{"id":3620,"date":"2011-11-23T10:42:19","date_gmt":"2011-11-23T14:42:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2014-04-16T10:37:42","modified_gmt":"2014-04-16T14:37:42","slug":"louis-armand-de-lom-darce-baron-de-lahontan-1684-1689","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/louis-armand-de-lom-darce-baron-de-lahontan-1684-1689\/","title":{"rendered":"Louis-Armand de Lom d&rsquo;Arce, baron de Lahontan 1684-1689"},"content":{"rendered":"<p>La pauvret\u00e9 obligea Louis-Armand de Lom d&rsquo;Arce, troisi\u00e8me baron de Lahontan, \u00e0 se tourner vers une carri\u00e8re militaire obscure, mais ses talents d&rsquo;\u00e9crivain le pr\u00e9cipit\u00e8rent vers la gloire. N\u00e9 le 9 juin 1666, \u00e0 Lahontan, dans l&rsquo;ancienne province du B\u00e9arn, il \u00e9tait le fils de Jeanne-Fran\u00e7oise Le Fascheux de Couttes et d&rsquo;Isaac de Lom d&rsquo;Arce. \u00c0 sa mort, le p\u00e8re laissait une famille au bord de la ruine, en butte \u00e0 des pr\u00e9tentions ext\u00e9rieures sur son patrimoine. Pendant les dix ann\u00e9es de son s\u00e9jour en Nouvelle-France, cette situation va pr\u00e9occuper le jeune baron qui ne pourra jamais faire valoir efficacement ses droits.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lahontan-1684-1689\/Lahontan_1684-1689_fr.jpg\" title=\"Lahontan 1684-1689\" alt=\"Lahontan 1684-1689\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"lahontan16841689Map animated-map\" style=\"width:571px; height:368px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lahontan-1684-1689\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lahontan-1684-1689\/lahontan-1684-1689.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"lahontan16841689Canvas\" width=\"571\" height=\"368\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/lahontan-1684-1689\/Lahontan_1684-1689_fr.jpg\" title=\"Lahontan 1684-1689\" alt=\"Lahontan 1684-1689\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lahontan16841689Canvas2\" width=\"571\" height=\"368\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lahontan16841689Canvas3\" width=\"571\" height=\"368\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lahontan16841689Canvas4\" width=\"571\" height=\"368\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"lahontan16841689Canvas5\" width=\"571\" height=\"368\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"lahontan16841689Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>L&rsquo;initiation au pays<\/h2>\n<p>Le baron de Lahontan est l&rsquo;un des 200 militaires envoy\u00e9s par Louis XIV pour soutenir la Nouvelle-France dans ses tentatives de soumettre les Iroquois des Grands Lacs. Arriv\u00e9 \u00e0 Qu\u00e9bec le 8 novembre 1683, il passe l&rsquo;hiver sur la c\u00f4te de Beaupr\u00e9. Sa carri\u00e8re d&rsquo;observateur, d&rsquo;\u00e9crivain et d&rsquo;ethnographe d\u00e9bute. \u00abSans mentir,\u00bb \u00e9crit-il dans sa 2e lettre r\u00e9dig\u00e9e sur la c\u00f4te, le 2 mai 1684, \u00ables paysans y vivent plus commod\u00e9ment qu&rsquo;une infinit\u00e9 de gentilshommes en France. Quand je dis paysans, je me trompe, il faut dire habitants, car ce titre de paysan n&rsquo;est pas plus re\u00e7u ici qu&rsquo;en Espagne [&#8230;] \u00bb Plus tard en mai, Lahontan quitte la c\u00f4te \u00e0 destination de Ville-Marie. Chemin faisant, il s&rsquo;arr\u00eate \u00e0 l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Orl\u00e9ans, \u00e0 Qu\u00e9bec, \u00e0 Sillery, au Sault-de-la-Chaudi\u00e8re, \u00e0 Lorette et aux Trois-Rivi\u00e8res.