{"id":3607,"date":"2011-11-22T15:23:14","date_gmt":"2011-11-22T19:23:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-11-23T12:23:45","modified_gmt":"2011-11-23T16:23:45","slug":"rene-robert-cavelier-de-la-salle-1670-1687","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/rene-robert-cavelier-de-la-salle-1670-1687\/","title":{"rendered":"Ren\u00e9-Robert Cavelier de La Salle 1670-1687"},"content":{"rendered":"<p>Ren\u00e9-Robert Cavelier de La Salle est n\u00e9 le 21 novembre 1643 \u00e0 Rouen, en Normandie, dans une famille riche et bourgeoise. Entr\u00e9 au noviciat des J\u00e9suites de Rouen, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans, il prononce ses voeux en 1660. Cinq ans plus tard, il exprime le d\u00e9sir d&rsquo;\u00eatre envoy\u00e9 en mission. Mal dans sa peau, il invoque ses \u00ab infirmit\u00e9s morales \u00bb, pour demander d&rsquo;\u00eatre relev\u00e9 de ses voeux. Le 27 mars 1667, Ren\u00e9-Robert Cavelier de La Salle est libre. C&rsquo;est sur cette note que d\u00e9bute la carri\u00e8re de celui qui d\u00e9couvrira l&#8217;embouchure du fleuve Mississippi, le \u00ab P\u00e8re des eaux \u00bb.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lasalle-1670-1687\/LaSalle_1670-1687_fr.jpg\" title=\"LaSalle 1670-1687\" alt=\"LaSalle 1670-1687\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"lasalle16701687Map animated-map\" style=\"width:570px; height:609px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lasalle-1670-1687\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lasalle-1670-1687\/lasalle-1670-1687.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"lasalle16701687Canvas\" width=\"570\" height=\"609\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lasalle-1670-1687\/LaSalle_1670-1687_fr.jpg\" title=\"LaSalle 1670-1687\" alt=\"LaSalle 1670-1687\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lasalle16701687Canvas2\" width=\"570\" height=\"609\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lasalle16701687Canvas3\" width=\"570\" height=\"609\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lasalle16701687Canvas4\" width=\"570\" height=\"609\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lasalle16701687Canvas5\" width=\"570\" height=\"609\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:570px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"lasalle16701687Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>L&rsquo;obsession<\/h2>\n<p>Sans m\u00e9tier ni fortune, Cavelier de La Salle arrive en Nouvelle-France en 1667. La pr\u00e9sence de son fr\u00e8re Jean, sulpicien \u00e9tabli \u00e0 Ville-Marie depuis moins d&rsquo;un an, pourrait avoir influenc\u00e9 ce choix. Sit\u00f4t arriv\u00e9, le jeune homme obtient une terre situ\u00e9e dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00eele de Montr\u00e9al. Par d\u00e9rision, La Salle \u00e9tant obs\u00e9d\u00e9 par la recherche du passage vers la Chine, cette seigneurie sera surnomm\u00e9e \u00ab La Chine \u00bb.<\/p>\n<h2>La fi\u00e8vre de l&rsquo;exploration<\/h2>\n<p>Au mois de juillet 1669, La Salle est pr\u00eat \u00e0 rechercher la mer Vermeille (oc\u00e9an Pacifique) qu&rsquo;il esp\u00e8re atteindre par la rivi\u00e8re Ohio. Dans son enthousiasme, celui qui ne veut \u00ab laisser \u00e0 un [aucun] autre l&rsquo;honneur de trouver le chemin de la mer du Sud et par elle celuy de la Chine \u00bb, a vendu sa terre \u00e0 ceux qui la lui avaient donn\u00e9e, \u00e9quip\u00e9 5 canots de traite et embauch\u00e9 14 hommes. L&rsquo;exploration \u00e9tant aussi, par l&rsquo;angle de l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation, l&rsquo;affaire de l&rsquo;\u00c9glise, le sulpicien Fran\u00e7ois Dollier de Casson l&rsquo;accompagne avec trois canots, sept engag\u00e9s et un pr\u00e9cieux compagnon, l&rsquo;abb\u00e9 Ren\u00e9 de Br\u00e9han de Galin\u00e9e charg\u00e9 de dresser les cartes des d\u00e9couvertes.