{"id":3627,"date":"2011-11-23T10:56:03","date_gmt":"2011-11-23T14:56:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-11-23T11:55:33","modified_gmt":"2011-11-23T15:55:33","slug":"pierre-gaultier-de-varennes-et-de-la-verendrye-1732-1739","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/pierre-gaultier-de-varennes-et-de-la-verendrye-1732-1739\/","title":{"rendered":"Pierre Gaultier de Varennes et de La V\u00e9rendrye 1732-1739"},"content":{"rendered":"<p>Pierre Gaultier de Varennes et de La V\u00e9rendrye est n\u00e9 \u00e0 Trois-Rivi\u00e8res, le 17 novembre 1685. Dernier des neuf enfants de Ren\u00e9 Gaultier de Varennes, un ancien officier du r\u00e9giment de Carignan, et de Marie Boucher, il est le petit-fils de Pierre Boucher. \u00c0 un \u00e2ge o\u00f9 d&rsquo;autres savourent la retraite, il va explorer l&rsquo;Ouest canadien et faire construire huit forts ou postes de traite entre le lac Sup\u00e9rieur et l&rsquo;actuel Manitoba. Deux de ses fils sont les premiers Fran\u00e7ais \u00e0 avoir vu et d\u00e9crit le versant est des montagnes Rocheuses.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/laverendrye_1732-1739\/Laverendrye_1732-1739_fr.jpg\" title=\"Laverendrye 1732-1739\" alt=\"Laverendrye 1732-1739\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"laverendrye17321739Map animated-map\" style=\"width:571px; height:422px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/laverendrye_1732-1739\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/laverendrye_1732-1739\/laverendrye_1732-1739.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"laverendrye17321739Canvas\" width=\"571\" height=\"422\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/laverendrye_1732-1739\/Laverendrye_1732-1739_fr.jpg\" title=\"Laverendrye 1732-1739\" alt=\"Laverendrye 1732-1739\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"laverendrye17321739Canvas2\" width=\"571\" height=\"422\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"laverendrye17321739Canvas3\" width=\"571\" height=\"422\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"laverendrye17321739Canvas4\" width=\"571\" height=\"422\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"laverendrye17321739Canvas5\" width=\"571\" height=\"422\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:571px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"laverendrye17321739Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Soldat et laboureur<\/h2>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e2ge de 11 ans, Pierre Gauthier de Varennes est inscrit au s\u00e9minaire des J\u00e9suites de Qu\u00e9bec. Trois ans plus tard, il a compl\u00e9t\u00e9 une partie du cours secondaire, et il est pass\u00e9 sous les drapeaux. En 1704 et 1705, il participe, \u00e0 titre de cadet, puis d&rsquo;enseigne, \u00e0 la lutte arm\u00e9e que la France et l&rsquo;Angleterre se livrent en Nouvelle-Angleterre et \u00e0 Terre-Neuve. Voulant s&rsquo;\u00e9lever dans la hi\u00e9rarchie militaire, il se rend en France o\u00f9 il rejoint le r\u00e9giment de Bretagne. En 1709, la guerre de Succession d&rsquo;Espagne lui vaut quelques blessures, l&#8217;emprisonnement et le grade de lieutenant. \u00c0 la suite de la mort de son fr\u00e8re Louis, sous-lieutenant au m\u00eame r\u00e9giment, Pierre adopte le surnom que portait le d\u00e9funt : La V\u00e9rendrye.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorisation de revenir en Nouvelle-France lui est accord\u00e9e le 24 mai 1712. \u00c0 l&rsquo;automne, il \u00e9pouse Marie-Anne Dandonneau du Sabl\u00e9, la fianc\u00e9e qui l&rsquo;attend depuis cinq ans. Ils s&rsquo;\u00e9tablissent dans la r\u00e9gion de Trois-Rivi\u00e8res o\u00f9 l&rsquo;agriculture devient leur principale source de revenus.