{"id":3587,"date":"2011-11-22T09:49:49","date_gmt":"2011-11-22T13:49:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-12-22T18:00:19","modified_gmt":"2011-12-22T22:00:19","slug":"jean-nicollet-1634","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/jean-nicollet-1634\/","title":{"rendered":"Jean Nicollet 1634"},"content":{"rendered":"<p>Jean Nicollet aurait vu le jour vers 1598 dans la r\u00e9gion de Cherbourg, en Normandie. Tour \u00e0 tour interpr\u00e8te, explorateur, fonctionnaire et colon, Nicollet est l&rsquo;une des figures les plus prestigieuses de l&rsquo;histoire de l&rsquo;exploration de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Depuis la fin du 19e si\u00e8cle, on lui attribue le m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre le premier Europ\u00e9en \u00e0 avoir contourn\u00e9 l&rsquo;\u00eele Manitoulin pour entrer dans le lac Michigan. Or, une analyse pouss\u00e9e des Relations des J\u00e9suites \u2013 celles de 1640 et de 1642-1643 \u2013 seules sources permettant de suivre Nicollet dans sa marche vers le nord-ouest am\u00e9ricain, propose un autre itin\u00e9raire : Nicollet aurait d\u00e9pass\u00e9 le sault Sainte-Marie \u2013 o\u00f9 \u00c9tienne Br\u00fbl\u00e9 s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 \u2013 et d\u00e9couvert le lac Sup\u00e9rieur.<br \/>\n<a name=\"anchor\"><\/a><\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/nicollet-1634\/Nicollet_1634_fr.jpg\" title=\"Nicollet 1634\" alt=\"Nicollet 1634\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"nicollet1634Map animated-map\" style=\"width:571px; height:380px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/nicollet-1634\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/nicollet-1634\/nicollet-1634.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"nicollet1634Canvas\" width=\"571\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/nicollet-1634\/Nicollet_1634_fr.jpg\" title=\"Nicollet 1634\" alt=\"Nicollet 1634\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"nicollet1634Canvas2\" width=\"571\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"nicollet1634Canvas3\" width=\"571\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"nicollet1634Canvas4\" width=\"571\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"nicollet1634Canvas5\" width=\"571\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"nicollet1634Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>L&rsquo;apprentissage des langues<\/h2>\n<p>Le 15 mars 1617, Jean Nicollet s&rsquo;engage aupr\u00e8s de la compagnie des Marchands pour passer en Nouvelle-France et y servir en qualit\u00e9 d&rsquo;interpr\u00e8te. \u00ab Son humeur &amp; sa m\u00e9moire excellente, \u00e9criront les J\u00e9suites en 1642-1643, firent esp\u00e9rer quelque chose de bon de luy. \u00bb Selon la m\u00eame source, le jeune interpr\u00e8te serait arriv\u00e9 \u00e0 Qu\u00e9bec en 1618. Comme le souligne l&rsquo;historien Marcel Trudel, il ne fait que passer. Les Papiers Nicolet, conserv\u00e9s aux Archives nationales du Canada, r\u00e9v\u00e8lent que, le 10 mai 1619, Jean Nicollet est en France, o\u00f9 il participe \u00e0 la r\u00e9daction de l&rsquo;acte de vente d&rsquo;une terre qu&rsquo;il poss\u00e8de \u00e0 Hainneville, pr\u00e8s de Cherbourg.<\/p>\n<p>\u00c0 son retour, \u00ab on l&rsquo;envoya hiverner avec les Algonquins \u00bb de l&rsquo;\u00eele aux Allumettes. C&rsquo;est \u00e0 cet endroit strat\u00e9gique de la rivi\u00e8re des Outaouais que Nicollet s&rsquo;initie \u00e0 la langue de ses h\u00f4tes et aux mis\u00e8res de la vie en for\u00eat. Il est parfois jusqu&rsquo;\u00e0 \u00ab sept &amp; huict jours sans rien manger, il fut sept semaines enti\u00e8res sans autre nourriture qu&rsquo;un peu d&rsquo;\u00e9corce de bois. \u00bb Mieux encore, il se fait pacificateur : \u00ab il accompagna quatre cents Algonquins, qui alloient en ce temps l\u00e0 faire la paix avec les Hyroquois, &amp; en vint \u00e0 bout heureusement. \u00bb<\/p>\n<p>La paix \u00e9tant assur\u00e9e entre les deux grandes nations, Nicollet \u00ab alla demeurer huict ou neuf ans avec la nation des Nipissiriens (Nepissingues) \u00bb, rassembl\u00e9s au lac Huron et \u00e0 la baie Georgienne. D&rsquo;une liaison avec une femme de cette nation na\u00eetra, entre 1628 et 1633, Euphrasine-Madeleine, qu&rsquo;il ramena plus tard dans la colonie.<\/p>\n<h2>\u00c0 la recherche des Gens de Mer<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re et longue absence de Jean Nicollet s&rsquo;ach\u00e8ve, le 19 juillet 1629, avec la conqu\u00eate de la colonie par les fr\u00e8res Kirke. Champlain n&rsquo;\u00e9tant plus l\u00e0, Nicollet aurait rejoint les Hurons et les aurait persuad\u00e9s de ne pas commercer avec les Anglais.