{"id":3591,"date":"2011-11-22T09:53:36","date_gmt":"2011-11-22T13:53:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2012-07-17T15:04:36","modified_gmt":"2012-07-17T19:04:36","slug":"louis-jolliet-1673-1694","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/louis-jolliet-1673-1694\/","title":{"rendered":"Louis Jolliet 1673-1694"},"content":{"rendered":"<p>Louis Jolliet est n\u00e9 dans la r\u00e9gion de Qu\u00e9bec o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9, le 21 septembre 1645. Fils de Jean, un charron travaillant pour la Compagnie des Cent-Associ\u00e9s (Compagnie de la Nouvelle-France), et de Marie d&rsquo;Abancourt. Inscrit vers l&rsquo;\u00e2ge de 10 ans au coll\u00e8ge des J\u00e9suites, il veut \u00eatre pr\u00eatre, une vocation dont il se d\u00e9tourne en 1667.<\/p>\n<p>Premier explorateur d&rsquo;envergure n\u00e9 au Canada, Louis Jolliet a jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans l&rsquo;exploration de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/jolliet-1673-1694\/Jolliet_1673-1694_fr.jpg\" title=\"Jolliet 1673-1694\" alt=\"Jolliet 1673-1694\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"jolliet16731694Map animated-map\" style=\"width:570px; height:788px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/jolliet-1673-1694\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/jolliet-1673-1694\/jolliet-1673-1694.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"jolliet16731694Canvas\" width=\"570\" height=\"788\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/jolliet-1673-1694\/Jolliet_1673-1694_fr.jpg\" title=\"Jolliet 1673-1694\" alt=\"Jolliet 1673-1694\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"jolliet16731694Canvas2\" width=\"570\" height=\"788\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"jolliet16731694Canvas3\" width=\"570\" height=\"788\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"jolliet16731694Canvas4\" width=\"570\" height=\"788\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"jolliet16731694Canvas5\" width=\"570\" height=\"788\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:570px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"jolliet16731694Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>La tentation de la traite<\/h2>\n<p>Louis Jolliet a 23 ans quand se pr\u00e9cise l&rsquo;orientation principale de sa carri\u00e8re. Il sera coureur des bois, un m\u00e9tier qui lui permettra d&rsquo;\u00e9tablir rapidement sa r\u00e9putation. Le 9 octobre 1668, il s&rsquo;\u00e9quipe en marchandises de traite aupr\u00e8s du marchand Charles Aubert de la Chesnaye : \u00ab deux fusils, deux pistolets, six paquets de rassades, vingt quatre haches, une grosse de grelos, douze aulnes d&rsquo;estoffes \u00e0 l&rsquo;iroquoise, dix aulnes de toiles, quarante livres de tabac [&#8230;]\u00a0 \u00bb L&rsquo;argent des marchandises lui est pr\u00eat\u00e9 par monseigneur de Laval et l&#8217;emprunt a \u00e9t\u00e9 garanti, la veille, par sa m\u00e8re. C&rsquo;est pourtant son fr\u00e8re, Adrien Jolliet, pour qui les marchandises ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es, qui part. C&rsquo;est lui, ce \u00ab Jolliet \u00bb que l&rsquo;on rencontre dans la r\u00e9gion des Grands Lacs au cours des mois suivants.<\/p>\n<p>Louis Jolliet est au Sault Sainte-Marie quand, le 4 juin 1671, Simon Daumont de Saint-Lusson prend possession des territoires de l&rsquo;ouest. Quatorze nations assistent \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui fait entrer dans le royaume de Louis XIV un territoire qui s&rsquo;\u00e9tend \u00ab dudit lieu de Sainte-Marie du Saut comme aussi des lacs Hurons et Sup\u00e9rieur, \u00eele de Caienton et de tous les autres pays, fleuves, lacs et rivi\u00e8res contigues et adjacentes, iceux lieux tant d\u00e9couverts qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9couvrir, qui se bornent d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 aux mers du Nord (baie d&rsquo;Hudson) et de l&rsquo;Ouest (oc\u00e9an Pacifique) et, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, \u00e0 la mer du Sud (golfe du Mexique), comme de toute la longitude ou profondeur. \u00bb Louis Jolliet appose sa signature au pied de l&rsquo;acte.