{"id":3633,"date":"2011-11-23T11:38:40","date_gmt":"2011-11-23T15:38:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/"},"modified":"2011-11-23T11:56:07","modified_gmt":"2011-11-23T15:56:07","slug":"pierre-de-troyes-1686","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/les-explorateurs\/pierre-de-troyes-1686\/","title":{"rendered":"Pierre de Troyes 1686"},"content":{"rendered":"<p>Du pass\u00e9 de Pierre de Troyes, on conna\u00eet peu de d\u00e9tails. Celui qui a laiss\u00e9 sa marque \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson, dans le secteur de la baie James actuelle, et qui est mort au fort Niagara, \u00e9tait champenois ou normand. Fils de Madeleine Alard et de Michel de Troyes, procureur au Parlement de Paris, il \u00e9tait mari\u00e9 depuis 1681 et membre du corps des officiers du r\u00e9giment du Pi\u00e9mont. L&rsquo;endurance et l&rsquo;intr\u00e9pidit\u00e9 dont il a fait preuve permettent de supposer qu&rsquo;il avait moins de 40 ans lors de son arriv\u00e9e en Nouvelle-France.<\/p>\n<h2>Itin\u00e9raire<\/h2>\n\r\n      <div class=\"non-animated-mobile-map\">\r\n        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/chevalierdetroyes-1686\/ChevalierDeTroyes_1686_fr.jpg\" title=\"ChevalierDeTroyes 1686\" alt=\"ChevalierDeTroyes 1686\" \/>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"chevalierdetroyes1686Map animated-map\" style=\"width:572px; height:402px; position:relative; margin: 10px auto; background-image:url(https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/chevalierdetroyes-1686\/map-fr.png); background-repeat:no-repeat;\">\r\n            <script type=\"text\/javascript\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/chevalierdetroyes-1686\/chevalierdetroyes-1686.js\"><\/script>\r\n            <canvas id=\"chevalierdetroyes1686Canvas\" width=\"572\" height=\"402\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:1\">\r\n              <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.museedelhistoire.ca\/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france\/wp-content\/themes\/nouvelle-france-responsive\/maps\/fr\/chevalierdetroyes-1686\/ChevalierDeTroyes_1686_fr.jpg\" title=\"ChevalierDeTroyes 1686\" alt=\"ChevalierDeTroyes 1686\" \/>\r\n            <\/canvas>\r\n            <canvas id=\"chevalierdetroyes1686Canvas2\" width=\"572\" height=\"402\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:2\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"chevalierdetroyes1686Canvas3\" width=\"572\" height=\"402\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:3\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"chevalierdetroyes1686Canvas4\" width=\"572\" height=\"402\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:4\"><\/canvas>\r\n            <canvas id=\"chevalierdetroyes1686Canvas5\" width=\"572\" height=\"402\" style=\"position:absolute;left:0;top:0;z-index:5\"><\/canvas>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"mapbutton-wrap\" style=\"width:572px;\">\r\n        <button class=\"mapbutton\" style=\"float: right\" onclick=\"chevalierdetroyes1686Reset();\">R\u00e9initialiser la carte<\/button>\r\n      <\/div>\r\n      <div class=\"clear\"><\/div>\r\n    \n<h2>Pour le contr\u00f4le du commerce<\/h2>\n<p>D\u00e9sign\u00e9 le 5 mars 1685 pour \u00eatre capitaine d&rsquo;une compagnie de la Marine servant d\u00e9j\u00e0 dans la colonie, Pierre de Troyes d\u00e9barque \u00e0 Qu\u00e9bec le 1er ao\u00fbt 1685. \u00c0 bord du navire se trouve le gouverneur Jacques-Ren\u00e9 de Brisay, marquis de Denonville, successeur d&rsquo;Antoine Le Febvre de La Barre.