<\/p>\n<p>Les compagnons de La Salle ne tardent pas \u00e0 constater que leur chef est incomp\u00e9tent. Il ne parle ni l&rsquo;algonquin ni l&rsquo;iroquois et, selon Galin\u00e9e, il \u00ab s&rsquo;engageoit dans ce voyage presque \u00e0 l&rsquo;estourdie, sans savoir quasi o\u00f9 il alloit. \u00bb<\/p>\n<p>Au mois de septembre, le groupe atteint la rive nord du lac \u00c9ri\u00e9. Le 1er novembre 1669, pr\u00e9textant son mauvais \u00e9tat de sant\u00e9, La Salle annonce qu&rsquo;il retourne \u00e0 Ville-Marie. La Salle se fond dans la nature, r\u00e9apparaissant dans la colonie \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1670. Il pr\u00e9tendra plus tard avoir, d\u00e8s lors, d\u00e9couvert le Mississippi et devanc\u00e9 les Jolliet et Marquette&#8230;<\/p>\n<h2>\u00c9missaire et prot\u00e9g\u00e9 de Frontenac<\/h2>\n<p>En 1673, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac d\u00e9l\u00e8gue Cavelier de La Salle en mission au lac Ontario o\u00f9 ce dernier convoque une r\u00e9union des chefs des tribus iroquoises qui l&rsquo;autorisent \u00e0 construire un fort \u00e0 Cataracoui (fort Frontenac). Ayant men\u00e9 \u00e0 bien l&rsquo;entreprise qui vise \u00e0 assurer \u00e0 la Nouvelle-France le contr\u00f4le de la traite des fourrures sur les Grands Lacs, La Salle se rend en France pour obtenir davantage. Il en revient avec des lettres de noblesse et, moyennant certains engagements, la seigneurie de Cataracoui est cr\u00e9\u00e9e pour lui.<\/p>\n<p>La Salle veut plus. De retour en France en 1677, il soudoie un personnage d&rsquo;influence et pr\u00e9sente un rapport flatteur et mensonger des d\u00e9couvertes qu&rsquo;il s&rsquo;attribue. Le 12 mai de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, il obtient le privil\u00e8ge d&rsquo;explorer l&rsquo;espace compris entre la Floride et le Mexique. Ce privil\u00e8ge est \u00e9largi pour lui permettre de \u00ab construire des forts aux lieux qu&rsquo;il jugera n\u00e9cessaire et d&rsquo;en jouir aux m\u00eames conditions que du fort Frontenac. \u00bb<\/p>\n<h2>Constructeur de forts<\/h2>\n<p>La Salle est de retour en Nouvelle-France le 15 septembre 1678, avec une trentaine d&rsquo;hommes inexp\u00e9riment\u00e9s, dont le r\u00e9collet Louis Hennepin qui sera le premier \u00e0 d\u00e9crire et \u00e0 dessiner les chutes du Niagara. \u00c0 cet endroit, pendant que certains \u00e9l\u00e8vent les murs du fort Conti ou Niagara, d&rsquo;autres construisent un brigantin, le Griffon. Le 7 ao\u00fbt 1679, le petit navire s&rsquo;\u00e9loigne de Niagara en direction de Michillimakinac o\u00f9 il s&rsquo;arr\u00eate, 20 jours plus tard.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait voile vers la baie des Puants (Green Bay), La Salle renvoie le Griffon \u00e0 Niagara et poursuit, en canot, l&rsquo;exploration du lac Michigan. Rendu \u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re des Miamis (Saint-Joseph), il fait \u00e9riger le fort Miamis. En janvier 1680, le groupe, qui a atteint le site de l&rsquo;actuelle ville de Peoria, en Illinois, s&rsquo;attaque \u00e0 l&rsquo;\u00e9rection du fort Cr\u00e8vecoeur. Pendant les travaux, malheureusement, Niagara est d\u00e9truit par un incendie et le Griffon dispara\u00eet sans laisser de traces.