{"id":3605,"date":"2011-11-22T15:19:27","date_gmt":"2011-11-22T19:19:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2012-07-17T15:02:42","modified_gmt":"2012-07-17T19:02:42","slug":"pierre-esprit-radisson-1659-1660","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/pierre-esprit-radisson-1659-1660\/","title":{"rendered":"Pierre-Esprit Radisson 1659-1660"},"content":{"rendered":"<p>Pierre-Esprit Radisson est n\u00e9 vers 1640, \u00e0 Avignon ou \u00e0 Paris. La date de son arriv\u00e9e en Nouvelle-France n&rsquo;est pas connue. Il est probablement aux Trois-Rivi\u00e8res en 1646, lors du mariage de sa demi-s\u0153ur, Marguerite Hayet, avec Jean Veron, sieur de Grandmesnil. Quand elle se remarie avec M\u00e9dard Chouart Des Groseilliers, le 24 ao\u00fbt 1653, Radisson vit avec des Iroquois qui l&rsquo;ont enlev\u00e9 et conduit dans la r\u00e9gion de Corlaer (Shenectady).<\/p>\n<p>M\u00eame s&rsquo;il dira avoir \u00e9t\u00e9 bien trait\u00e9 pendant sa captivit\u00e9, Radisson s&rsquo;\u00e9vade. Il est repris dans la r\u00e9gion des Trois-Rivi\u00e8res, puis tortur\u00e9 et mat\u00e9. \u00c9vad\u00e9 une deuxi\u00e8me fois, il se r\u00e9fugie au fort Orange o\u00f9 il joue les interpr\u00e8tes pour le compte des Hollandais. En 1654, il est \u00e0 Amsterdam et, avant le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, il est aux Trois-Rivi\u00e8res. Le 29 juillet 1657, il participe \u00e0 une exp\u00e9dition form\u00e9e pour venir en aide \u00e0 la mission j\u00e9suite d&rsquo;Onnontagu\u00e9 (Onondaga). L&rsquo;ann\u00e9e suivante, quand la mission est menac\u00e9e d&rsquo;extermination, il organise la fuite de tout le monde. C&rsquo;est \u00e0 ce moment qu&rsquo;il entre dans l&rsquo;histoire.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/radisson-1659-1660\/Radisson_1659-1660_fr.jpg\" title=\"Radisson 1659-1660\" alt=\"Radisson 1659-1660\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"radisson16591660Map animated-map\" style=\"width:572px; height:380px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/radisson-1659-1660\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/radisson-1659-1660\/radisson-1659-1660.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"radisson16591660Canvas\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/radisson-1659-1660\/Radisson_1659-1660_fr.jpg\" title=\"Radisson 1659-1660\" alt=\"Radisson 1659-1660\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"radisson16591660Canvas2\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"radisson16591660Canvas3\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"radisson16591660Canvas4\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"radisson16591660Canvas5\" width=\"572\" height=\"380\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:572px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"radisson16591660Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Dans le sillage de Chouart Des Groseilliers<\/h2>\n<p>Contrairement \u00e0 M\u00e9dard Des Groseilliers, son beau-fr\u00e8re, Pierre-Esprit Radisson n&rsquo;a ni vu les Grands Lacs ni d\u00e9montr\u00e9 d&rsquo;aptitudes \u00e0 l&rsquo;exploration. Mais il a v\u00e9cu dans les bois et, \u00e0 18-19 ans, il porte assez de cicatrices pour que Des Groseilliers croie \u00e0 son courage. Des Groseilliers le recrute donc et, au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1658 ou 1659, ils partent pour la premi\u00e8re fois ensemble. Ce voyage d&rsquo;une ann\u00e9e les conduit \u00e0 l&rsquo;ouest du lac Sup\u00e9rieur o\u00f9 Des Groseilliers sait qu&rsquo;il trouvera des fourrures de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce s\u00e9jour parmi diverses nations