<\/p>\n<p>D\u00e8s son arriv\u00e9e, Denonville endosse les vues de la Compagnie du Nord ou Compagnie fran\u00e7aise de la baie d&rsquo;Hudson, form\u00e9e cinq ans plus t\u00f4t \u00e0 l&rsquo;instigation de Charles Aubert de La Chesnaye. Comme les associ\u00e9s de la compagnie, il veut reprendre le fort Bourbon, \u00e9rig\u00e9 en 1682 \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson, et s&#8217;emparer des \u00e9tablissements occup\u00e9s ou construits par les Anglais. Le nouveau gouverneur accepte donc que l&rsquo;exp\u00e9dition, qu&rsquo;il pr\u00e9pare pendant l&rsquo;hiver 1685-1686, soit financ\u00e9e par la Compagnie du Nord.<\/p>\n<h2>L&rsquo;homme du gouverneur<\/h2>\n<p>Le 12 f\u00e9vrier 1686, Denonville ordonne \u00ab au sieur de Troyes \u00bb de quitter Qu\u00e9bec \u00ab pour aller occuper des postes sur les c\u00f4tes de la baie du Nord \u00bb. La troupe est form\u00e9e de 30 soldats et de 70 Canadiens choisis pour leur habilet\u00e9 \u00e0 voyager, canoter et se battre. Un tambour, un interpr\u00e8te, un ou plusieurs charpentiers et un forgeron font partie du groupe qui transporte \u00e9p\u00e9es, outils, pics, pioches et pelles. Trois fr\u00e8res appel\u00e9s \u00e0 devenir c\u00e9l\u00e8bres dirigent chacun une section form\u00e9e d&rsquo;une trentaine d&rsquo;hommes. Il s&rsquo;agit des montr\u00e9alais Pierre Le Moyne d&rsquo;Iberville, Paul Le Moyne de Maricourt et Jacques Le Moyne de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne.<\/p>\n<p>Le 30 mars, apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 une messe \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Notre-Dame de Montr\u00e9al, les troupes prennent la direction de la rivi\u00e8re des Prairies. Du lac des Deux-Montagnes, ils obliquent vers la rivi\u00e8re des Outaouais. Le 9 avril, ils remontent le Long-Sault (rapides de Carillon) et, deux jours plus tard, ils atteignent le portage de la Chute-\u00e0-Blondeau. Le 1er mai, ils campent sur le site du futur fort Coulonge o\u00f9, fid\u00e8les \u00e0 la tradition, les hommes plantent un mai et tirent une salve devant les tentes de Pierre de Troyes et des fr\u00e8res Le Moyne.<\/p>\n<h2>De la rivi\u00e8re Abitibi \u00e0 la baie James<\/h2>\n<p>Le 10 juin, alors que le groupe est sur le point d&rsquo;atteindre le confluent des rivi\u00e8res Abitibi et Moose, un canot chavire emportant No\u00ebl Leblanc, l&rsquo;un des meilleurs Canadiens de la troupe. D\u00e9bouchant dans la baie James actuelle vers le 19 juin, de Troyes doit choisir la premi\u00e8re de trois cibles : les forts Monsoni (Moose Factory), Rupert (Charles) et Quichichouane (Albany), tous situ\u00e9s au fond de la baie James. Monsoni est proche et d&rsquo;acc\u00e8s facile. Le 20 juin, revenant d&rsquo;une exp\u00e9dition de reconnaissance sur la rivi\u00e8re Monsoni, d&rsquo;Iberville assure qu&rsquo;il est \u00ab temps de marcher \u00bb. Un b\u00e9lier a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 et les \u00e9p\u00e9es aff\u00fbt\u00e9es !<\/p>\n<h2>Une cascade d&rsquo;attaques et de victoires<\/h2>\n<p>Toujours le 20 juin 1686, les hommes encerclent le fort Monsoni, neutralisent le canon anglais, reprennent La Sainte-Anne, un vieux voilier dont les Anglais s&rsquo;\u00e9taient empar\u00e9s, et investissent la place l&rsquo;\u00e9p\u00e9e \u00e0 la main. \u00ab J&rsquo;eus, pour lors, \u00e9crit le chevalier de Troyes, beaucoup de peine \u00e0 arr\u00eater la fougue de nos Canadiens qui, faisant de grands cris \u00e0 la fa\u00e7on des sauvages, ne demandaient qu&rsquo;\u00e0 jouer des couteaux. \u00bb L&rsquo;op\u00e9ration a dur\u00e9 une demi-heure.