{"id":3598,"date":"2011-11-22T14:55:18","date_gmt":"2011-11-22T18:55:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2012-07-17T15:03:30","modified_gmt":"2012-07-17T19:03:30","slug":"medard-chouart-des-groseilliers-1654-1660","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/medard-chouart-des-groseilliers-1654-1660\/","title":{"rendered":"M\u00e9dard Chouart Des Groseilliers 1654-1660"},"content":{"rendered":"<p>Originaire de Champagne, M\u00e9dard Chouart Des Groseilliers a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 31 juillet 1618 \u00e0 Charly-sur-Marne. On ne conna\u00eet rien de son existence avant qu&rsquo;il n&rsquo;arrive en Nouvelle-France, en 1641, apr\u00e8s un s\u00e9jour en Touraine. Entr\u00e9 au service des J\u00e9suites \u00e0 titre de serviteur, de donn\u00e9 ou d&rsquo;interpr\u00e8te, Des Groseilliers voyage en leur compagnie jusqu&rsquo;en 1646. Il sera le premier des Fran\u00e7ais de Nouvelle-France \u00e0 mesurer le potentiel des pelleteries de la baie d&rsquo;Hudson. M\u00eame s&rsquo;il a lui-m\u00eame d\u00e9couvert la principale source \u00e9conomique pouvant sauver la colonie, il est pourtant entr\u00e9 dans l&rsquo;histoire comme un aventurier exclusivement anim\u00e9 par l&rsquo;instinct du commerce.<br \/>\n<a name=\"anchor\"><\/a><\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/groseilliers-1654-1660\/Groseilliers_1654-1660_fr.jpg\" title=\"Groseilliers 1654-1660\" alt=\"Groseilliers 1654-1660\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"groseilliers16541660Map animated-map\" style=\"width:572px; height:380px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/groseilliers-1654-1660\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/groseilliers-1654-1660\/groseilliers-1654-1660.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"groseilliers16541660Canvas\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/groseilliers-1654-1660\/Groseilliers_1654-1660_fr.jpg\" title=\"Groseilliers 1654-1660\" alt=\"Groseilliers 1654-1660\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"groseilliers16541660Canvas2\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"groseilliers16541660Canvas3\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"groseilliers16541660Canvas4\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"groseilliers16541660Canvas5\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:572px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"groseilliers16541660Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Les ann\u00e9es de m\u00fbrissement<\/h2>\n<p>Au moment o\u00f9 il abandonne les J\u00e9suites, Des Groseilliers ma\u00eetrise les langues algonquine, huronne et iroquoise. Il se fixe \u00e0 Qu\u00e9bec o\u00f9, le 3 septembre 1647, il \u00e9pouse H\u00e9l\u00e8ne Martin, fille d&rsquo;Abraham. Ils auront deux enfants dont M\u00e9dard, qui marchera dans les traces de son p\u00e8re. Veuf, Des Groseilliers convole en 1653 avec Marguerite Hayet, demi-s\u0153ur d&rsquo;un adolescent alors \u00e2g\u00e9 de 13 ou 14 ans, Pierre-Esprit Radisson. Des Groseilliers quitte Qu\u00e9bec pour le poste des Trois-Rivi\u00e8res o\u00f9 sont concentr\u00e9s une bonne partie des traiteurs de la colonie.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1652 et 1653 sont troubl\u00e9es par les incursions meurtri\u00e8res des Iroquois chez les Fran\u00e7ais de la vall\u00e9e du Saint-Laurent et leurs alli\u00e9s, les Hurons des Grands Lacs. Le march\u00e9 des fourrures est \u00e9trangl\u00e9. De part et d&rsquo;autre de l&rsquo;Atlantique, on \u00e9voque la possibilit\u00e9 d&rsquo;abandonner la colonie si rien n&rsquo;est fait pour prot\u00e9ger le march\u00e9 des pelleteries. Au printemps 1663, des Hurons se pr\u00e9sentent devant Trois-Rivi\u00e8res et r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;existence d&rsquo;une cache de fourrures abrit\u00e9e non loin d&rsquo;une r\u00e9gion que les Fran\u00e7ais appellent baie ou mer du Nord (baie d&rsquo;Hudson).