{"id":3580,"date":"2011-11-22T09:37:57","date_gmt":"2011-11-22T13:37:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-12-22T18:04:09","modified_gmt":"2011-12-22T22:04:09","slug":"jean-de-quen-1647","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/jean-de-quen-1647\/","title":{"rendered":"Jean de Quen 1647"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 vers 1603 \u00e0 Amiens, en Picardie, Jean de Quen est \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ 17 ans quand il entre chez les J\u00e9suites. D\u00e9sign\u00e9 pour \u00eatre missionnaire en Nouvelle-France, il d\u00e9barque \u00e0 Qu\u00e9bec le 17 ao\u00fbt 1635, quatre mois avant le d\u00e9c\u00e8s de Samuel de Champlain. Explorateur malgr\u00e9 lui, Jean de Quen est le premier Europ\u00e9en \u00e0 s&rsquo;\u00eatre rendu jusqu&rsquo;au lac Pi\u00e9kouagami (lac Saint-Jean).<br \/>\n<a name=\"anchor\"><\/a><\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/dequen-1647\/DeQuen_1647_fr.jpg\" title=\"DeQuen 1647\" alt=\"DeQuen 1647\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"dequen1647Map animated-map\" style=\"width:570px; height:497px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/dequen-1647\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/dequen-1647\/dequen-1647.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"dequen1647Canvas\" width=\"570\" height=\"497\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/dequen-1647\/DeQuen_1647_fr.jpg\" title=\"DeQuen 1647\" alt=\"DeQuen 1647\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"dequen1647Canvas2\" width=\"570\" height=\"497\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"dequen1647Canvas3\" width=\"570\" height=\"497\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"dequen1647Canvas4\" width=\"570\" height=\"497\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"dequen1647Canvas5\" width=\"570\" height=\"497\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:570px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"dequen1647Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>De la mission de Sillery \u00e0 celle de Tadoussac<\/h2>\n<p>D\u00e8s son arriv\u00e9e, Jean de Quen enseigne au coll\u00e8ge de Qu\u00e9bec, \u00ab petite \u00e9cole \u00bb ouverte l&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame pour recevoir les gar\u00e7ons fran\u00e7ais et am\u00e9rindiens. En 1637, il est \u00e0 la mission de Sillery, destin\u00e9e \u00e0 convertir, instruire et s\u00e9dentariser les Autochtones. Un peu plus tard, il revient \u00e0 Qu\u00e9bec o\u00f9 il partage son temps entre la paroisse Notre-Dame-de-la-Recouvrance et le coll\u00e8ge. Apr\u00e8s l&rsquo;incendie de 1640 qui d\u00e9truisit l&rsquo;\u00e9cole, la chapelle et la r\u00e9sidence des J\u00e9suites, il reprend du service \u00e0 Sillery avant de se diriger vers le poste des Trois-Rivi\u00e8res, o\u00f9 il participe \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une autre mission. Au cours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1642, il se consacre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation des Montagnais de Tadoussac o\u00f9 il demeurera une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 titre d&rsquo;animateur principal de la mission.<\/p>\n<h2>Le pays de la nation du Porc-\u00c9pic<\/h2>\n<p>Depuis le tournant du 17e si\u00e8cle, au moins, Tadoussac est un lieu de traite qui attire aussi bien les Am\u00e9rindiens de la c\u00f4te nord que ceux de la Gasp\u00e9sie ou du lac Saint-Jean. Vraisemblablement \u00e0 l&rsquo;aise parmi les Autochtones, Jean de Quen se m\u00e9rite leur confiance, en particulier celle des habitants du Saguenay.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des Fran\u00e7ais, des Basques ou des Anglais, personne n&rsquo;a encore officiellement explor\u00e9 le Saguenay sur toute sa longueur. Personne n&rsquo;a vu le grand lac qui figure pourtant sur une carte r\u00e9alis\u00e9e en 1544 par le g\u00e9ographe Jean Alfonse. De Quen va r\u00e9ussir l&rsquo;exploit de s&rsquo;y faire conduire par les gens de cette contr\u00e9e qui, comme le souligne Victor Tremblay, \u00ab \u00e9vitaient de faire conna\u00eetre aux Blancs [&#8230;] le lac Saint-Jean et la route pour p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;int\u00e9rieur du Saguenay. \u00bb<\/p>\n<p>Rien n&rsquo;indique que le J\u00e9suite ait jamais souhait\u00e9 ce voyage. Il aurait simplement exprim\u00e9 le d\u00e9sir de se rendre aupr\u00e8s de membres de la nation du Porc-\u00c9pic que la maladie emp\u00eachait de venir \u00e0 Tadoussac. Il quitte la mission de Tadoussac le 11 juillet \u00e0 bord d&rsquo;un petit canot d&rsquo;\u00e9corce.