<\/p>\n<h2>La recherche de la mer Vermeille<\/h2>\n<p>En 1726, Pierre Gaultier de La V\u00e9rendrye est \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une famille compos\u00e9e de quatre gar\u00e7ons et de deux filles. Il se d\u00e9tourne d&rsquo;une existence jusqu&rsquo;alors s\u00e9dentaire pour entrer dans la soci\u00e9t\u00e9 de traite des fourrures form\u00e9e par son fr\u00e8re Jacques-Ren\u00e9, commandant du Poste du Nord, dans la r\u00e9gion du lac Sup\u00e9rieur. Il rejoint son fr\u00e8re, accepte le poste de commandant en second puis de commandant, en 1728.<\/p>\n<p>Ces deux ann\u00e9es pass\u00e9es dans les postes du nord des Grands Lacs donnent \u00e0 Pierre Gaultier de La V\u00e9rendrye la certitude que la d\u00e9couverte de l&rsquo;oc\u00e9an Pacifique passe par l&rsquo;exploration du lac Ouinipigon (Winnipeg) et du \u00ab grand fleuve de l&rsquo;Ouest. \u00bb En 1728 et en 1729, il s&rsquo;adresse au gouverneur Charles de Beauharnois dans le but de partir vers l&rsquo;Ouest en mission officielle.<\/p>\n<p>Rassurant, il sait d\u00e9j\u00e0 comment s&rsquo;y rendre et il dispose d&rsquo;un guide \u00e9clair\u00e9 : \u00ab j&rsquo;ay eu soin aussy de m&rsquo;assurer d&rsquo;un Sauvage capable d&rsquo;y conduire un convoy, en cas que sous le bon plaisir de Sa Majest\u00e9 vous vouli\u00e9s bien m&rsquo;hon\u00f4rer de vos ordres pour en faire la d\u00e9couverte. \u00bb<\/p>\n<p>Il plaide lui-m\u00eame sa cause \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1730. Le gouverneur et l&rsquo;intendant Gilles Hocquart soutiennent son projet comme s&rsquo;il \u00e9tait le leur. Ils le d\u00e9fendent aupr\u00e8s du ministre des Colonies en insistant sur le fait que la pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais dans l&rsquo;ouest enrichira la Nouvelle-France tout en nuisant au commerce des Anglais de la baie d&rsquo;Hudson.<\/p>\n<h2>Premiers forts sur la fronti\u00e8re des Prairies<\/h2>\n<p>Quand il quitte Montr\u00e9al, le 8 juin 1731, en compagnie de trois de ses fils et d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;engag\u00e9s, La V\u00e9rendrye ne b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;aucun financement. Il a huit associ\u00e9s qui partagent avec lui le monopole du commerce des fourrures dans la r\u00e9gion du lac Winnipeg.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt, le groupe a d\u00e9pass\u00e9 Michillimakinac et le lac Sup\u00e9rieur. Malgr\u00e9 la d\u00e9fection de plusieurs engag\u00e9s, une partie de l&rsquo;exp\u00e9dition, dirig\u00e9e par le fils et le neveu de La V\u00e9rendrye, prend la direction du lac \u00e0 la Pluie. Avant l&rsquo;hiver, le fort Saint-Pierre est d\u00e9j\u00e0 construit. Au d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1732, ils sont au lac des Bois, o\u00f9 le fort Saint-Charles est \u00e9rig\u00e9. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, un poste secondaire est \u00e9tabli sur la Rivi\u00e8re-Rouge. Au mois de mai 1734, alors que La V\u00e9rendrye est en route pour Montr\u00e9al, il fait marcher des exp\u00e9ditionnaires vers le lac Winnipeg o\u00f9 ils s&rsquo;attaquent \u00e0 la construction du fort Maurepas, du nom du ministre des Colonies.<\/p>\n<h2>La mer du Castor<\/h2>\n<p>Que La V\u00e9rendrye ait exp\u00e9di\u00e9 d&rsquo;importantes quantit\u00e9s de fourrures dans la colonie ne p\u00e8se pas lourd en regard de ce qu&rsquo;on attendait de lui. Il avait promis de d\u00e9couvrir la mer de l&rsquo;Ouest et, en trois ans, il n&rsquo;est pas all\u00e9 plus loin que le lac Winnipeg. Quand il arrive \u00e0 Qu\u00e9bec, en 1734, c&rsquo;est pour d\u00e9couvrir que sa r\u00e9putation a \u00e9t\u00e9 ternie par ceux qui, paraphrasant Maurepas, disent \u00e0 son propos, qu&rsquo;il \u00ab ne cherche pas la mer de l&rsquo;Ou\u00ebst, mais la mer du Castor. \u00bb<\/p>\n<p>Quand il repart, au mois de juin 1735, l&rsquo;explorateur est virtuellement l&#8217;employ\u00e9 de ses associ\u00e9s. Il s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 se consacrer exclusivement \u00e0 la recherche du Pacifique et ils vont superviser l&rsquo;administration des forts qu&rsquo;il a construits. Peu apr\u00e8s son arriv\u00e9e au fort Saint-Charles, Christophe Dufrost de la Jemmerais, son neveu et le plus efficace de ses compagnons, est emport\u00e9 par la maladie. Le 6 juin 1736, son fils Jean-Baptiste, le j\u00e9suite Jean-Pierre Aulneau et 19 compagnons sont assassin\u00e9s au lac des Bois.