am\u00e9rindiennes leur permet de comprendre que la \u00abmer sal\u00e9e\u00bb dont parlent leurs h\u00f4tes est la baie d&rsquo;Hudson. Ils en reviennent avec la certitude qu&rsquo;on peut l&rsquo;atteindre par l&rsquo;Atlantique. Radisson \u00e9crit : \u00abNous arriv\u00e2mes enfin \u00e0 Qu\u00e9bec; (24 ao\u00fbt 1660) l&rsquo;on nous y salua de plusieurs salves des canons de la batterie du fort et des vaisseaux ancr\u00e9s dans la rade. Ces vaisseaux seraient retourn\u00e9s all\u00e8ges en France, si nous ne fussions pas venus \u00bb. Malheureusement, leurs fourrures sont saisies et ils sont mis \u00e0 l&rsquo;amende pour avoir quitt\u00e9 la colonie sans la permission du gouverneur, Pierre Voyer d&rsquo;Argenson.<\/p>\n<h2>\u0152il pour \u0153il, dent pour dent<\/h2>\n<p>L&rsquo;attitude du gouverneur, s\u00e9vissant contre deux hommes qu&rsquo;il a publiquement applaudis, n&rsquo;est pas sans cons\u00e9quence. Tout comme l&rsquo;inaction du ministre des Colonies qui, en 1661, n&rsquo;accorde pas \u00e0 Des Groseilliers la r\u00e9paration qu&rsquo;il r\u00e9clame. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, les deux beaux-fr\u00e8res sont \u00e0 Boston. Financ\u00e9s par des marchands, ils tentent sans succ\u00e8s de se rendre \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson. Au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1665, ils s&#8217;embarquent pour Londres. Ils savent d\u00e9j\u00e0 que l&rsquo;Angleterre leur apportera le soutien que la France leur refuse.<\/p>\n<p>Le premier voyage a lieu en 1668. L&rsquo;Eaglet, qui porte Radisson, \u00e9choue entre l&rsquo;Irlande et l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord. Des Groseilliers, \u00e0 bord du Nonsuch, atteint la rivi\u00e8re Nemiscau (Rupert) o\u00f9 le fort Charles est construit. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, l&rsquo;explorateur revient en Angleterre charg\u00e9 de fourrures. La Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson peut prendre forme. Cr\u00e9\u00e9e le 2 mai 1670, elle a trois buts principaux : l&rsquo;exploitation des fourrures, la prospection de min\u00e9raux et la recherche du passage vers l&rsquo;ouest.<\/p>\n<h2>La volte-face<\/h2>\n<p>Quelques semaines apr\u00e8s la formation de la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson, Radisson navigue sur la mer sal\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re Nelson. Les quatre ann\u00e9es qui suivent sont constitu\u00e9es d&rsquo;allers et de retours entre l&rsquo;Angleterre et la baie. \u00c0 Londres, vers la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1674, Radisson et son beau-fr\u00e8re rencontrent un Fran\u00e7ais enlev\u00e9 \u00e0 la rivi\u00e8re Rupert, le j\u00e9suite Charles Albanel. C&rsquo;est lui qui les aurait persuad\u00e9s d&rsquo;op\u00e9rer un retour dans le giron de la France. Les raisons de cette volte-face sont obscures, mais tout indique que les deux hommes avaient livr\u00e9 l&rsquo;essentiel de leur savoir et que la Compagnie les traitait alors avec d\u00e9sinvolture.<\/p>\n<p>En France, on recommande aux deux hommes de retourner au Canada et de s&rsquo;y entendre avec les autorit\u00e9s sur les moyens \u00e0 prendre pour faire flotter la banni\u00e8re fran\u00e7aise \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson. Froidement re\u00e7us par le gouverneur Frontenac qui r\u00e9serve son attention aux explorations men\u00e9es du c\u00f4t\u00e9 des Grands Lacs et du Mississippi, les aventuriers r\u00e9orientent leur carri\u00e8re. Des Groseilliers s&rsquo;installe aux Trois-Rivi\u00e8res et Radisson retourne en France o\u00f9 il entre dans la Marine. Vers 1680, apr\u00e8s des exp\u00e9ditions qui l&rsquo;ont conduit sur les c\u00f4tes africaines et aux Antilles, il quitte cet emploi.