<\/p>\n<h2>Premier voyage au pays des Iroquois<\/h2>\n<p>Le 22 ou le 23 juin 1684, Lahontan quitte Montr\u00e9al avec un d\u00e9tachement d&rsquo;\u00e9claireurs. La troupe traverse les rapides de Lachine, des Cascades, des C\u00e8dres et du Long-Sault et suit le cours du fleuve jusqu&rsquo;au fort Frontenac (Cataracoui ou Kingston), sur le lac Ontario. Le gouverneur Lefebvre de La Barre, qui veut dicter les conditions de paix aux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des Cinq-Nations, rejoint la troupe au mois d&rsquo;ao\u00fbt. Plus de 1 200 soldats, miliciens canadiens et alli\u00e9s am\u00e9rindiens l&rsquo;accompagnent.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion de Niagara, les fi\u00e8vres font 80 victimes et affectent un grand nombre d&rsquo;hommes. L&rsquo;arm\u00e9e du gouverneur ressemble bient\u00f4t \u00e0 un \u00ab h\u00f4pital mouvant \u00bb. L&rsquo;exp\u00e9dition n&rsquo;a rapport\u00e9 \u00e0 la colonie qu&rsquo;un semblant de paix et le m\u00e9pris des Iroquois qui ont refus\u00e9 de s&rsquo;entendre avec certaines tribus traditionnellement alli\u00e9es des Fran\u00e7ais. Lahontan rentre \u00e0 Ville-Marie, d\u00e9\u00e7u d&rsquo;avoir constat\u00e9 que, du plus grand au plus petit, les fonctionnaires s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 la traite pour leur profit et ne s&rsquo;int\u00e9ressent pas aux Am\u00e9rindiens.<\/p>\n<h2>Deuxi\u00e8me voyage au pays des Iroquois<\/h2>\n<p>Au mois de mars 1685, Lahontan est officier au fort Chambly. \u00c0 la fin de septembre, soit un mois apr\u00e8s le remplacement de La Barre par Jacques-Ren\u00e9 de Brisay, marquis de Denonville, le baron s&rsquo;installe \u00e0 Boucherville. Il y reste jusqu&rsquo;au mois de juin 1687. Faute de fonctions accaparantes, il meuble ses loisirs comme il l&rsquo;entend. Il voyage jusqu&rsquo;au lac Champlain, chasse le gibier \u00e0 plume et \u00e0 poil, p\u00eache dans les ruisseaux et apprend l&rsquo;algonquin.<\/p>\n<p>Au mois de juin 1687, il est au nombre des quelque 1 600 hommes qui accompagnent Denonville dans une exp\u00e9dition contre les Iroquois. \u00abQuelle n\u00e9cessit\u00e9 de les troubler, puisqu&rsquo;ils ne nous en donnent aucun sujet? \u00bb, demande-t-il dans la lettre du 8 juin. Il suit l&rsquo;arm\u00e9e vers le fort Frontenac et vers Niagara o\u00f9 les troupes construisent un fort dont le commandement est confi\u00e9 au chevalier Pierre de Troyes.