Rapport annuel 2016-2017

 
 

Bilan de l’année – nos réalisations

La société harmonise ses plans, ses activités, ses objectifs de rendement, ses dépenses et ses rapports avec le mandat établi par le Parlement et les orientations stratégiques fixées par le conseil d’administration. Pour remplir son mandat national, elle doit suivre les cinq orientations stratégiques approuvées en 2014 et favoriser l’atteinte d’un haut niveau d’excellence muséologique.

  1. Faire du Musée une plaque tournante en histoire canadienne, au Canada et partout dans le monde;
  2. Tisser des liens entre les Canadiens et leur histoire, et refléter ces liens personnels dans tous les aspects de l’expérience vécue au Musée;
  3. Développer une collection qui reflète davantage l’histoire et le caractère distinctif du Canada;
  4. Établir des partenariats et des réseaux dynamiques partout au Canada et sur la scène internationale dans un intérêt mutuel
  5. Veiller à ce que le Musée dispose des ressources financières pour s’acquitter de son mandat.
Résultats obtenus pour chaque indicateur de rendement
Légende
▲ Les résultats surpassent la cible ou en diffèrent de 10 %
● Les résultats diffèrent de la cible de 10 à 24 %
▼ Les résultats diffèrent de la cible de 25 % ou plus

Faire du Musée une plaque tournante en histoire canadienne, au Canada et partout dans le monde

Priorités

  • Achever l’aménagement de la nouvelle salle de l’Histoire canadienne et en faire l’inauguration, en tant que projet patrimonial de Canada 150, le 1er juillet 2017;
  • Présenter des expositions et des programmes publics commémorant le centenaire de la Première Guerre mondiale;
  • Établir une programmation promise au succès pour l’espace d’exposition réservé aux documents de Bibliothèque et Archives Canada.

Sommaire du rendement

Un ciel meurtrier

Un ciel meurtrier : présentation d’un roman graphique novateur

Tous les résultats correspondaient aux objectifs fixés relativement à cette orientation stratégique, à l’exception des recommandations découlant d’un audit. Les résultats liés à la fréquentation sur place et aux entrées payées ont été considérablement plus élevés que ce qui était prévu en raison d’une judicieuse sélection d’expositions (Thomas et ses amisMC – En voiture!, Un ciel meurtrier – Guerre aérienne, 1914-1918, Vikings, etc.), d’une forte affluence de groupes et d’un intérêt constant à l’égard des installations du Musée pour la tenue d’activités. Les projets de recherche clés constituent un autre domaine où le Musée a connu du succès. 97 projets de recherche clés ont progressé comme prévu ou ont été achevés, comparativement à un objectif de 31. Parmi ces projets figuraient Sur les traces de Franklin et Vimy – Au-delà de la bataille.

Si quatre recommandations ont pu être appliquées, dont une de longue date, il reste toutefois une catégorie où l’objectif n’a pu être atteint : les recommandations découlant d’un audit. Les cibles ont été fixées en fonction de recommandations reportées à 2016-2017 et de prédictions quant au nombre de recommandations qui découleraient de l’audit de la gestion des collections. Or, cet audit a accusé un retard et ne s’est conclu qu’au début de 2017-2018. D’autres facteurs ont eu une incidence. Le fait de centrer l’attention sur l’inauguration de la salle de l’Histoire canadienne, à titre d’exemple, nous a amenés à réorienter les priorités et à apporter des changements dans la hiérarchie organisationnelle, ce qui a nécessité une période de transition.

Présenter des expositions est au cœur de la mission du Musée. Les expositions tenues doivent aider à raconter le Canada et son évolution; elles doivent aussi permettre aux visiteurs de comprendre l’histoire canadienne de façon plus approfondie et significative. Ceci est essentiel pour faire du Musée une plaque tournante en histoire canadienne au pays et partout dans le monde.

Entrées payées (en milliers)
Résultat 711 ▲
Cible 630
Résultat en 2015-2016 762
Analyse

Malgré la fermeture de la salle du Canada pour faire place à la nouvelle salle de l’Histoire canadienne, le Musée a dépassé son objectif annuel de 630 000 visiteurs payants et en a accueilli 711 000. Ce succès peut être attribué à une judicieuse sélection d’expositions comprenant, entre autres, Thomas et ses amis, Un ciel meurtrier et Vikings, ainsi qu’à de bonnes ventes auprès de groupes.

Fréquentation des Musées (en milliers)
Résultat 1,739 ▲
Cible 1,435
Résultat en 2015-2016 1,690
Analyse

Les résultats liés à la fréquentation ont été exceptionnels. Les Musées ont attiré 1 739 000 visiteurs, comparativement à la cible de 1 435 000. La fréquentation élevée enregistrée lors d’événements s’explique surtout par les locations et la tenue d’activités, comme la cérémonie d’illumination de l’arbre, les célébrations du jour de l’An marquant le lancement de Canada 150 et le RBC Bluesfest. Elle est aussi attribuable au fait que les deux Musées soient des destinations clés dans les offres de voyages organisés que proposent les voyagistes.

Les expositions grand public font grimper les chiffres sur l’affluence

Thomas le petit train

Le petit train préféré de tous
© 2016 Gullane (Thomas) Limited, Photo : Bruce Silcox

La popularité de certaines expositions, tant au Musée canadien de l’histoire qu’au Musée canadien de la guerre, a fait grimper les chiffres sur l’affluence au-delà des attentes. Par exemple, la populaire exposition Thomas et ses amisMC – En voiture!, créée par le Minnesota Children’s Museum, a attiré un grand nombre de familles au Musée canadien des enfants. Un ciel meurtrier – Guerre aérienne, 1914-1918, présentée sous forme de roman graphique inédit, a aussi dépassé les prévisions au chapitre de l’affluence. L’exposition Napoléon et Paris, consacrée à la façon dont le célèbre visionnaire a remodelé la capitale française et l’a dotée d’institutions durables, a aussi été très courue.