<\/p>\n<h2>Vers le lac Sup\u00e9rieur<\/h2>\n<p>Des Groseilliers entre en sc\u00e8ne apr\u00e8s cette heureuse nouvelle. Au cours des mois suivants, on le rencontre en Acadie puis \u00e0 Boston \u00e0 la recherche d&rsquo;une aide financi\u00e8re pour se rendre, par l&rsquo;Atlantique, jusqu&rsquo;\u00e0 la mer du Nord. Le projet \u00e9choue. Au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1654, la colonie exulte : les fourrures promises par les Hurons, un an plus t\u00f4t, sont transport\u00e9es \u00e0 Montr\u00e9al par une centaine de canoteurs am\u00e9rindiens.<\/p>\n<p>Quand, le 6 ao\u00fbt suivant, ces canoteurs repartent, Des Groseilliers et un autre coureur des bois sont du voyage. L&rsquo;itin\u00e9raire s&rsquo;amorce sur la rivi\u00e8re Outaouais et se poursuit jusqu&rsquo;aux lacs Huron, \u00c9ri\u00e9 et Michigan. Selon l&rsquo;historienne Grace Lee Nute, m\u00eame si Pierre-Esprit Radisson pr\u00e9sente plus tard un r\u00e9cit circonstanci\u00e9 de cet \u00e9pisode, il n&rsquo;est pas du voyage. \u00c0 leur retour dans la colonie, \u00e0 la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt 1656, Des Groseilliers et son compagnon sont au c\u0153ur d&rsquo;une flottille de 50 canots de fourrures de grande valeur.<\/p>\n<h2>L&rsquo;association avec Radisson<\/h2>\n<p>Suivent des ann\u00e9es sans histoires au cours desquelles Des Groseilliers m\u00e8ne, aux Trois-Rivi\u00e8res, une existence partag\u00e9e entre de br\u00e8ves exp\u00e9ditions de traite et ses obligations de chef de famille. Malgr\u00e9 l&rsquo;opposition du gouverneur Pierre Voyer d&rsquo;Argenson, il repart au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1658 ou 1659. Cette fois, son beau-fr\u00e8re fait partie de l&rsquo;exp\u00e9dition qui les conduit jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ouest du lac Sup\u00e9rieur. De retour \u00e0 la mi-ao\u00fbt 1660, ils dirigent un convoi de canots portant 300 hommes et des fourrures. Ils auraient \u00e9t\u00e9 les premiers Fran\u00e7ais \u00e0 voir le Mississippi, dont ils n&rsquo;ont pas mesur\u00e9 l&rsquo;importance, et ils n&rsquo;ont pas atteint la baie du Nord dont les Cris leur avaient fourni d&rsquo;amples descriptions.<\/p>\n<p>Le Journal des J\u00e9suites du 24 ao\u00fbt pr\u00e9cise que des 100 canots partis du lac Sup\u00e9rieur, \u00ab 40 rebrouss\u00e8rent chemin et 60 arriv\u00e8rent ici charg\u00e9s de pelleterie pour 200 000 livres; ils en laiss\u00e8rent pour 50 000 livres \u00e0 Montr\u00e9al et port\u00e8rent le reste aux Trois-Rivi\u00e8res. \u00bb \u00c0 leur arriv\u00e9e \u00e0 Qu\u00e9bec, ils furent \u00ab salu\u00e9s par le canon et les batteries du fort Saint-Louis et de trois vaisseaux en rade \u00bb. Apr\u00e8s avoir publiquement reconnu la contribution de Des Groseilliers \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 de la colonie, le gouverneur le fait emprisonner pour \u00eatre parti sans permission. Le butin des deux hommes est confisqu\u00e9 et ils sont condamn\u00e9s \u00e0 une amende importante.