \u00e0 la Pointe-Penouille, semble inconvenante \u00e0 Donnacona, le chef des Autochtones. Craignant les cons\u00e9quences de ce m\u00e9contentement, Cartier ment en d\u00e9crivant la croix comme un insignifiant point de rep\u00e8re.<\/p>\n<p>Jacques Cartier \u00e0 Gasp\u00e9\u00a0 Le 25, il quitte les environs de Gasp\u00e9 en direction du golfe Saint-Laurent. Apr\u00e8s avoir long\u00e9 le d\u00e9troit qui s\u00e9pare l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Anticosti et la rive nord, il repart pour Saint-Malo o\u00f9 il accoste le 5 septembre. Le fleuve Saint-Laurent n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert.<\/p>\n<h2>R\u00e9v\u00e9lations des guides am\u00e9rindiens<\/h2>\n<p>Jacques Cartier arrive en France avec deux troph\u00e9es pr\u00e9cieux : Domagaya et Taignoagny, les fils de Donnacona qui se sont laiss\u00e9s convaincre de le suivre. Ils lui parlent du fleuve Saint-Laurent et du \u00ab royaume de Saguenay \u00bb, objectifs du deuxi\u00e8me voyage qui d\u00e9bute le 19 mai 1535. Cartier a \u00e9t\u00e9 persuasif : son \u00e9quipage a doubl\u00e9 et il dirige trois navires : la Grande Hermine, la Petite Hermine et l&rsquo;\u00c9m\u00e9rillon.<\/p>\n<p>Cinquante jours apr\u00e8s avoir pris la mer, un premier vaisseau jette l&rsquo;ancre sur les c\u00f4tes de Terre-Neuve. Le 26 juillet, le convoi est r\u00e9uni. L&rsquo;exploration reprend. Le 10 ao\u00fbt, jour de la Saint-Laurent, l&rsquo;explorateur donne le nom du saint \u00e0 une petite baie. Les cartographes l&rsquo;appliqueront au \u00ab grand fleuve de Hochelaga et chemyn de Canada \u00bb qui conduit vers l&rsquo;int\u00e9rieur du continent, \u00ab si loing que jamais homme n&rsquo;avoit est\u00e9 au bout. \u00bb<\/p>\n<h2>Du Saguenay jusqu&rsquo;\u00e0 Hochelaga<\/h2>\n<p>Naviguant le long du fleuve jusqu&rsquo;\u00e0 Stadacon\u00e9 (Qu\u00e9bec), les navires d\u00e9passent l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Anticosti et l&#8217;embouchure du Saguenay. Cartier \u00e9tablit ses quartiers g\u00e9n\u00e9raux sur la rivi\u00e8re Sainte-Croix (rivi\u00e8re Saint-Charles) et, cinq jours plus tard, il monte \u00e0 bord de l&rsquo;\u00c9m\u00e9rillon pour se rendre \u00e0 Hochelaga (Montr\u00e9al). Laissant le navire dans le lac Saint-Pierre, il poursuit sa route en barque jusqu&rsquo;au village iroquois o\u00f9 il arrive, le 2 octobre.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de deux mille personnes y vivent. L&rsquo;\u00eele et le village sont domin\u00e9s par une montagne qu&rsquo;il nomme mont Royal. Il y est conduit par ses h\u00f4tes, qui lui parlent des richesses de l&rsquo;ouest et, encore, du \u00ab royaume de Saguenay. \u00bb Les rapides, qui coulent au nord et au sud de l&rsquo;\u00eele de Montr\u00e9al, l&#8217;emp\u00eachent de poursuivre sa route vers l&rsquo;ouest. Cartier doit retourner au havre de la rivi\u00e8re Saint-Charles o\u00f9 il constate que les relations avec les Iroquois se sont envenim\u00e9es. Un hiver h\u00e2tif menace les Fran\u00e7ais.<\/p>\n<h2>Isolement, froid et scorbut<\/h2>\n<p>D\u00e8s la mi-novembre, les navires sont emprisonn\u00e9s dans les glaces. D\u00e9cembre d\u00e9bute sur une \u00e9pid\u00e9mie de scorbut. Frapp\u00e9s les premiers, les Iroquois tardent \u00e0 livrer le secret de l&rsquo;anedda, une tisane de c\u00e8dre blanc qui va les sauver. Des 100 Fran\u00e7ais qui sont touch\u00e9s, 25 succombent.