Expositions spéciales *Fréquentation
Musée canadien de l’histoire
Vikings
Du 3 décembre 2015 au 17 avril 2016
122,785
Thomas et ses amisMC – En voiture!
Du 29 janvier au 1er mai 2016
94,571
Tirées par les chevaux – La collection de voitures hippomobiles Paul-Bienvenu
Du 24 mars 2016 au 7 janvier 2018
182,230
Ruée vers l’or! – Eldorado en Colombie-Britannique
Du 8 avril 2016 au 15 janvier 2017
140,748
Napoléon et Paris
Du 16 juin 2016 au 8 janvier 2017
160,914
Huicholes – Un peuple qui marche vers la lumière
Du 10 février 2017 au 19 mars 2017
11,723
Musée canadien de la guerre
Grandes guerres. Grandes femmes.
Du 23 octobre 2015 au 3 avril 2016
51,304
Un ciel meurtrier – Guerre aérienne, 1914-1918
Du 10 juin 2016 au 29 janvier 2017
122,307
* Nombre total de visiteurs au 31 mars 2017

Le centenaire d’une période sombre incite à la réflexion

Mémorial de Beaumont-Hamel

Mémorial terre-neuvien à Beaumont-Hamel
© Harry Palmer

L’exposition Souvenirs de la Première Guerre mondiale – Terre-Neuve-et-Labrador, au Musée de la guerre, examinait dans quelle mesure la Première Guerre mondiale a touché les Canadiens dans la province la plus à l’est et a laissé des stigmates encore palpables. Une exposition de photos spéciale a été présentée en parallèle, intitulée Le 1er juillet 1916 – La Somme et Beaumont-Hamel, et a illustré la dévastation laissée dans le sillage de la bataille de Beaumont-Hamel qui a décimé le Newfoundland Regiment.

Nombre de mesures de suivi des recommandations de l’audit ayant été complétées
Résultat 4 ▼
Cible 16
Résultat en 2015-2016 10
Analyse

La cible a été fixée en fonction des recommandations à appliquer au cours de l’exercice 2016-2017 ainsi que de celles, estimées, découlant de l’audit de la gestion des collections, lequel a malheureusement été retardé et reporté à 2017-2018. Ce fait, combiné à celui que la grande priorité ait été la salle de l’Histoire canadienne, que des changements aient été apportés à la hiérarchie organisationnelle et que des difficultés opérationnelles internes aient été éprouvées, explique le résultat obtenu. Cependant, le Musée a appliqué quatre recommandations découlant d’un audit, dont une de longue date. Le Musée devrait reprendre la bonne voie en 2017-2018, après l’ouverture de la salle de l’Histoire canadienne le 1er juillet 2017.

La société donne suite aux recommandations des vérificateurs

Le Musée canadien de l’histoire, une société d’État, continue d’assurer l’audit interne à la lumière d’un plan triennal d’audit axé sur le risque. Comme ce plan devait être renouvelé en 2016, le Musée a procédé à un examen de sa gouvernance en tant que société et a renouvelé le profil de risque de celle-ci pour l’exercice 2016-2017. Une liste de risques a été élaborée et validée par le conseil d’administration, et le plan d’audit axé sur le risque sera mis à jour en conséquence.

En outre, le Bureau du vérificateur général du Canada effectue annuellement un audit d’attestation des états financiers de la société. En 2016-2017, la société a donné suite à plusieurs recommandations des vérificateurs, y compris celle concernant les immobilisations qui avait été formulée dans l’audit d’attestation de 2014-2015. Par ailleurs, les vérificateurs internes ont mené à bien l’audit de la gestion des collections et travaillent actuellement à l’audit des systèmes et des pratiques de gestion du rendement, de la planification de la relève et de la dotation, qui sera achevé en 2017-2018.

Nombre de projets de recherche clés progressant comme prévu ou terminés
Résultat 97 ▲
Cible 31
Résultat en 2015-2016 32
Analyse

La recherche s’est illustrée et a largement dépassé la cible annuelle fixée au Musée. Au total, 97 projets de recherche ont progressé comme prévu ou ont été terminés avant la fin de l’exercice. Parmi eux figuraient les préparatifs relatifs à l’exposition Hockey et les activités de recherche pour les expositions Sur les traces de Franklin, Vimy – Au-delà de la bataille et Les 100 derniers jours. Une recherche a aussi été réalisée pour l’exposition Témoins – Nos champs de bataille vus par les Canadiens qui a été inaugurée à Arras, en France, en mars 2017.

Des travaux de recherche originaux éclairent les nouvelles expositions et les projets spéciaux

Reconstitution d’un ancêtre inuit

Reconstitution d’un ancêtre inuit
CMH IMG2017-0092-0004-Dm, Photo : Steven Darby

Les historiens du Musée de la guerre se sont livrés à des travaux de recherche pour les expositions Grandes Guerres. Grandes Femmes., Un ciel meurtrier, Vimy – Au-delà de la bataille et Gravé dans la pierre – L’art souterrain de la Première Guerre mondiale, la version itinérante de Témoins – Nos champs de bataille vus par les Canadiens et l’exposition de photos sur Beaumont-Hamel. Des recherches ont aussi été menées en appui à la mise à jour des galeries 2, 3 et 4 en ce qui a trait au contenu relatif à la bataille de Vimy, aux guerres aériennes, au jour J et à la période post-guerre froide.

Au Musée de l’histoire, un partenariat de recherche avec la communauté d’Arctic Bay, au Nunavut – qui s’inscrivait dans un projet de rapatriement continu avec le gouvernement du Nunavut – a abouti à la reconstitution d’un homme inuit d’autrefois. Les restes de l’homme qui a vécu il y a 800 ans avaient été exhumés par le personnel du Musée en 1959. Ils ont récemment été reproduits au moyen de procédés de numérisation et d’impression 3D, et une reconstruction archéo-anthropologique précise du visage et du corps a été effectuée. Un aîné d’Arctic Bay a conçu les vêtements en peau animale du mannequin, et le personnel du Musée a collaboré avec les membres de la communauté pour reconstituer la vie et l’apparence de l’homme. L’Inuit ainsi reconstitué ainsi que son histoire seront exposés dans la salle de l’Histoire canadienne.