<\/p>\n<h2>La d\u00e9couverte des montagnes Rocheuses<\/h2>\n<p>Plus endett\u00e9 que jamais, l&rsquo;explorateur doit aller plus loin. Le 28 septembre 1738, il atteint l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re Assiniboine, sur le site de l&rsquo;actuelle ville de Winnipeg. Au d\u00e9but du mois d&rsquo;octobre, il fait construire le fort La Reine (Portage-la-Prairie, au Manitoba). Le 3 d\u00e9cembre, il p\u00e9n\u00e8tre sur le territoire de l&rsquo;actuel Dakota du Nord. La V\u00e9rendrye n&rsquo;ira jamais plus loin.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de l&rsquo;hivernement au fort La Reine, La V\u00e9rendrye rentre \u00e0 Montr\u00e9al. Pendant ce temps, ses fils explorent une partie de la rivi\u00e8re Saskatchewan et les lacs Manitoba, Winnipegosis, Bourbon et Dauphin. Apr\u00e8s son retour, \u00e0 l&rsquo;automne de 1741, La V\u00e9rendrye planifie la construction de forts sur les lacs Bourbon et Dauphin.<\/p>\n<p>Le 9 avril 1742, Louis-Joseph et Fran\u00e7ois quittent le fort La Reine avec la mission d&rsquo;aller aussi loin que possible vers l&rsquo;ouest. Le 1er janvier 1743, ils avaient remont\u00e9 le Haut Missouri jusqu&rsquo;\u00e0 la rivi\u00e8re Yellowstone. Un \u00e9cran de pierre leur barrait la route et la vue sur l&rsquo;Ouest. Ils \u00e9taient au pied des montagnes Rocheuses.<\/p>\n<h2>La disgr\u00e2ce et l&rsquo;envie<\/h2>\n<p>En 1743, Pierre Gaultier de La V\u00e9rendrye quitte l&rsquo;Ouest, sans savoir qu&rsquo;il n&rsquo;y reviendra plus. Peu apr\u00e8s son retour, il d\u00e9missionne : la France n&rsquo;accorde aucune importance aux d\u00e9couvertes effectu\u00e9es par son clan. Ni \u00e0 ce qu&rsquo;elles ont rapport\u00e9.<\/p>\n<p>Beauharnois, qui l&rsquo;avait toujours soutenu, adoucit ses jours en lui attribuant, en 1744, quelques fonctions honorifiques. Cinq ans plus tard, le gouverneur avait si bien plaid\u00e9 la cause de l&rsquo;explorateur que le roi reconnaissait la valeur de ses d\u00e9couvertes en lui confiant la direction des postes de l&rsquo;Ouest et en lui octroyant la Croix de Saint-Louis, la distinction la plus prestigieuse de l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<p>Pierre Gaultier de La V\u00e9rendrye pr\u00e9parait une exp\u00e9dition sur la rivi\u00e8re Saskatchewan quand il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, \u00e0 Montr\u00e9al, le 5 d\u00e9cembre 1749. Ses fils n&rsquo;ont en rien profit\u00e9 de ce qu&rsquo;ils avaient accompli. \u00ab l&rsquo;envie est encore icy plus qu&rsquo;ailleurs une passion \u00e0 la mode dont il n&rsquo;est pas possible de se garantir, \u00e9crivit Louis-Joseph \u00e0 Maurepas, en 1750. Tandis que mon p\u00e8re avec mes fr\u00e8res et moy s&rsquo;exc\u00e9doit de fatigues et de d\u00e9penses, ses pas n&rsquo;\u00e9toient repr\u00e9sent\u00e9s que comme des pas vers la d\u00e9couverte du castor ses d\u00e9penses forc\u00e9es n&rsquo;\u00e9toient que dissipation et ses relations n&rsquo;\u00e9toient que mansonges, l&rsquo;envie de ce pays n&rsquo;est pas envie \u00e0 demi [&#8230;] \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre Gaultier de Varennes et de La V\u00e9rendrye est n\u00e9 \u00e0 Trois-Rivi\u00e8res, le 17 novembre 1685. 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