<\/p>\n<h2>La Louisiane<\/h2>\n<p>L&rsquo;exp\u00e9dition qui se met en branle \u00e0 partir du fort Cr\u00e8vecoeur, au mois de janvier 1682, comprend 23 Fran\u00e7ais et 18 Am\u00e9rindiens. Ils se dirigent vers le sud par les rivi\u00e8res Chicagou, des Renards (Fox River) et Illinois. En f\u00e9vrier, ils atteignent le Mississippi (pr\u00e8s de Memphis), o\u00f9 La Salle fait \u00e9riger le petit fort Prud&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Le 6 avril, enfin, le delta du Mississippi est en vue. Trois jours plus tard, pr\u00e8s de l&rsquo;actuelle Venice, l&rsquo;explorateur rev\u00eat un manteau \u00e9carlate galonn\u00e9 d&rsquo;or et fait dresser une croix sous laquelle est enterr\u00e9e une plaque portant l&rsquo;inscription suivante : \u00ab Au nom de Louis XIV, roi de France et de Navarre, le 9 avril 1682. \u00bb Le proc\u00e8s-verbal de la c\u00e9r\u00e9monie t\u00e9moigne des paroles prononc\u00e9es par celui qui venait d&rsquo;\u00e9tendre la Nouvelle-France jusqu&rsquo;aux confins de l&#8217;empire d&rsquo;Espagne :<\/p>\n<p>\u00ab Je, Ren\u00e9-Robert Cavelier de La Salle, en vertu de la commission de Sa Majest\u00e9 que je tiens en mains, pr\u00eat \u00e0 la faire voir \u00e0 qui il pourrait appartenir, ai pris et prends possession, au nom de Sa Majest\u00e9 et de ses successeurs de sa couronne, de ce pays de la Louisiane, mers, havres, ports, baies, d\u00e9troits adjacents et de toutes les nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, mini\u00e8res, p\u00e8ches, fleuves, rivi\u00e8res compris dans l&rsquo;\u00e9tendue de ladite Louisiane. \u00bb<\/p>\n<h2>Mort au Texas<\/h2>\n<p>Le roi de France accueillit cette d\u00e9couverte en la qualifiant de \u00ab fort inutile \u00bb. N\u00e9anmoins, tromp\u00e9 par des cartes mensong\u00e8res qui situaient le Mississippi \u00e0 proximit\u00e9 du Rio Grande et de la Nouvelle-Espagne, Louis XIV confia \u00e0 La Salle la t\u00e2che d&rsquo;\u00e9tablir une colonie en Louisiane. Le 24 juillet suivant, 288 personnes, dont quelques femmes, quittaient La Rochelle \u00e0 bord de quatre navires qui entreprirent, sans savoir o\u00f9 elles allaient, de trouver le Mississippi par l&rsquo;Atlantique, la mer des Antilles et le golfe du Mexique.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, le manque de vivres et d&rsquo;eau potable, la perte d&rsquo;un navire, le d\u00e9part d&rsquo;un autre, la d\u00e9sertion et la perte de nombreux hommes vont compromettre l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;une colonie \u00e0 la source du Mississippi.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1687, 36 personnes seulement forment l&rsquo;entourage de La Salle. Irritable, hautain et impitoyable, il s&rsquo;est ali\u00e9n\u00e9 les derniers fid\u00e8les. Il est mort sur le territoire du Texas, tir\u00e9 \u00e0 bout portant, le 19 mars 1687. Trois de ses compagnons avaient \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s avant lui. Les comploteurs s&rsquo;entre-tu\u00e8rent \u00e0 leur tour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ren\u00e9-Robert Cavelier de La Salle est n\u00e9 le 21 novembre 1643 \u00e0 Rouen, en Normandie, dans une famille riche et bourgeoise. Entr\u00e9 au noviciat des J\u00e9suites de Rouen, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans, il prononce ses voeux en 1660. Cinq ans plus tard, il exprime le d\u00e9sir d&rsquo;\u00eatre envoy\u00e9 en mission. 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