Un projet de recherche sur des mouvements artistiques autochtones contemporains a aussi été lancé au Musée de l’histoire afin d’explorer les liens entre les artistes et la mémoire collective. Ce projet examine des œuvres d’art liées à l’actualité et aux défis que posent les modes de vie autochtones de nos jours.

À tout cela s’ajoute un projet axé sur la tradition orale qui documente l’expérience de réfugiés syriens au Canada et l’apport de groupes communautaires qui se sont mobilisés pour les aider. Une recherche sur les jeux, notamment ceux de hasard, est aussi en cours en vue de futures expositions.

Une recherche archéologique lève le voile sur des mystères de l’histoire qui subsistent

Des archéologues au travail

Plan du plancher d’une maison âgée de 1 500 ans
Photo : Matthew Betts

Une équipe d’archéologie s’est rendue dans la région inférieure de la rivière Severn, dans le nord-ouest de l’Ontario, où des peuples autochtones ont vécu pendant des milliers d’années et où un fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson a existé de 1685 à 1690. Ayant poursuivi une recherche à cet endroit même entre 1981 et 1984, le conservateur du Musée spécialisé en archéologie du centre du pays est retourné sur le site pour élucider des questions demeurées sans réponse; on a cherché à savoir, par exemple, si les Français étaient revenus après que le territoire ait été repris par les Britanniques en vertu du traité d’Utrecht en 1713. Le projet n’a pas été sans difficultés pour les chercheurs, en raison, entre autres, des changements au paysage de la région et des perturbations évidentes causées par les « chasseurs de souvenirs ».

Pour sa part, le projet archéologique E’se’get a été amorcé par le Musée de l’histoire en 2008 pour définir le patrimoine archéologique de la côte sud de la Nouvelle-Écosse. Il est maintenant presque achevé. Les fouilles les plus fructueuses se sont déroulées en 2010 et en 2012, notamment lorsque des sols intacts de wigwams, la première suerie jamais mise au jour dans les provinces de l’Atlantique et plus de 22 000 artefacts ont été trouvés. Depuis lors, les travaux se sont poursuivis en laboratoire, où les découvertes ont été analysées, étiquetées, cataloguées et décrites. Des articles universitaires, des conférences publiques et des contacts avec les médias ont aussi découlé de la recherche entreprise.

L’histoire prend vie grâce aux médias numériques

Face-à-face entre un soldat et un manifestant

La crise d’Oka, tirée de « L’histoire en 150 moments ».
La Presse canadienne, 698687, Photo : Shaney Komulainen

Différents jalons du passé du Canada, de la fondation de la Compagnie de la Baie d’Hudson jusqu’à la résistance de Viola Desmond face à la ségrégation raciale en Nouvelle-Écosse, en passant par l’introduction des pensions de vieillesse fédérales – et bien d’autres événements encore – constituent la matière à réflexion alimentant le blogue du Musée de l’histoire. Les capsules présentées sur le blogue portent sur d’importants événements, objets et personnages, devenant ainsi des outils d’apprentissage en soi et des compléments au contenu des programmes et des expositions du Musée. Les sujets traités sont souvent liés à l’actualité, comme la série de billets sur l’histoire autochtone publiée pendant le Mois national de l’histoire autochtone. De plus, une série de billets intitulée En coulisse présente les coups de cœur, parmi les collections de l’institution, du personnel du Musée, de même que des nouvelles sur de récentes initiatives.

L’histoire en direct est une autre composante des sites Web des deux Musées. Ce magazine numérique fait état, de façon détaillée, d’épisodes clés de l’histoire du pays et du monde. Tout l’éventail des sujets y passe, comme le culte politique de Wilfrid Laurier, la signature de la Magna Carta ou encore les batailles déterminantes des Première et Seconde Guerres mondiales.

L’histoire en 150 moments, une autre rubrique Web, faisait quant à elle le compte à rebours jusqu’au 150e anniversaire de la Confédération en braquant le projecteur sur un moment clé dans l’histoire du Canada, et ce, pour chacune des 150 journées précédant le début des célébrations le 1er juillet 2017. Une image percutante et révélatrice accompagnait les résumés.

Une autre initiative numérique consistera en l’installation, au Musée de l’histoire, d’un mur numérique de 16 x 9 pi où 16 grands écrans où seront présentées les offres muséales. De plus, le Musée a opté pour un déploiement infonuagique de son contenu Web, ce qui s’est traduit par des temps de réponse plus rapides pour les visiteurs. Il a aussi lancé un programme de réservation en ligne à l’intention des écoles.

Les publications du Musée ont une grande portée

Le Musée de l’histoire s’est associé aux Presses de l’Université d’Ottawa pour créer la collection numérique Mercure, qui offre en livre numérique 500 titres de la collection publiés depuis 1972. Cette collection est le principal véhicule utilisé par le Musée de l’histoire pour publier des recherches universitaires en français et en anglais. La nouvelle série numérique offrira un accès sans précédent à un vaste corpus de recherche dans les domaines de l’histoire canadienne, de l’archéologie, de la culture et de l’ethnologie.

Le Musée de l’histoire a également reçu un prix Gold Quill de l’Association internationale des professionnels de la communication (AIPC-IABC) pour sa collection de catalogues-souvenirs. Largement distribués, les volumes de cette série lancée en 2012 sont consacrés à des expositions tenues au Musée de la guerre et au Musée de l’histoire. Le prix Gold Quill a été décerné au Musée en juin 2016 lors de la Conférence mondiale de l’AIPC-IABC à La Nouvelle-Orléans.

Notre base de données en ligne facilite l’accès aux collections du Musée partout au Canada

Récemment remaniée, notre base de données en ligne sur les collections fournit maintenant un accès plus facile, partout au pays, à une réserve virtuelle contenant plus de 280 000 objets des collections du Musée de l’histoire et du Musée de la guerre. Ce service en ligne est offert depuis près de 20 ans. Les améliorations au système facilitent la navigation au moyen de fonctions (telles que la fonction de recherche avancée et le bouton de recherche de résultats similaires qui trouve des objets apparentés à ceux déjà cherchés). Les chercheurs, les étudiants et d’autres utilisateurs peuvent ainsi découvrir et partager des artefacts à partir de leurs ordinateurs, de leurs téléphones intelligents ou de leurs tablettes.