<\/p>\n<p>Divers \u00e9v\u00e9nements survenus dans la vie professionnelle et personnelle de l&rsquo;interpr\u00e8te permettent de situer vers cette \u00e9poque \u2013 avant ou apr\u00e8s la capitulation de la colonie \u2013 le moment o\u00f9 il aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 pour faire un voyage en la nation appel\u00e9e des Gens de Mer, &amp; traiter la paix avec eux, &amp; les Hurons. \u00bb<\/p>\n<p>Accompagn\u00e9 par sept guides, Nicollet s&rsquo;\u00e9loigne de la Huronie, en direction du sud-est et de la rivi\u00e8re des Fran\u00e7ais qui se d\u00e9verse dans le lac Huron. Il longe ensuite la rive nord de ce lac jusqu&rsquo;au sault Sainte-Marie qui le conduit sur les eaux du lac Sup\u00e9rieur o\u00f9 il rencontre ceux qu&rsquo;il cherche : les Ouinipigous. \u00c9tabli sur la rive nord du lac, ce peuple m\u00e8ne une existence s\u00e9dentaire. Les J\u00e9suites \u00e9voquent en ces termes : \u00ab Quelques Fran\u00e7ois les appellent la Nation des Puans, \u00e0 cause que le mot Algonquin ouinipeg signifie eau puante. Or ils nomment ainsi l&rsquo;eau de la mer sal\u00e9e, si bien que ces peuples se nomment Ouinipigou, pource qu&rsquo;ils viennent des bords d&rsquo;une mer dont nous n&rsquo;avons point de cognoissance, &amp; par consequent il ne faut pas les appeler la nation des Puans, mais la nation de la Mer. \u00bb<\/p>\n<h2>Si pr\u00e8s du Japon et de la Chine&#8230;<\/h2>\n<p>D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 en ambassade aupr\u00e8s d&rsquo;eux, Nicollet a pris soin de se munir d&rsquo;une robe d&rsquo;apparat et de deux pistolets propres \u00e0 imposer le respect. Ses h\u00f4tes le surnomment \u00ab Manitouirinio \u00bb, autrement dit l&rsquo;homme merveilleux. Il n&rsquo;a aucune peine \u00e0 r\u00e9unir de quatre \u00e0 cinq mille hommes qui viennent festoyer et tenir conseil avec lui. La paix \u00e9tant conclue entre Algonquins et Gens de Mer, la route de l&rsquo;ouest est lib\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le retour de Nicollet dans la colonie, avant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1634, les Fran\u00e7ais persistent \u00e0 croire que si leur ambassadeur \u00ab eust vogu\u00e9 trois jours plus avant sur un grand fleuve qui sort de ce lac [&#8230;] il auroit trouv\u00e9 la mer [&#8230;] J&rsquo;ay de fortes conjonctures, \u00e9crit le j\u00e9suite Paul Le Jeune, que c&rsquo;est la mer qui respond au Nord de la nouvelle Mexique, &amp; que de cette mer, on auroit entr\u00e9e vers le Japon &amp; vers la Chine. \u00bb<\/p>\n<h2>Le dernier voyage<\/h2>\n<p>Au mois de juillet 1634, Jean Nicollet quitta Trois-Rivi\u00e8res \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une exp\u00e9dition de 150 canots qui se rendait en Huronie. Il y laissa trois missionnaires, dont le p\u00e8re Jean de Br\u00e9beuf. Quelques semaines plus tard il \u00e9tait de retour \u00e0 son point de d\u00e9part o\u00f9 Champlain l&rsquo;aurait rencontr\u00e9, le 3 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Jean Nicollet s&rsquo;est \u00e9tabli aux Trois-Rivi\u00e8res. En 1637, il a obtenu la concession d&rsquo;une terre pr\u00e8s de ce poste et celle d&rsquo;un fief en copropri\u00e9t\u00e9 avec Olivier Le Tardif. Il avait \u00e9pous\u00e9 Marguerite Couillard, qui lui donna deux enfants.<\/p>\n<p>Le d\u00e9couvreur du lac Sup\u00e9rieur, l&rsquo;homme qui avait \u00ab le plus avant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dedans ces pays si esloign\u00e9s \u00bb ne savait pas nager. Il est mort devant Qu\u00e9bec, au mois d&rsquo;octobre 1642 : \u00ab Le 29 octobre, on fit les c\u00e9r\u00e9monies fun\u00e9raires de M. Nicollet et de trois hommes de M. de Chavigny, noy\u00e9s dans une chaloupe lorsqu&rsquo;ils allaient de Qu\u00e9bec \u00e0 Sillery ; leurs corps ne furent point trouv\u00e9. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Nicollet aurait vu le jour vers 1598 dans la r\u00e9gion de Cherbourg, en Normandie. Tour \u00e0 tour interpr\u00e8te, explorateur, fonctionnaire et colon, Nicollet est l&rsquo;une des figures les plus prestigieuses de l&rsquo;histoire de l&rsquo;exploration de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Depuis la fin du 19e si\u00e8cle, on lui attribue le m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre le premier Europ\u00e9en \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":0,"parent":3546,"menu_order":40,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3587"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3587"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4117,"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3587\/revisions\/4117"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3546"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}