<\/p>\n<h2>Aux commandes du fort Saint-Joseph<\/h2>\n<p>Vers la fin de juillet, peu avant son retour dans la colonie, Denonville confie \u00e0 Lahontan le commandement du fort Saint-Joseph (D\u00e9troit), \u00e9rig\u00e9 par Daniel Greysolon Dulhut \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du d\u00e9troit qui relie les lacs \u00c9ri\u00e9 et Huron. Le baron, qui esp\u00e9rait s&#8217;embarquer enfin pour la France, se soumet. Il quitte le fort Frontenac le 3 ao\u00fbt, en compagnie de Dulhut et d&rsquo;une centaine d&rsquo;hommes. Le lendemain s&rsquo;amorce le grand portage des chutes Niagara, \u00abcette effroyable cataracte\u00bb. Ils entrent ensuite dans le lac \u00c9ri\u00e9, remontent la rivi\u00e8re Detroit jusqu&rsquo;au lac Sainte-Claire qu&rsquo;ils atteignent le 8 septembre. Six jours plus tard, ils arrivent au fort Saint-Joseph, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du lac Huron.<\/p>\n<p>L&rsquo;hiver est difficile pour le d\u00e9tachement qui manque de vivres et craint une attaque iroquoise. Lahontan quitte le fort le 1eravril 1688, dans l&rsquo;espoir de trouver des vivres \u00e0 Michillimakinac, au nord-ouest du lac Huron. Plus tard dans la saison, il se rend jusqu&rsquo;au Sault Sainte-Marie, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du lac Sup\u00e9rieur. De retour \u00e0 Michillimakinac, il rencontre des survivants de l&rsquo;exp\u00e9dition de Cavelier de La Salle qui cachent l&rsquo;assassinat de ce dernier, survenu le 19 mars 1687. \u00abNous soup\u00e7onnons qu&rsquo;il doit \u00eatre mort, puisqu&rsquo;il n&rsquo;est pas venu lui-m\u00eame\u00bb, \u00e9crit Lahontan.<\/p>\n<p>Le 24 ao\u00fbt 1688, le baron est au fort Saint-Joseph o\u00f9 il apprend que le scorbut a ravag\u00e9 le fort Niagara et que le commandant, le chevalier Pierre de Troyes, a \u00e9t\u00e9 victime des fi\u00e8vres. N&rsquo;ayant de vivres que pour deux mois et \u00ab ne recevant ni ordres ni secours [&#8230;] le vingt-sept, nous br\u00fblames le fort \u00bb. Le m\u00eame jour, commandant et soldats partent pour Michillimakinac.<\/p>\n<h2>Le voyage imaginaire<\/h2>\n<p>Aucune \u00e9tude portant sur le baron de Lahontan n&rsquo;a permis d&rsquo;expliquer pourquoi il se laisse subitement dominer par le d\u00e9sir d&rsquo;explorer les Grands Lacs. \u00abJe suis sur le point d&rsquo;entreprendre un autre voyage, ne pouvant me r\u00e9soudre \u00e0 me morfondre ici l&rsquo;hiver\u00bb, explique-t-il dans sa 15e lettre. Accompagn\u00e9 de quatre ou cinq \u00abbons chasseurs outaouais\u00bb et d&rsquo;une partie de son d\u00e9tachement, il quitte Michillimakinac le 24 septembre 1688 pour un p\u00e9riple peut-\u00eatre imaginaire.<\/p>\n<p>Ayant p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans le lac Michigan par le nord, il entre dans la baie des Puants (Green Bay). Au sud de la baie, il s&rsquo;engage dans la rivi\u00e8re aux Renards et effectue, \u00e0 pied, le portage conduisant \u00e0 la rivi\u00e8re Wisconsin. Rendu l\u00e0, il continue vers l&rsquo;ouest pour atteindre le fleuve Mississippi. Les six canots du convoi descendent le fleuve jusqu&rsquo;\u00e0 la myst\u00e9rieuse rivi\u00e8re Longue qu&rsquo;il pr\u00e9tend avoir explor\u00e9e \u00e0 compter du 2 novembre.