Haut de page

Tisser des liens entre les Canadiens et leur histoire, et refléter ces liens personnels dans tous les aspects de l’expérience muséale

Priorités

  • Concevoir des expositions sur des thèmes revêtant une pertinence personnelle pour les visiteurs des Musées, comme Hockey et Les 100 derniers jours;
  • Présenter dans la région de la capitale nationale des expositions conçues par des musées canadiens partenaires qui ajoutent des perspectives communautaires au récit national;
  • Amener les visiteurs du Musée à utiliser les plateformes actuelles et émergentes.

Sommaire du rendement

Napoléon et Paris

L’exposition spéciale Napoléon et Paris

La société a eu un rendement légèrement en deçà de la cible en ce qui concerne les expositions itinérantes, mais elle a dépassé les attentes fixées pour les expositions spéciales. Il y a eu 25 nouvelles ouvertures d’expositions itinérantes, comparativement à la cible de 28. Cela s’explique par l’annulation de deux réservations et par un report. Ruée vers l’or! – El Dorado en Colombie-Britannique, dont l’ouverture a eu lieu dans cette province, et Témoins, inaugurée à Arras, en France, à l’occasion du centenaire de la bataille de la crête de Vimy, font partie des nouvelles expositions itinérantes.

Le Musée a inauguré avec succès 11 expositions spéciales, comparativement à la cible de sept. Les objectifs ont donc été dépassés, à la fois par la société et par chacun des Musées. Parmi les exemples notables, citons Napoléon et Paris, Hockey, Un ciel meurtrier et « Les femmes de bien ne veulent pas voter ».

Ensemble, ces projets ont ajouté des perspectives communautaires au récit national. Ils ont aussi permis au Musée d’accroître sa présence aux échelles nationale et internationale, et d’atteindre son objectif de présenter les récits, les symboles et les réalisations du Canada. C’est par de tels projets que le Musée parvient à rapprocher les Canadiens de leur histoire, et à faire en sorte que les visiteurs se sentent liés, personnellement, à l’expérience muséale qu’ils ont vécue.

Les médias sociaux resserrent les liens entre les Musées et les Canadiens, où qu’ils soient

Les Musées ont continué de mettre à profit les médias sociaux pour se rapprocher des Canadiens et les attirer vers eux.

Le nombre d’abonnements ou de consultations a augmenté pour toutes les formes de médias sociaux. À la fin du deuxième trimestre, les mentions « J’aime » sur Facebook s’élevaient à 20 263 en anglais et à 7 992 en français (des hausses de 8 % et de 11 %, respectivement, par rapport au trimestre précédent). Les abonnés Twitter ont été plus nombreux, passant à 70 772 en anglais et à 3 312 en français (des hausses de 2 % et de 7 %, respectivement). La plateforme Instagram, nouvellement lancée, compte 1 120 abonnés en anglais et 325 en français (des hausses de 69 % et de 103 %, respectivement). Les photos de l’emblématique édifice du Musée de l’histoire semblent particulièrement appréciées.

Les activités spéciales se traduisent par de bons résultats dans les médias sociaux

Soldat dans la salle du Souvenir

La salle du Souvenir durant le jour du Souvenir
CWM 2011-0055-0131-Dm, Photo : Steven Darby

Les activités spéciales lancées dans les médias sociaux suscitent de l’intérêt. Ce fut le cas de la diffusion en direct, sur le site Facebook du Musée de la guerre, des activités tenues à la salle du Souvenir à l’occasion du jour du Souvenir. Le nombre de visionnements au cours de la première semaine de diffusion était impressionnant : 15 000. Le site Le Canada se souvient a partagé notre billet faisant la promotion de la webdiffusion sur Facebook, ce qui lui a permis d’atteindre près de 175 000 visionnements, 3 000 clics sur des billets, plus de 800 réactions et près de 300 partages.

La visite guidée en direct sur Facebook de l’exposition spéciale Un ciel meurtrier a également eu un bel accueil. C’est aussi cet outil (Facebook Live) qui a été choisi pour offrir un aperçu de la salle de l’Histoire canadienne le jour de la fête du Canada en 2016. De nombreuses initiatives lancées sur les médias sociaux ont bénéficié de la participation d’« influenceurs », comme l’Ottawa Bluesfest – qui faisait la promotion d’un concours sous le thème d’Un ciel meurtrier – ainsi que l’Agence spatiale canadienne et le magazine Canadian Geographic – qui ont aidé à faire connaître l’image du Canada vu de l’espace installée dans le Carrefour de la salle de l’Histoire canadienne.

Le Musée de l’histoire a aussi préparé une campagne de gazouillis sur les Jeux olympiques d’été de Rio afin d’attirer l’attention sur des artefacts liés à des disciplines sportives dans lesquelles les Canadiens ont remporté une médaille. Une campagne Pokémon Go sur Twitter s’est soldée par 295 engagements différents. Le Musée de l’histoire s’est aussi associé à #canada150 au profit de l’initiative Light Canada Red, marquant le compte à rebours de 50 jours avant le début de 2017. Des images du Musée illuminé de rouge la nuit ont été vues à de très nombreuses reprises, à la fois sur Twitter et sur Instagram.

Nombre d’inaugurations d’expositions itinérantes qui tissent des liens entre les Canadiens et leur histoire
Résultat 25 ●
Cible 28
Résultat en 2015-2016 22
Analyse

Le Musée a ouvert 25 expositions itinérantes, un nombre légèrement inférieur à l’objectif fixé à 28. Deux réservations prévues pour l’exposition Se battre en Flandre – Gaz. Boue. Mémoire. ont été annulées, alors qu’une réservation pour l’exposition 1867 – Rébellion et Confédération a quant à elle été reportée. Les points saillants comprenaient l’inauguration de Ruée vers l’or! en Colombie-Britannique, le fruit de l’un des plus importants projets d’exposition du Réseau des musées d’histoire, et celle de Témoins à Arras, en France, à l’occasion du centenaire de la bataille de la crête de Vimy. Des dignitaires français et canadiens étaient présents à cette dernière inauguration.