<\/p>\n<p>\u00ab Cinq jours durant, racontera-t-il dans un texte consign\u00e9 quelques mois plus tard dans Les Relations des J\u00e9suites, depuis le point du jour jusqu&rsquo;\u00e0 soleil couch\u00e9, ramans to\u00fbjours contre des courants, o\u00f9 contre des torrens [&#8230;] nous avons rencontr\u00e9 en ce voyage dix sauts ou dix portages, c&rsquo;est \u00e0 dire que nous nous sommes d\u00e9sembarquez dix fois pour passer d&rsquo;une riviere a une autre partie du fleuve plus navigable. \u00bb<\/p>\n<h2>Le grand lac Pi\u00e9kouagami<\/h2>\n<p>L&rsquo;itin\u00e9raire suivi par Jean de Quen et ses guides est ainsi r\u00e9sum\u00e9 par Victor Tremblay : ils ont remont\u00e9 le Saguenay jusqu&rsquo;\u00e0 Chicoutimi, emprunt\u00e9 la rivi\u00e8re du m\u00eame nom jusqu&rsquo;aux lacs Kenogami et K\u00e9nogamishish. Ensuite, le groupe serait entr\u00e9 dans le lac Saint-Jean par la Belle-Rivi\u00e8re, cours d&rsquo;eau dont le missionnaire ne parle pas.<\/p>\n<p>En revanche, il d\u00e9crit le lac qu&rsquo;il doit traverser jusqu&rsquo;\u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re Metabetchouan o\u00f9 campent les Porcs-\u00c9pics :<\/p>\n<p>\u00ab Ce lac est si grand qu&rsquo;\u00e0 peine en voit-on les rives, il semble estre d&rsquo;une figure ronde, il est profond &amp; fort poissonneux, on y pesche des brochets, des perches, des saumons, des truites, des poissons dor\u00e9s, des poissons blancs, des carpes &amp; quantit\u00e9 d&rsquo;autres esp\u00e8ces.<\/p>\n<p>Il es environn\u00e9 d&rsquo;un plat pays, termin\u00e9 par de hautes montaignes \u00e9loign\u00e9es de 3. Ou quatre ou cinq lieu\u00ebs de ses rives, il se nourrit des eaux d&rsquo;une quinzaine de rivieres ou environ, qui servent de chemin aux petites nations, qui sont dans les terres pour venir pescher dans ce lac &amp; pour entretenir le commerce &amp; l&rsquo;amiti\u00e9 qu&rsquo;elles ont par entr&rsquo;elles. Nous voyagasmes quelque tempss sur ce lac, &amp; enfin nous arrivasmes aulieu o\u00f9 estoient les Sauvages de la nation du Porc-Epic. Ces bonnes gens nous ayans apperceus, sortirent de leurs cabanes, pour voir le premier Fran\u00e7ois qui ait jamais mis le pied dessus leurs terres. \u00bb<\/p>\n<h2>\u00c0 l&rsquo;ombre des missions<\/h2>\n<p>\u00c0 deux reprises au moins, Jean de Quen retourne sur les rives du grand lac Pi\u00e9kouagami. En 1652, il fonde la mission de Metabetchouan et donne au lac son toponyme fran\u00e7ais. Vingt ans plus tard, une note du p\u00e8re Fran\u00e7ois de Crespeuil montre que ce dernier ne connaissait pas le toponyme : \u00ab Ce lac que les Sauvages appellent Piegouagami et que nous avons nomm\u00e9 le lac de Saint-Jean, fait le pays de la nation du Porc-\u00c9pic [&#8230;] \u00bb<\/p>\n<p>La mission de Tadoussac \u00e9tant active au cours de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 seulement, Jean de Quen se consacrait \u00e9galement \u00e0 la mission de Sillery et au soutien des colons diss\u00e9min\u00e9s sur la c\u00f4te de Beaupr\u00e9. Nomm\u00e9 sup\u00e9rieur des missions j\u00e9suites de la Nouvelle-France en 1656, Jean de Quen est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 au mois d&rsquo;octobre 1659 : \u00ab Le 1. Le P. Jean de Quen s&rsquo;alita, &amp; le 8. Il mourut de ces fi\u00e8vres contagieuses qu&rsquo;avait apport\u00e9es le dernier vaisseau [&#8230;]. Le 9. fut enterr\u00e9 le P. de Quen au matin. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 vers 1603 \u00e0 Amiens, en Picardie, Jean de Quen est \u00e2g\u00e9 d&rsquo;environ 17 ans quand il entre chez les J\u00e9suites. D\u00e9sign\u00e9 pour \u00eatre missionnaire en Nouvelle-France, il d\u00e9barque \u00e0 Qu\u00e9bec le 17 ao\u00fbt 1635, quatre mois avant le d\u00e9c\u00e8s de Samuel de Champlain. 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