<\/p>\n<p>A-t-il cherch\u00e9 le passage vers la mer de l&rsquo;ouest ou une route conduisant \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson ? Le 2 mars 1689, La Hontan revient \u00e0 Michillimakinac par les voies du Mississippi, des rivi\u00e8res Ohio et Illinois, le portage de Chicagou (Chicago) et le lac Michigan. Le 9 juillet, il \u00e9tait de retour dans la colonie. Curieusement, alors qu&rsquo;il pourrait en tirer du profit et de l&rsquo;avancement, il ne parle \u00e0 personne de sa d\u00e9couverte de la rivi\u00e8re Longue, qui pourrait \u00eatre la rivi\u00e8re Saint-Pierre. Il ne d\u00e9crit \u00e0 personne les fabuleuses nations qu&rsquo;il a rencontr\u00e9es : Essanap\u00e9s, Gnacsitares, Moozimlek, Nadouessioux et Panimobas et, apr\u00e8s lui, personne n&rsquo;a vu la rivi\u00e8re Longue&#8230;<\/p>\n<h2>L&rsquo;exil et la gloire<\/h2>\n<p>En octobre 1689, Louis de Buade de Frontenac revient assumer un deuxi\u00e8me mandat \u00e0 la t\u00eate de la Nouvelle-France. Au mois de novembre 1690, un mois apr\u00e8s la d\u00e9route de William Phips devant Qu\u00e9bec, Lahontan part enfin pour la France. Un an plus tard, \u00e0 son retour \u00e0 Qu\u00e9bec, il entre dans le cercle des prot\u00e9g\u00e9s du gouverneur. Frontenac l&rsquo;appr\u00e9cie au point de vouloir lui donner sa filleule pour femme. \u00c9pris de libert\u00e9, Lahontan refuse ce beau parti. Profitant de ses loisirs, il \u00e9bauche le plan d&rsquo;un syst\u00e8me de navigation sur les Grands Lacs et propose la construction de trois forts situ\u00e9s \u00e0 des points strat\u00e9giques sur ces lacs. En accord avec cette id\u00e9e, Frontenac confie \u00e0 Lahontan la mission d&rsquo;aller la soumettre au ministre des Colonies.<\/p>\n<p>Louis-Armand de Lom d&rsquo;Arce de Lahontan s&#8217;embarque \u00e0 Qu\u00e9bec, le 27 juillet 1692, pour ne plus y revenir. Une escale le conduit d&rsquo;abord \u00e0 Plaisance o\u00f9 il participe \u00e0 la d\u00e9fense du fort. En France, on ne s&rsquo;int\u00e9resse gu\u00e8re \u00e0 son projet. On r\u00e9compense cependant sa bravoure en lui confiant la lieutenance de Plaisance, ce qui d\u00e9pla\u00eet au gouverneur du lieu, Jacques-Fran\u00e7ois Monbeton de Brouillan.<\/p>\n<p>Observant chacun des faits et gestes de Lahontan, Brouillan monte un dossier suffisamment consistant pour que le baron de 26 ans s&rsquo;\u00e9clipse : \u00able s\u00e9jour de la Bastille occupait si fort mon esprit que je ne balan\u00e7ai plus, apr\u00e8s avoir bien r\u00e9fl\u00e9chi sur la situation f\u00e2cheuse o\u00f9 je me trouvais, \u00e0 m&#8217;embarquer sur un petit vaisseau qui \u00e9tait le seul et le dernier qui devait passer en France\u00bb.<\/p>\n<p>Parti de Plaisance le 14 d\u00e9cembre 1693, Lahontan trouve refuge en Hollande. Ayant pris des notes et tenu un journal pendant son s\u00e9jour en Nouvelle-France, il publie, \u00e0 compter de 1703, des ouvrages qui rendront c\u00e9l\u00e8bre. Il serait mort entre 1710 et 1715. Il \u00e9tait alors l&rsquo;un des auteurs les plus estim\u00e9s et les plus lus d&rsquo;Europe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pauvret\u00e9 obligea Louis-Armand de Lom d&rsquo;Arce, troisi\u00e8me baron de Lahontan, \u00e0 se tourner vers une carri\u00e8re militaire obscure, mais ses talents d&rsquo;\u00e9crivain le pr\u00e9cipit\u00e8rent vers la gloire. N\u00e9 le 9 juin 1666, \u00e0 Lahontan, dans l&rsquo;ancienne province du B\u00e9arn, il \u00e9tait le fils de Jeanne-Fran\u00e7oise Le Fascheux de Couttes et d&rsquo;Isaac de Lom d&rsquo;Arce. 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