Une preuve de vaccination pour toutes personnes âgées de 12 ans et plus est exigée pour accéder aux expositions et à tous les espaces publics du Musée, ce qui inclut la participation aux évènements spéciaux.

Preuves acceptées : passeport vaccinal ou preuve de vaccination (électronique ou imprimée), avec une pièce d’identité spécifiant nom et date de naissance.

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Raviver – Tradition, modernité et transformation de cultures autochtones

Billets

Expovitrine

Des étincelles brillent et ravivent la flamme de nos cultures. Les participantes et les participants au Programme de stages destinés aux Autochtones 2019 du Musée canadien de l’histoire vous invitent à en voir la lueur.

Après des siècles de bouleversements, nos Nations ont dû lutter pour affirmer leurs cultures. Malgré nos religions bannies, nos terres occupées et nos langues réduites au silence, nous demeurons. Notre savoir familial se transmet, nos arts rayonnent, nos liens avec la terre se renouvèlent et nous nous réapproprions nos traditions spirituelles. Ainsi, nos enfants connaitront les façons de nos ancêtres.

L’expovitrine Raviver – Tradition, modernité et transformation de cultures autochtones a été réalisée par les participantes et les participants du programme de stages destinés aux Autochtones 2019 du Musée canadien de l’histoire.

Témoignages

Sarah Monnier

Le manoomin, ou riz sauvage, occupe une place importante dans ma vie. De nombreux plats à base de riz sauvage ont été partagés lors de nos repas d’occasions spéciales, comme les repas-partage, les repas de famille et les fêtes. Pour nombre d’Autochtones vivant loin des villes, la nourriture traditionnelle constitue une forme de confort et de sécurité. En mettant en évidence le riz sauvage et les outils traditionnels utilisés pour sa récolte, j’espérais montrer sa signification culturelle continue, mais changeante. Je compte transmettre l’importance du riz sauvage aux générations futures.

Ce projet est l’aboutissement du travail des stagiaires du Programme de stages destinés aux Autochtones 2019-2020, qui ont créé une exposition faisant appel à toutes les différentes compétences muséales acquises dans le cadre du programme. Le projet a permis aux membres de la communauté de s’engager, de réfléchir et de présenter des histoires uniques provenant de nos communautés. Nous espérons que cet effort de narration collaborative se poursuivra dans le cadre de nouveaux projets de stages autochtones.

Skylar-James Wall

En choisissant les objets à exposer, j’ai cherché à montrer l’adaptabilité de mon peuple. Les chevaux ne sont pas originaires des prairies nord-américaines, mais nous les avons intégrés à notre vie comme s’ils avaient été avec nous depuis des temps immémoriaux. La selle est de conception européenne, mais elle a été décorée dans le même style que nos propres vêtements. Les perles obtenues par le commerce sont utilisées pour recréer les motifs réalisés autrefois avec des piquants teints. Chaque objet d’origine européenne qui entrait dans nos communautés était ensuite adapté pour convenir à nos modes de vie. Notre culture n’a pas été interrompue par l’arrivée des Européennes et des Européens. Elle a trouvé des moyens de perdurer. Les bottes sont un exemple plus moderne de ce processus. Malgré le vol des terres et la perturbation de nos traditions, nous continuons à trouver des moyens de préserver notre relation avec le cheval, même deux siècles plus tard.

Kaitlyn Stephens

Les objets que j’ai choisis sont un plat de fête datant de 1905 ou avant et un bol de fête datant de 1973. Le ts’ak’, ou bol à festin, est généralement utilisé pour contenir les contributions financières lors d’une fête. Cela fait partie du processus de règlement de la succession d’une personne décédée à la manière nisga’a, y compris le règlement des dettes liées aux funérailles et au festin d’enterrement. Mais dans ce contexte, le ts’ak’ représente plus qu’un simple bol. Il est le symbole d’un réceptacle contenant tous les biens d’une wilp (maison/famille), à la fois tangibles et intangibles. Le symbolisme est à la base de la signification de l’Ayuuk, la loi nisga’a.

Je crois qu’il est important de mettre en avant la continuité des traditions, car elle est à la base de nos cultures, coutumes, protocoles et valeurs qui contribuent à former la structure et les fondements de nos sociétés. En outre, notre lien avec la culture et les traditions nous aide à comprendre notre identité culturelle et nous donne un sentiment d’appartenance.

Cette exposition est différente des expositions muséales habituelles. Elle est unique, en ce sens qu’elle inclut quatre groupes autochtones différents qui se concentrent sur un seul thème : la continuité culturelle. Et non seulement nous nous concentrons sur un thème, mais nous avons aussi nos propres sections qui donnent un aperçu de la perspective de chacune de nos communautés. Je pense également que cette exposition est unique dans la mesure où, dans nos sections individuelles, nous avons inclus nos langues respectives, ce qui donne l’idée que les traditions culturelles se perpétuent et que la langue en est un élément important.

Shaun Canute

Je suis reconnaissant d’avoir eu l’occasion de travailler aux côtés de mes collègues stagiaires et du personnel du Musée canadien de l’histoire. Malgré le nombre incalculable d’objets parmi lesquels nous pouvions choisir, ce qui semblait remédier à notre émerveillement était le simple fait que nous nous trouvions au même point de départ, avec les mêmes objectifs.

Les motifs émergents révèlent nos penchants et nos envies. Les motifs de ces objets proviennent de différentes époques et de différentes personnes. L’importance de cet aspect réside dans l’interconnexion de ces objets d’apparence hétéroclite. Qu’il s’agisse de tissage, de tricot, de recherche ou d’écriture, nos méthodes transparaissent.

Un groupe de femmes et d'hommes

De gauche à droite : Gaëlle Mollen, coordonnatrice, Programme de stages destinés aux Autochtones, avec des stagiaires de 2019, Sarah Monnier, Kaitlyn Stephens, Shaun Canute et Skylar-James Wall.
Photo : IMG2020-0007-0005-Dm


Photo au haut de la page :
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© Musée canadien de l’histoire