<\/p>\n<h2>Un secret \u00e0 n\u00e9gocier<\/h2>\n<p>Des Groseilliers et Radisson n&rsquo;ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 personne ce qu&rsquo;ils savent de la baie du Nord : \u00ab Nous voulions d\u00e9couvrir leur pays (des Cris) et le voir avant d&rsquo;en parler aux autres. \u00bb Le traitement que leur a inflig\u00e9 le gouverneur, qui leur refuse en outre la permission de repartir, offusque Des Groseilliers. En 1661, il est en France. Nourri de promesses par le ministre des Colonies, il ne retire pourtant rien de cette rencontre. \u00c0 La Rochelle, un associ\u00e9 lui fournit un voilier qui devrait le conduire \u00e0 la baie du Nord, \u00e0 partir de Perc\u00e9. Ce projet avorte et Des Groseilliers descend alors \u00e0 Boston, s&rsquo;associe \u00e0 des armateurs et tente d&rsquo;infructueux d\u00e9parts vers la baie.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1665, Des Groseilliers et Radisson sont \u00e0 Londres o\u00f9 ils rencontrent le roi d&rsquo;Angleterre pour lui livrer ce qu&rsquo;ils savent \u00e0 propos des tr\u00e9sors de la baie d&rsquo;Hudson. Trois ans plus tard, ils guident les deux premiers navires anglais qui s&rsquo;y dirigent. Celui de Radisson \u00e9choue mais non celui de Des Groseilliers, le Nonsuch, qui emprunte le d\u00e9troit d&rsquo;Hudson, d\u00e9passe le cap Diggs (Wolfenbuttel) et entre dans la baie d&rsquo;Hudson. Ayant travers\u00e9 cette mer int\u00e9rieure vers le sud, le navire atteint la rivi\u00e8re Nemiscau (Rupert) le 29 septembre 1668. Au cours de l&rsquo;hiver, les compagnons de Chouart jettent les bases du fort Charles.<\/p>\n<h2>La Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson<\/h2>\n<p>Le 2 mai 1670, avec la permission du roi Charles II d&rsquo;Angleterre, la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson est form\u00e9e sous le nom de \u00ab The Governor and Company of Adventurers of England, trading into Hudson&rsquo;s Bay \u00bb. Selon Marie de l&rsquo;Incarnation, peu apr\u00e8s son retour \u00e0 Londres, \u00ab des Groseillers a re\u00e7u vingt mille \u00e9cus de r\u00e9compense du roi qui l&rsquo;a fait chevalier de la Jarreti\u00e8re, que l&rsquo;on dit \u00eatre une dignit\u00e9 fort honorable. \u00bb<\/p>\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, Chouart retourne \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson. En Nouvelle-France, la rumeur court que des navires \u00e9trangers s&rsquo;y trouvent. Le 10 novembre, l&rsquo;intendant Jean Talon \u00e9crit au ministre des Colonies : \u00ab Apr\u00e8s avoir bien repass\u00e9 sur toutes les nations qui peuvent avoir perc\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 ce lieu bien nord, je ne puis rabattre que sur l&rsquo;anglaise qui, sous la conduite d&rsquo;un nomm\u00e9 DesGrozeliers, autrefois habitant du Canada, a pu prendre la r\u00e9solution de tenter cette navigation de soi fort inconnue et pas moins dangereuse. \u00bb<\/p>\n<h2>Retour sous les fleurs de lys<\/h2>\n<p>Quatre ans plus tard, Des Groseilliers cesse de collaborer avec les Anglais. Radisson fait de m\u00eame, mais son retour sous les fleurs de lys est temporaire. En 1682, les transfuges guident deux navires de la Compagnie fran\u00e7aise de la baie d&rsquo;Hudson jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;actuelle rivi\u00e8re Hayes. En 1684, pendant que Radisson retournait vivre en Angleterre, Des Groseilliers mettait apparemment fin \u00e0 sa carri\u00e8re. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 entre 1695 et 1698, peut-\u00eatre en Nouvelle-France, dans la r\u00e9gion de Sorel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Originaire de Champagne, M\u00e9dard Chouart Des Groseilliers a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 31 juillet 1618 \u00e0 Charly-sur-Marne. On ne conna\u00eet rien de son existence avant qu&rsquo;il n&rsquo;arrive en Nouvelle-France, en 1641, apr\u00e8s un s\u00e9jour en Touraine. 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