Expositions itinérantes

Au cours du dernier exercice, 33 établissements différents ont présenté 13 expositions itinérantes. Au total, plus de 233 426 visiteurs de diverses collectivités au pays, aux États-Unis (Washington, D.C.) et en Europe (Grèce et France) ont vu ces expositions.

Haïda – Vie, âme et art

    1. Musée d’archéologie de Thessalonique, Grèce
      D’octobre 2015 à avril 2016

Les enfants font la fête!

    1. Musée des religions du monde, Nicolet (Québec)
      De novembre 2015 à avril 2016
    2. Manitoba Children’s Museum, Winnipeg (Manitoba)
      De mai à septembre 2016
    3. Galt Museum and Archives, Lethbridge (Alberta)
      De septembre 2016 à janvier 2017
    4. Timmins Museum: National Exhibition Centre, Timmins (Ontario)
      De février à avril 2017

Neige

    1. Markham Museum, Markham (Ontario)
      De janvier à avril 2016
    2. Centre d’exposition d’Amos, Amos (Québec)
      D’octobre 2016 à janvier 2017
    3. Niagara Falls Museums, Niagara Falls (Ontario)
      De janvier à avril 2017

Terry Fox – Courir au cœur du Canada (version 2D)

    1. Lieu historique national Glanmore, Belleville (Ontario)
      De février à mai 2016
    2. Diefenbaker Canada Centre, Saskatoon (Saskatchewan)
      De février à juin 2016
    3. Nanaimo Museum, Nanaimo (Colombie-Britannique)
      De juillet à septembre 2016
    4. Panthéon des sports canadiens, Calgary (Alberta)
      De juillet à décembre 2016
    5. Peel Art Gallery, Museum and Archives, Brampton (Ontario)
      De février à juin 2017
    6. Dufferin County Museum and Archives, Mulmur (Ontario)
      De mars à mai 2017

Se battre en Flandre – Gaz. Boue. Mémoire. (version 2D)

    1. Lake of the Woods Museum, Kenora (Ontario)
      Mars et avril 2016
    2. Chimczuk Museum, Windsor (Ontario)
      Mai 2016
    3. The Fort Museum, Fort Macleod (Alberta)
      De juin à août 2016
    4. Sooke Region Museum, Sooke (Colombie-Britannique)
      De septembre à décembre 2016
    5. Ambassade du Canada, Washington (D.C.)
      Novembre 2016

Terry Fox – Courir au cœur du Canada (version 3D)

    1. The Museum, Kitchener (Ontario)
      D’avril à juin 2016
    2. Musée du Manitoba, Winnipeg (Manitoba)
      De juillet à octobre 2016

1867 – Rébellion et Confédération (version 2D)

    1. Postes Canada, Ottawa (Ontario)
      Septembre 2016
    2. Lieu historique national Ermatinger Clergue, Sault Ste. Marie (Ontario)
      De septembre à décembre 2016
    3. Musée Héritage Museum, St. Albert (Alberta)
      De janvier à mars 2017
    4. New Iceland Heritage Museum, Gimli (Manitoba)
      De janvier à avril 2017

Coup de patins! La passion canadienne pour le patinage

    1. Kitimat Museum and Archives, Kitimat (Colombie-Britannique)
      De septembre à novembre 2016
    2. Elgin County Museum, St. Thomas (Ontario)
      De janvier à mars 2017

Témoin – Art canadien de la Première Guerre mondiale

    1. Galerie d’art Beaverbrook, Fredericton (Nouveau-Brunswick)
      De septembre 2016 à janvier 2017
    2. Musée des beaux-arts, Arras (France)
      De mars à juin 2017

Se battre en Flandre – Gaz. Boue. Mémoire. (version 3D)

    1. Musée Royal 22e Régiment, Québec (Québec)
      D’octobre 2016 à février 2017

Étrangers ennemis – L’internement au Canada, 1914-1920

    1. Museum Strathroy-Caradoc, Strathroy (Ontario)
      D’octobre 2016 à février 2017

1867 – Rébellion et Confédération (version 3D)

    1. Musée canadien des droits de la personne, Winnipeg (Manitoba)
      De décembre 2016 à mai 2017

Dessins du passé – Représentations de la modernité inuite dans la région nord de l’île de Baffin, 1964

    1. Agnes Etherington Art Centre, Kingston (Ontario)
      De janvier à avril 2017

Le Musée virtuel accentue la présence culturelle du Canada en ligne

Le Musée virtuel du Canada (MVC), que gère le Musée canadien de l’histoire, est un programme d’investissement qui aide les musées et les organismes patrimoniaux canadiens à présenter en ligne du contenu tiré de leurs collections. Le site Web museevirtuel.ca affiche une vaste série d’expositions et de récits sur ses pages. Cette année, le MVC a investi dans 10 nouvelles expositions virtuelles, dont Léonard Cohen – Une brèche en toute chose, Plongez dans la baie de Fundy, Totems de Colombie-Britannique : de multiples voix et La Grande Guerre revisitée traduite. Le MVC a également injecté des fonds dans 23 nouveaux projets pour le programme « Histoires de chez nous », tenu des groupes de discussion entre des professionnels du secteur muséal partout au pays et rajeuni son site, entre autres pour en améliorer les capacités de recherche.