<\/p>\n<h2>Le projet de Jacques Marquette<\/h2>\n<p>La rencontre de Jacques Marquette et de Louis Jolliet a sans doute eu lieu \u00e0 la mission des J\u00e9suites du Sault Sainte-Marie. On y conna\u00eet parfaitement l&rsquo;existence du Mississippi o\u00f9 Marquette a form\u00e9 le projet de se rendre. Jolliet va provoquer la r\u00e9alisation de ce voyage.<\/p>\n<p>Le coureur des bois est de retour \u00e0 Qu\u00e9bec au mois de septembre 1671. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, peu avant son retour d\u00e9finitif en France, l&rsquo;intendant Jean Talon endosse le projet d&rsquo;exploration du Mississippi qu&rsquo;il fait adopter par le gouverneur Frontenac. L&rsquo;\u00c9tat ne financera pas la mission qui consiste surtout \u00e0 v\u00e9rifier si le grand fleuve se jette vraiment dans le golfe du Mexique et si, par l&rsquo;un de ses affluents, il est possible d&rsquo;atteindre la Chine.<\/p>\n<p>Jolliet doit s&rsquo;organiser. Il recrute six coureurs des bois avec lesquels il s&rsquo;associe officiellement, le 1er octobre 1672. Ils quittent Qu\u00e9bec quelques jours plus tard, en direction de la mission Saint-Ignace (Michillimakinac) o\u00f9 ils arrivent le 8 d\u00e9cembre.<\/p>\n<h2>Vers l&#8217;embouchure du Mississippi<\/h2>\n<p>Le voyage en direction du Mississippi d\u00e9bute \u00e0 la mi-mai 1673. Un mois plus tard, le Mississippi est au pied des canoteurs qui s&rsquo;y engagent, en direction sud, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;actuelle fronti\u00e8re de la Louisiane et de l&rsquo;Arkansas. \u00c0 la mi-juillet, craignant de \u00ab se jeter dans les mains des Espagnols de la Floride s&rsquo;ils avan\u00e7aient davantage \u00bb, Jolliet et Marquette rebroussent chemin. D\u00e9\u00e7us de ne pas avoir atteint l&#8217;embouchure du fleuve, ils reviennent n\u00e9anmoins avec la certitude que le Mississippi conduit bien au golfe du Mexique. Ils ont relev\u00e9 l&rsquo;existence d&rsquo;autres rivi\u00e8res coulant vers l&rsquo;ouest et se jetant, croient-ils encore, dans la mer du Japon et de la Chine.<\/p>\n<p>\u00c0 son retour, \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1674, Louis Jolliet fait naufrage dans les rapides de Lachine o\u00f9 se perdent son journal et la carte dress\u00e9e pendant l&rsquo;exp\u00e9dition. Il reconstituera l&rsquo;un et l&rsquo;autre de m\u00e9moire. \u00ab Je fus sauv\u00e9 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 quatre heures dans l&rsquo;eau, par des p\u00eacheurs qui n&rsquo;allaient jamais dans cet endroit et qui n&rsquo;y auraient pas \u00e9t\u00e9, si la Sainte Vierge ne m&rsquo;avait pas obtenu cette faveur (&#8230;) Il ne m&rsquo;est rest\u00e9 que la vie. \u00bb<\/p>\n<h2>Le seigneur et le marchand de la C\u00f4te-Nord<\/h2>\n<p>En 1675, Louis Jolliet revient \u00e0 une existence en apparence s\u00e9dentaire. Il se marie avec Claire-Fran\u00e7oise Bissot, anime l&rsquo;orgue de la cath\u00e9drale de Qu\u00e9bec et s&rsquo;inscrit parmi les figures influentes de la colonie. Son int\u00e9r\u00eat pour la traite des fourrures ne s&rsquo;est pas att\u00e9nu\u00e9. En 1676, il sollicite vainement l&rsquo;autorisation d&rsquo;aller s&rsquo;\u00e9tablir, avec une vingtaine d&rsquo;hommes au pays des Illinois. La m\u00eame ann\u00e9e, il forme une compagnie qui fera la traite sur la C\u00f4te-Nord. Trois ans plus tard, on lui conc\u00e8de l&rsquo;archipel de Mingan dont la richesse faunique lui permet d&rsquo;ajouter le titre de marchand \u00e0 ceux d&rsquo;explorateur et de seigneur. Au mois de mars 1680, l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Anticosti s&rsquo;ajoutera \u00e0 son patrimoine. Il y vivra tous les \u00e9t\u00e9s avec sa famille.