<\/p>\n<h2>Un homme d\u00e9chir\u00e9<\/h2>\n<p>Radisson est d\u00e9chir\u00e9. La France et sa colonie sont sourdes \u00e0 ses projets de reconqu\u00eate de la baie d&rsquo;Hudson et il est loin de sa femme, fille de sir John Kirke, un des associ\u00e9s de la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson. Le fait que celle-ci ne l&rsquo;ait pas suivi en 1675 incite les Fran\u00e7ais \u00e0 croire que Radisson peut encore traverser la Manche. Il doit donc aller la chercher. En 1681, il se rend \u00e0 Londres. Ob\u00e9issant \u00e0 son p\u00e8re, sa femme refuse de quitter le royaume.<\/p>\n<p>De retour en France, Radisson revoit Charles Aubert de La Chesnaye, qu&rsquo;il a rencontr\u00e9 deux ans plus t\u00f4t et qu&rsquo;il a convaincu de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson. Aubert de La Chesnaye est m\u00fbr pour cr\u00e9er la Compagnie du Nord ou Compagnie fran\u00e7aise de la Baie d&rsquo;Hudson qui lui permettra, ainsi qu&rsquo;\u00e0 ses associ\u00e9s, de contr\u00f4ler le march\u00e9 des fourrures de la baie d&rsquo;Hudson. Au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1682, Radisson et Des Groseilliers conduisent deux navires de la compagnie jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re Monsoni (Hayes), \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame sud de la baie James. Ils arrachent Port Nelson aux Anglais, s&#8217;emparent d&rsquo;un navire bostonnais et ram\u00e8nent une impressionnante cargaison de fourrures. S&rsquo;\u00e9tant vus refuser le juste paiement de leur contribution, les deux hommes abandonnent. Des Groseilliers rentre dans l&rsquo;ombre. Radisson met le cap sur la France et, de l\u00e0, sur l&rsquo;Angleterre.<\/p>\n<h2>En guerre contre la France<\/h2>\n<p>Arriv\u00e9 en Angleterre au d\u00e9but du mois de mai 1684, Radisson reprend du service aupr\u00e8s de la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson. Quinze jours plus tard, il navigue vers la baie d&rsquo;Hudson. Le Happy Return jette l&rsquo;ancre pr\u00e8s de Port-Nelson qui cesse bient\u00f4t d&rsquo;\u00eatre fran\u00e7ais. Il se rend \u00e0 la rivi\u00e8re Hayes o\u00f9 il persuade son neveu, M\u00e9dard Chouart, et les Assiniboines de se ranger du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Angleterre. Il vide les entrep\u00f4ts et emporte avec lui les fourrures appartenant aux Fran\u00e7ais&#8230;<\/p>\n<p>En 1686, la Nouvelle-France confiait au chevalier Pierre de Troyes la mission de reprendre les forts de la baie d&rsquo;Hudson et de capturer Pierre-Esprit Radisson qui y s\u00e9journait alors. Au mois de mars de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, Louis XIV adressait aux autorit\u00e9s de la colonie un message montrant que la France avait enfin compris \u00able mal que le nomm\u00e9 Radisson a fait \u00e0 la colonie et celui qu&rsquo;il serait capable de faire s&rsquo;il restait plus longtemps parmi les Anglais [&#8230;]\u00bb Devenu citoyen anglais en 1687, Radisson mourut en 1710 dans un \u00e9tat voisin de la pauvret\u00e9. Il s&rsquo;\u00e9tait mari\u00e9 trois fois et avait eu au moins neuf enfants.<\/p>\n<p>Pierre-Esprit Radisson a \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement jug\u00e9 par ceux qui ne lui pardonnent pas d&rsquo;avoir guid\u00e9 l&rsquo;Angleterre vers le nord de la Nouvelle-France et, ce faisant, d&rsquo;avoir contribu\u00e9 \u00e0 affaiblir la position de la France en Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre-Esprit Radisson est n\u00e9 vers 1640, \u00e0 Avignon ou \u00e0 Paris. 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