D’importantes initiatives renforcent les liens que le Musée a tissés avec les Premières Nations

Jessica MacLean effectuant du travail en conservation

Jessica MacLean, l’une des stagiaires du Programme de formation en pratiques muséales destiné aux Autochtones RBC, en plein travail
Photo : Jameson C. Brant

La relation florissante entre le Musée de l’histoire et les Premières Nations continue de croître. Le Comité consultatif des Premières Nations qui a été mis sur pied pour la salle de l’Histoire canadienne a joué un rôle de premier plan en aidant le personnel du Musée à sélectionner les récits à inclure pour représenter l’histoire des peuples autochtones, et à opter pour une approche narrative qui convenait. Le Programme de formation en pratiques muséales destiné aux Autochtones RBC, quant à lui, continue de bâtir sur une collaboration de longue date. Ce programme, qui a été mis sur pied en septembre 1993, vise la formation de membres de Premières Nations, de Métis et d’Inuits dans différents domaines de spécialisation muséaux. Au fil des ans, plus de 90 stagiaires provenant d’une quarantaine de nations autochtones dans l’ensemble du Canada ont franchi avec succès toutes les étapes du Programme.

Nombre d’expositions spéciales qui intègrent les points de vue de communautés au récit national
Résultat 11 ▲
Cible 7
Résultat en 2015-2016 8
Analysis

Le Musée a dépassé sa cible annuelle de sept expositions spéciales pour en présenter 11 au total, notamment Napoléon et Paris, une exposition inaugurée le 16 juin 2016 et réalisée en partenariat avec le Musée Carnavalet – Histoire de Paris et Paris Musées, et Hockey, dont l’ouverture a eu lieu le 9 mars 2017. Cette dernière exposition a été conçue en collaboration avec des partenaires du Réseau des musées d’histoire. D’autres exemples peuvent être cités, comme les expositions Un ciel meurtrier et « Les femmes de bien ne veulent pas voter », respectivement inaugurées le 10 juin et le 5 octobre 2016.

Les Musées font les manchettes dans les médias conventionnels

Pour le deuxième trimestre seulement, le Musée de l’histoire a fait l’objet de 1 143 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à plus de 53 230 000 personnes. Mentionnons entre autres points saillants la publication, dans le Globe and Mail, d’un article très positif sur la salle de l’Histoire canadienne, qui était susceptible d’atteindre plus de 132 000 personnes. Les expositions spéciales ont aussi beaucoup retenu l’attention des médias. Napoléon et Paris a fait l’objet de 13 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à 500 900 personnes. Trois expositions organisées par l’intermédiaire du Réseau des musées d’histoire (Ruée vers l’or! – El Dorado en Colombie-Britannique, Sur les traces de Franklin et Tirées par les chevaux – La collection de voitures hippomobiles Paul-Bienvenu) ont généré ensemble 23 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à 2 310 300 personnes.

Au cours de la même période, le Musée de la guerre a fait l’objet de 587 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à plus de 20 700 000 personnes. Une avant-première de l’exposition spéciale World Press Photo a rassemblé des journalistes de 13 médias. Cette exposition a fait l’objet de 45 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à plus de 768 250 personnes. Les expositions spéciales Un ciel meurtrier et Souvenirs de la Première Guerre mondiale ont généré 11 articles ou reportages dont la portée potentielle s’élève à plus de 472 000 personnes.

Un nouvel espace fournit des ressources favorisant un rayonnement

Le Musée de l’histoire a ouvert un nouvel espace qui permettra à des professionnels du milieu muséal de mieux faire valoir leur travail, leurs réalisations et leur expertise. Le centre de ressources est un espace multifonctionnel qui peut servir à la tenue de présentations, de groupes de discussion et d’exposés multimédias sur différents sujets, tels que les activités et les récentes acquisitions du Musée. Des partenaires du Musée y auront aussi accès.

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Développer une collection qui reflète davantage l’histoire et le caractère distinctif du Canada

Priorités

  • Veiller à ce que les stratégies d’acquisition des Musées soient axées sur la collecte d’objets revêtant une importance historique;
  • Accroître les efforts d’acquisition d’objets en tissant des liens avec les collectionneurs et en sollicitant activement les dons, par exemple pour l’obtention de la collection Roué;
  • Positionner les Musées en tant que dépositaires nationaux d’objets qui reflètent ou qui ont façonné l’histoire du Canada.

Sommaire du rendement

Une stèle funéraire d’origine datant de 1917

Stèle funéraire de J. F. Ashe
CWM 20160084-001

La société a dépassé l’objectif établi en ce qui a trait à cette orientation stratégique. Les Musées ont acquis 33 artefacts d’importance nationale, comparativement aux 32 de la cible fixée. Parmi les acquisitions notables figurent un médaillon sculpté illustrant l’honorable George Francis Gillman Stanley, une statue en bronze de la reine Elizabeth II réalisée par l’artiste saskatchewanaise Susan Velder, de même qu’un encrier ayant appartenu à sir Wilfrid Laurier. Parmi les autres acquisitions se trouvent un ensemble de médailles et une plaque honorant la mémoire de George Lawrence Price, le dernier soldat canadien tué durant la Première Guerre mondiale. Le Musée a aussi acquis la sculpture Safe de l’artiste montréalais Maskull Lasserre ainsi qu’une stèle funéraire originale érigée pour J. F. Ashe du 26e Bataillon (Nouveau-Brunswick) en 1917.

Ces artefacts d’importance nationale ont permis aux Musées d’élargir leurs collections nationales et d’acquérir des trésors canadiens qui évoquent des moments marquants de l’histoire du pays.

Un nouveau plan vise à asseoir les futures collections sur des bases solides

Le Musée de l’histoire et le Musée de la guerre ont mis au point un nouveau plan de développement des collections. Ce plan établit, pour les deux établissements, les priorités en matière de développement des nouvelles collections et d’enrichissement de celles existantes pour les dix prochaines années. Il énonce des principes directeurs pour veiller à la préservation des collections, à l’enrichissement des connaissances sur les collections, à leur accessibilité pour les Canadiens et au respect des principes éthiques. Ce plan traite aussi des questions liées à la numérisation et au rapatriement des artefacts autochtones, et fournit des lignes directrices pour déterminer les priorités au chapitre des acquisitions.