<\/p>\n<p>Le 3 mai, Cartier fait planter une croix sur le site o\u00f9 il vient d&rsquo;hiverner. Le m\u00eame jour, il s&#8217;empare d&rsquo;une dizaine d&rsquo;Iroquois parmi lesquels se trouve Donnacona, le seul \u00e0 pouvoir \u00ab conter et dire au roi ce qu&rsquo;il avait vu \u00e8s pays occidentaux, des merveilles du monde. \u00bb<\/p>\n<p>Le voyage de retour d\u00e9bute trois jours plus tard, sans la Petite Hermine. Au fil d&rsquo;un crochet le long de Terre-Neuve, Jacques Cartier d\u00e9couvre le d\u00e9troit qui porte le nom de l&rsquo;explorateur Giovanni Caboto. Le 16 juillet 1536, Cartier retrouve Saint-Malo.<\/p>\n<h2>La colonisation du Canada<\/h2>\n<p>Le 17 octobre 1540, Fran\u00e7ois 1er confie au navigateur breton la mission de retourner au Canada pour donner corps \u00e0 un projet de colonisation dont il serait \u00ab capitaine g\u00e9n\u00e9ral. \u00bb Mais voici que, le 15 janvier 1541, Jean-Fran\u00e7ois de La Roque de Roberval, un courtisan huguenot, supplante Cartier.<\/p>\n<p>Autoris\u00e9 \u00e0 partir par Roberval, qui attend la livraison de pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie et de marchandises, Jacques Cartier quitte Saint-Malo le 23 mai 1541. Il dirige cinq navires \u00ab bien fournis de victuailles pour deux ans \u00bb dont la Grande Hermine, l&rsquo;\u00c9m\u00e9rillon, le Saint-Brieux et le Georges. Mille cinq cents personnes voyagent avec lui. La travers\u00e9e dure plus de trois mois.<\/p>\n<p>Sauf une fillette, tous les Iroquois sont morts en France. Cartier avoue le d\u00e9c\u00e8s de Donnacona, mais il pr\u00e9tend que les autres \u00ab \u00e9taient rest\u00e9s en France o\u00f9 ils vivaient comme de grands seigneurs; qu&rsquo;ils \u00e9taient mari\u00e9s et qu&rsquo;ils ne voulaient pas revenir en leur pays. \u00bb<\/p>\n<p>N&rsquo;\u00e9tant plus bienvenus \u00e0 Stadacon\u00e9, les colons s&rsquo;\u00e9tablissent au pied du cap Rouge (cap Diamant), nomm\u00e9 Charlesbourg Royal. L&rsquo;exp\u00e9rience est d\u00e9sastreuse. Au mois de juin 1542, Cartier quitte la vall\u00e9e du Saint-Laurent avec les survivants. \u00c0 Terre-Neuve, il croise le groupe de Roberval qui n&rsquo;a quitt\u00e9 La Rochelle qu&rsquo;au mois d&rsquo;avril. Pendant la nuit suivant leur rencontre, Cartier compromet l&rsquo;entreprise en faussant compagnie \u00e0 son chef. Il accoste \u00e0 Saint-Malo au cours du mois de septembre.<\/p>\n<p>Jacques Cartier ne serait jamais revenu au Canada. Quant \u00e0 Roberval, il poursuivit sa route jusqu&rsquo;\u00e0 Charlesbourg Royal, toponyme qu&rsquo;il rempla\u00e7a par celui de France-Roi. Apr\u00e8s avoir affront\u00e9 le climat, le scorbut, les querelles et l&rsquo;adversit\u00e9, sa colonie s&rsquo;\u00e9teignit en 1543 sur le rapatriement des survivants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne sait pas comment Jacques Cartier a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 la navigation, mais Saint-Malo, la ville o\u00f9 il est n\u00e9 entre l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et l&rsquo;hiver 1491, \u00e9tait alors l&rsquo;un des plus importants ports d&rsquo;Europe. En 1524, il aurait accompagn\u00e9 Giovanni da Verrazzano et particip\u00e9 ainsi aux explorations officieuses engag\u00e9es par le roi de France. 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