<\/p>\n<p>Le capitaine h\u00e9site entre une attaque contre le fort Rupert, situ\u00e9 sur la rivi\u00e8re Nemiskau, ou contre le fort Quichichouane, sur la rivi\u00e8re Sainte-Anne ou Albany. Il choisit Rupert, o\u00f9 un navire est ancr\u00e9. Il sera utile dans l&rsquo;attaque de Quichichouane. Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, le voilier qui s&rsquo;est charg\u00e9 de l&rsquo;exp\u00e9dition de reconnaissance, revient le 2 juillet annon\u00e7ant que la voie est libre. Les troupes partent en canot d&rsquo;\u00e9corce et, \u00e0 une date qui n&rsquo;est pas pr\u00e9cis\u00e9e dans le r\u00e9cit du chevalier de Troyes, elle s&#8217;emparent du navire et du fort Rupert sans avoir vraiment d\u00fb combattre, la charge ayant eu lieu en pleine nuit. Apr\u00e8s avoir embarqu\u00e9 sur le navire les meubles et les objets de valeur qui se trouvaient dans le fort, celui-ci est d\u00e9truit.<\/p>\n<p>Revenu au fort Monsoni \u00e0 la mi-juillet, de Troyes pr\u00e9pare la suite de la campagne. La prochaine \u00e9tape s&rsquo;accomplira en voilier pour une partie des troupes et \u00e0 bord du navire pour les hommes qui accompagnent d&rsquo;Iberville. Le 23 juillet, ils assi\u00e8gent le fort Quichichouane, mais l&rsquo;ultimatum servi \u00e0 Henry Sergeant, son gouverneur, n&rsquo;a pas provoqu\u00e9 la capitulation esp\u00e9r\u00e9e. Les vivres manquent. Un v\u0153u des troupes \u00e0 sainte Anne produit l&rsquo;effet escompt\u00e9. \u00ab Le vent changea tout \u00e0 coup et nous amena notre b\u00e2timent avec huit pi\u00e8ces de canon pour la batterie, qui ronfla le 25, veille de sainte Anne. \u00bb Le 26, apr\u00e8s les n\u00e9gociations d&rsquo;usage autour de bonnes bouteilles de vin d&rsquo;Espagne, les Anglais se rendent. Quichichouane est renomm\u00e9 fort Sainte-Anne !<\/p>\n<h2>Le plus capable de nos capitaines<\/h2>\n<p>Le 10 ao\u00fbt 1686, le chevalier de Troyes confie \u00e0 d&rsquo;Iberville la garde du fort Monsoni et revient \u00e0 Qu\u00e9bec. Quelques semaines apr\u00e8s son retour, Denonville exprime sa satisfaction au marquis de Seignelay, ministre des Colonies :<\/p>\n<p>\u00ab Le sieur de Troyes est le plus intelligent et le plus capable de nos capitaines ; il a l&rsquo;esprit tel qu&rsquo;il faut pour avoir tous les m\u00e9nagements n\u00e9cessaires pour commander aux autres. On ne saurait avoir une meilleure conduite que celle qu&rsquo;il a eue dans l&rsquo;entreprise du Nord car il lui a fallu du savoir-faire pour tirer des Canadiens les services qu&rsquo;il en a eus et pour les mettre dans l&rsquo;ob\u00e9issance \u00bb.<\/p>\n<p>Les qualit\u00e9s du chevalier de Troyes expliquent pourquoi il commande l&rsquo;une des quatre troupes parties pour le fort Frontenac, au mois de juin 1687, dans le cadre d&rsquo;une assembl\u00e9e de paix. Elles expliquent aussi pourquoi on lui confie, peu apr\u00e8s, le commandement du fort Niagara et d&rsquo;une centaine d&rsquo;hommes. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il meurt, le 8 mai 1688, victime du scorbut ou des fi\u00e8vres provoqu\u00e9es par la consommation d&rsquo;aliments avari\u00e9s. Quelques semaines plus t\u00f4t, les rares survivants avaient foment\u00e9 un complot pour tuer le chevalier de Troyes et s&rsquo;\u00e9lire un commandant de leur choix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du pass\u00e9 de Pierre de Troyes, on conna\u00eet peu de d\u00e9tails. Celui qui a laiss\u00e9 sa marque \u00e0 la baie d&rsquo;Hudson, dans le secteur de la baie James actuelle, et qui est mort au fort Niagara, \u00e9tait champenois ou normand. 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