Une collection qui témoigne du « subterfuge canadien » et du courage qu’il a nécessité

Les employés de l’ambassade américaine dans leur maison d’accueil canadienne

Les employés de l’ambassade américaine qui ont échappé à la prise d’otages
CMH IMG2016-0229-0002-Dm, © Les Harris, Photo : John Sheardown

En 1980, des membres de l’ambassade canadienne à Téhéran ont risqué leur vie, dans le contexte de la révolution iranienne, afin d’aider six diplomates américains à fuir clandestinement le pays. Le « subterfuge canadien », nom donné à cette opération, a fait les manchettes des journaux du monde entier et a valu à l’ambassadeur Ken Taylor une nomination comme membre de l’Ordre du Canada. Argo, un film sorti en 2012 et lauréat de trois Oscars, porte sur ces événements. Le Musée canadien de l’histoire a acquis du réalisateur de télévision canadien Les Harris une collection d’artefacts unique, voire surprenante, se rapportant à cet événement historique. Cette collection comprend des bobines de film, des enregistrements sonores, des transcriptions et des photographies, en plus d’entrevues inédites menées avec les évadés américains et leurs protecteurs ainsi que les seuls clichés connus à ce jour des fugitifs durant la période où ils étaient cachés. Le Musée souhaite numériser tout ce matériel pour le rendre accessible au public.

Nombre d’acquisitions d’une importance nationale qui reflètent l’histoire canadienne
Résultat 33 ▲
Cible 32
Résultat en 2015-2016 44
Analyse

La cible annuelle fixée pour les acquisitions d’une importance nationale a été dépassée, avec l’obtention de 33 artefacts, alors que l’objectif annuel était de 32. Dans l’ensemble, le nombre d’acquisitions revêtant une importance nationale au cours de l’exercice a été inférieur à celui enregistré en 2015-2016, période lors de laquelle 44 artefacts ont été acquis. L’exercice 2015-2016 a été exceptionnel en raison des efforts centrés sur l’acquisition d’artefacts pour la salle de l’Histoire canadienne. Parmi les acquisitions se trouve un médaillon sculpté illustrant l’honorable George Francis Gillman Stanley, une statue de bronze de la reine Elizabeth II réalisée par l’artiste saskatchewanaise Susan Velder, un encrier ayant appartenu à sir Wilfrid Laurier, un ensemble de médailles et une plaque commémorant George Lawrence Price, le dernier soldat canadien tué durant la Première Guerre mondiale, la sculpture Safe de l’artiste montréalais Maskull Lasserre et une stèle funéraire originale érigée pour J. F. Ashe du 26e Bataillon (Nouveau-Brunswick) en 1917.

Des artefacts mettent en lumière l’histoire de la construction navale dans la région de l’Atlantique.

Plan de la voilure du Bluenose

Un plan de la voilure emblématique du Bluenose’s
CMH IMG2016-0300-0001-Dm, ©JER/WJRoue.ca, utilisation avec permission

La célèbre goélette Bluenose, qui a remporté l’International Fishermen’s Trophy en 1921 et d’autres courses tout au long des années 1920 et 1930, a longtemps été un symbole du Canada, et ce, tant au pays qu’à l’étranger. Le Musée de l’histoire a acquis une série d’artefacts qui ont appartenu au concepteur du Bluenose, William James Roué, un architecte de talent qui a dessiné différents types de bateaux, allant de petites embarcations de plaisance jusqu’aux traversiers et chalutiers, en passant par un chaland à sections utilisé par le ministère britannique des Transports de guerre.

Désignés comme étant « d’intérêt exceptionnel et d’importance nationale » par la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels, les artefacts de la collection Roué contribueront grandement à l’étude de l’architecture navale du xxe siècle et de la construction de navires en bois et d’autres embarcations au Canada atlantique. Ils nous viennent de l’arrière-petite-fille de l’architecte naval, Joan Roué.

Le portrait de Thomas D’Arcy McGee orne un mur de la salle de l’Histoire canadienne

Une peinture à l’huile de Thomas D’Arcy McGee, réalisée en 1868 par l’artiste Bell Smith, a été prêtée au Musée de l’histoire. Elle présente le parlementaire, l’un des Pères de la Confédération, debout devant un fond rouge où se profilent les édifices du Parlement. Ce portrait se trouvera dans la salle de l’Histoire canadienne. Il devait être remis à McGee le jour de son 43e anniversaire, le 13 avril 1868, mais l’homme politique a été assassiné une semaine avant, soit le 7 avril. Il appartient à D’Arcy Quinn, l’arrière-petit-fils de McGee.

Des artefacts font foi de la réalité de la vie en temps de guerre

Le Musée de la guerre a acquis plusieurs artefacts témoignant de ce que les Canadiens en service ont vécu durant diverses guerres. Une rare stèle funéraire en bois qui a marqué le dernier lieu de repos de John Firman Ashe, un soldat mort à la crête de Vimy le 9 avril 1917, a été exposée dans Vimy – Au-delà de la bataille. Elle a été donnée par Jim Landry, petit-neveu du soldat Ashe.

Le Musée de la guerre a acquis une poupée de ventriloque ainsi que la marionnette de chien qui l’accompagne pour rappeler à la mémoire les spectacles de variétés qui divertissaient les troupes durant la Seconde Guerre mondiale. La poupée et la marionnette ont été utilisées par Russell Whitebone, un ancien comédien de vaudeville qui a déjà été qualifié de « plus jeune trapéziste au monde ». Cet artiste a visité les salles de la Légion royale canadienne et les installations médicales avec la troupe de l’Army Show. Par ailleurs, deux planches de contreplaqué qui entouraient la patinoire de hockey aménagée à l’aérodrome de Kandahar en Afghanistan ont été données au Musée de la guerre et au Temple de la renommée du hockey après leur retrait officiel. En Afghanistan, les soldats s’adonnaient parfois des parties de 30 minutes afin de relâcher la pression associée à leur travail effectué dans des circonstances dangereuses et sous un soleil de plomb.