<\/p>\n<h2>\u00c0 pied vers la baie d&rsquo;Hudson<\/h2>\n<p>La pr\u00e9sence des Anglais \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson et l&rsquo;importance du commerce qu&rsquo;ils entretiennent avec les Autochtones, inqui\u00e8tent les autorit\u00e9s de la colonie. En 1679, elles confient \u00e0 Louis Jolliet la mission de se rendre \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson par voie de terre et d&rsquo;y \u00e9tudier la situation. Jolliet et sept compagnons partent de Qu\u00e9bec, le 13 avril. Leur voyage les conduit du Saguenay jusqu&rsquo;au lac Saint-Jean puis, par la rivi\u00e8re et le lac Mistassini, jusqu&rsquo;\u00e0 la baie de Rupert. D\u00e9clinant l&rsquo;offre des Anglais de s&rsquo;associer \u00e0 eux, Jolliet rentre \u00e0 Qu\u00e9bec persuad\u00e9 que la baie d&rsquo;Hudson est le plus important r\u00e9servoir de fourrures au pays et que son contr\u00f4le, par les Anglais, fera d&rsquo;eux les ma\u00eetres de \u00ab tout le commerce au Canada. \u00bb<\/p>\n<h2>Le cartographe<\/h2>\n<p>Au tournant des ann\u00e9es 1690, Louis Jolliet est une personnalit\u00e9 connue en Nouvelle-France ainsi qu&rsquo;en France et en Angleterre. En 1679, Charles Bayly, gouverneur de la compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson, l&rsquo;avait f\u00e9licit\u00e9 pour son r\u00f4le dans l&rsquo;exp\u00e9dition du Mississippi dont il semblait conna\u00eetre les d\u00e9tails. Quatre ans plus t\u00f4t, Jean-Baptiste-Louis Franquelin avait ex\u00e9cut\u00e9 la Carte de la descouverte du Sr Jolliet. En 1681, paraissait, chez l&rsquo;\u00e9diteur parisien Estienne Michallet, Voyage et d\u00e9couverte de quelques pays et nations de l&rsquo;Am\u00e9rique septentrionale, d&rsquo;apr\u00e8s les renseignements fournis par Louis Jolliet et Jacques Marquette. En 1685, une carte du fleuve et du golfe Saint-Laurent, dress\u00e9e par Louis Jolliet, \u00e9tait exp\u00e9di\u00e9e au ministre des colonies. Le seigneur des \u00eeles Mingan et Anticosti poursuivait donc sa t\u00e2che d&rsquo;explorateur et de cartographe.<\/p>\n<h2>Les contours du Labrador<\/h2>\n<p>Au printemps 1694, Jolliet entreprend une mission d&rsquo;exploration, de cartographie, de p\u00eache et de&#8230; traite vers le Labrador. L&rsquo;exp\u00e9dition est financ\u00e9e par le marchand Fran\u00e7ois Viennay-Pachot. Dix-huit hommes quittent Qu\u00e9bec le 28 avril, \u00e0 bord d&rsquo;un navire arm\u00e9. Ils d\u00e9passent Mingan, le d\u00e9troit de Belle-Isle et la baie des Esquimaux jusqu&rsquo;\u00e0 la hauteur du 56e parall\u00e8le (Zoar) apr\u00e8s quoi, la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 approchant \u00ab et ne voyant pas lieu de treuver sistost des sauvages dont le trafic peut payer ce que le vaisseau coustoit tous les jours, nous resolumes d&rsquo;un commun consentement de chercher havre, et accommoder le navire pour le retour a Quebec. \u00bb<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, un explorateur revenait d&rsquo;une exp\u00e9dition le long des c\u00f4tes du Labrador avec un journal pr\u00e9cis, agr\u00e9ment\u00e9 d&rsquo;esquisses descriptives et de commentaires sur les peuples qu&rsquo;il y avait rencontr\u00e9s.<\/p>\n<p>Le 30 avril 1697, Louis Jolliet \u00e9tait nomm\u00e9 professeur d&rsquo;hydrographie au coll\u00e8ge de Qu\u00e9bec. Il est mort entre les mois de mai et d&rsquo;octobre 1700, peut-\u00eatre dans l&rsquo;une des deux seigneuries qu&rsquo;il poss\u00e9dait sur la C\u00f4te-Nord.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Louis Jolliet est n\u00e9 dans la r\u00e9gion de Qu\u00e9bec o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9, le 21 septembre 1645. Fils de Jean, un charron travaillant pour la Compagnie des Cent-Associ\u00e9s (Compagnie de la Nouvelle-France), et de Marie d&rsquo;Abancourt. 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