La semaine de fermeture du Musée : au-delà de l’entretien annuel

Gaëlle Mollen

Cette année, nous célébrons la 26e année du Programme de stages destinés aux Autochtones (anciennement sous le nom de Programme de formation en pratique muséales destiné aux Autochtones) RBC. Au cours des 26 dernières années, les Musées ont accueilli une centaine de stagiaires issus de plus de 40 nations autochtones à travers le Canada. Les stagiaires qui ont obtenu leur diplôme sont devenus des modèles dans leur milieu et ont pu participer à la promotion des secteurs muséal et culturel.

La semaine d’entretien annuel du Musée est l’un des moments les plus intéressants du stage. Les personnes qui y participent peuvent en apprendre davantage sur les divers rôles des responsables de la restauration et participer directement à l’entretien du Musée.

Voici quelques commentaires de stagiaires de cette année sur leurs expériences pendant la semaine de fermeture annuelle du Musée.

L’expérience de Koleka

Pendant la semaine de fermeture du Musée, j’ai eu l’occasion d’aller dans les coulisses afin de participer au nettoyage et à l’entretien des artefacts exposés.

J’ai travaillé avec Emily (l’une des responsables de la restauration des textiles). Au début, nous avons nettoyé des sections de la salle des Premiers Peuples avec Dominique et Jenny. Nous portions une blouse de laboratoire, un masque et des gants pour notre propre protection, mais aussi pour celle de nos vêtements et des artefacts. J’ai porté souvent ces accessoires même si, dans la plupart des situations, ils n’étaient pas indispensables.

Au départ, le fait d’être si près des artefacts me rendait très nerveuse, mais j’ai pris confiance et je me suis sentie plus à l’aise. Emily et Dominique m’ont beaucoup aidée, et elles se sont montrées très disponibles à répondre à mes questions. C’est probablement l’expérience que j’ai préférée à ce jour. J’y ai vraiment pris plaisir, et j’ai apprécié les personnes avec qui j’ai travaillé.

« Pendant la semaine de fermeture du Musée, j’ai eu l’occasion d’aller dans les coulisses afin de participer au nettoyage et à l’entretien des artefacts exposés. » – Koleka, Stagiaire, Programme de stages destinés aux Autochtones

L’expérience de Jenny

J’ai commencé la semaine de fermeture avec une certaine appréhension, sachant que j’allais nettoyer de précieux artefacts. Mais le temps a passé vite, et c’était amusant. J’ai travaillé dans la salle des Premiers Peuples avec Emily et Dominique, de l’équipe de la Conservation, et avec Koleka. J’étais tendue, mais nous avons fini par travailler ensemble dans les modules d’exposition, ce qui a rendu l’expérience encore plus amusante. C’était vraiment bien de voir ce que les responsables de la restauration devaient faire et d’observer leur délicatesse et leur minutie lorsqu’ils manipulaient les artefacts.

Je savais qu’il fallait manipuler les artefacts d’une certaine façon, mais c’était amusant de le faire soi-même. Je ne peux pas dire qu’un aspect de l’entretien m’a plu davantage qu’un autre. Je les ai tous appréciés, et j’ai aimé l’aspect physique du travail.

« Je savais qu’il fallait manipuler les artefacts d’une certaine façon, mais c’était amusant de le faire soi-même. » – Jenny, Stagiaire, Programme de stages destinés aux Autochtones

L’expérience d’Ariane

J’ai beaucoup aimé participer à l’entretien de la Grande Galerie. J’ai pu aider à dépoussiérer les mâts totémiques, L’esprit de Haida Gwaii et un canot peint par mon arrière-arrière-grand-père, Charles Edenshaw. Je n’ai pas l’occasion de vivre une telle expérience tous les jours, je me sens donc privilégiée d’avoir pu faire ce que j’ai fait.

Ce stage m’a donné l’occasion d’étudier de façon plus approfondie des objets et des pièces provenant de ma propre communauté et de ma nation, que ce soit de petits objets, comme des outils ou des paniers, ou des objets plus grands, comme des mâts totémiques et des canots. Je pense qu’il est très important de nettoyer les objets exposés, non seulement pour les artefacts ou le Musée, mais aussi pour l’énergie et l’esprit des personnes qui les ont créés. Cela pourrait aussi leur donner plus d’énergie pour l’année à venir. J’espère que lorsque le Musée rouvrira ses portes, le public saura apprécier le temps consacré à la préservation de la vie et de la qualité de ces pièces.

« Je n’ai pas l’occasion de vivre une telle expérience tous les jours, je me sens donc privilégiée d’avoir pu faire ce que j’ai fait. » – Ariane, Stagiaire, Programme de stages destinés aux Autochtones

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