Des médailles et des objets commémorent des tragédies de la Première Guerre mondiale

Le Musée de la guerre a acquis un ensemble de médailles et une plaque honorant George Lawrence Price, le dernier soldat canadien tué durant la Première Guerre mondiale. Ce soldat né en Nouvelle-Écosse était ouvrier agricole en Saskatchewan lors de son recrutement. Il aurait reçu une balle dans la poitrine à environ 10 h 50 le 11 novembre 1918, alors qu’il effectuait une patrouille à Ville-sur-Haine, en Belgique. Les artefacts ont été donnés par la Légion royale canadienne située à Kentville, en Nouvelle-Écosse, avec l’accord des descendants du soldat Price.

Une œuvre de Varley datant de la Seconde Guerre mondiale rehausse la Collection Beaverbrook

Portrait par Frederick Varley

Portrait d’un officier de marine, Harry Kelman, par Frederick Horseman Varley
CWM 20150552-001

Le Musée de la guerre a fait un ajout important à la Collection Beaverbrook d’art militaire avec l’acquisition d’un portrait peint par Frederick Varley durant la Seconde Guerre mondiale représentant l’officier de marine Harry Kelman. Varley, l’un des membres fondateurs du Groupe des Sept, a été engagé comme artiste de guerre officiel par le Bureau canadien des archives de guerre durant la Première Guerre mondiale. Durant la Seconde Guerre, Varley a peint plusieurs portraits de militaires basés à Kingston, en Ontario. Ce portrait a été acquis lors d’une mise aux enchères grâce à un don versé par la Fondation canadienne Beaverbrook au Fonds de la collection national.

Des images font foi des épreuves subies dans un camp d’internement de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la guerre a acquis un album de photos créé par Michiko « Midge » Ayukawa, une Canadienne d’origine japonaise qui, lorsqu’elle était adolescente, a été internée avec sa famille au camp de Lemon Creek dans la vallée de la Slocan en Colombie-Britannique. Plus d’une centaine de clichés saisis sur le vif témoignent des conditions subies et montrent des amis de l’adolescente, ce qui permet de mettre en lumière de quelles façons les personnes détenues ont dû composer avec la relocalisation forcée, le confinement et d’autres épreuves durant et après la guerre. La plupart des photographies comportent une légende minutieusement rédigée, indiquant le nom des personnes ainsi que la date et le lieu de la prise de vue.

Michiko Ayukawa a plus tard travaillé au Conseil national de recherches à Ottawa, puis a enseigné la chimie à l’Université Carleton et à l’Université de Victoria. Se réorientant dans les années 1980, elle a obtenu une maîtrise, puis un doctorat dont la thèse portait sur la vie des immigrants japonais. La famille de Mme Ayukawa a offert l’album ainsi que d’autres photographies au Musée de la guerre.

Un gouvernail de navire fournit un rare souvenir des débuts de la Marine royale canadienne

Le Musée de la guerre a acquis l’un des rares artefacts provenant de l’un des deux premiers navires de guerre du Canada, le NCSM Niobe : son gouvernail. Mis à la mer en 1897, ce navire a fait partie de la Royal Navy britannique jusqu’en 1910, année où il a été acheté par le Service naval du qui deviendra plus tard la Marine royale canadienne. Le Niobe a été en service actif tôt durant la Première Guerre mondiale. Utilisé comme bâtiment-base en 1917, il a vu les membres de son équipage effectuer une intervention décisive pour réagir à l’explosion survenue à Halifax. Il a été mis à la ferraille aux États-Unis en 1920. Le Musée de la guerre a acheté le gouvernail du Camden Shipyard and Maritime Museum, au New Jersey, avec l’appui du Fonds de la collection nationale.

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Établir des partenariats et des réseaux dynamiques partout au Canada et sur la scène internationale dans un intérêt mutuel

Priorités

  • Poursuivre le développement du Réseau des musées d’histoire pour y inclure des musées et des centres culturels des Premières Nations;
  • Initier ou participer à des partenariats avec des institutions analogues, comme les grands consortiums internationaux et les institutions culturelles locales, ou instaurer de tels partenariats;
  • Continuer d’établir et de mettre à profit des partenariats internationaux pour faire mieux connaître aux Canadiens l’histoire et les cultures du monde.

Sommaire du rendement

Peinture par R. G. Mathews

Brancardiers dans une tranchée, par R. G. Mathews
CWM 19710261-0833, Collection Beaverbrook d’art militaire

La société a dépassé les objectifs établis pour cette orientation stratégique, à l’exception de quelques projets amorcés par l’intermédiaire du Réseau des musées d’histoire. Le rendement a été inférieur sur ce dernier plan. Le Musée s’est associé à diverses institutions pour réduire les coûts, produire des expositions et prendre part à des ententes de prêt.

En 2016-2017, le Musée a été l’artisan d’un total de 78 partenariats et collaborations, un nombre grandement supérieur à la cible de 26. Au nombre des partenariats figurent celui conclu avec le National Maritime Museum de Londres pour réaliser l’exposition Sur les traces de Franklin, celui établi avec le Musée des beaux-arts du Canada en vue de la réinstallation des salles d’art canadien et autochtone et celui conclu avec la Society for Military History pour la tenue de son congrès en 2016. Le Musée est aussi intervenu activement pour promouvoir les partenariats et les collaborations de façon plus vaste dans le milieu muséal. Il s’est par exemple associé au ministère du Patrimoine canadien afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, puis au Musée des beaux-arts d’Arras dans le cadre de la présentation de l’exposition Témoins. Cependant, l’objectif quant au nombre de partenariats amorcés par l’intermédiaire du Réseau des musées d’histoire n’a pu être atteint, principalement parce que les occasions pour les membres de se rencontrer ont été moins fréquentes. Deux partenariats ont tout de même vu le jour en 2016-2017 (comparativement à une cible fixée à 10) : l’un avec le Musée canadien pour les droits de la personne et l’autre avec Pointe-à-Callière. D’autres partenariats en sont à l’étape des discussions, progressent bien ou sont maintenant clos.

De telles initiatives ont permis au Musée d’avoir une présence active dans les collectivités, non seulement au Canada, mais aussi à l’échelle internationale. Ces partenariats profitent à toutes les parties, y compris les visiteurs, car ils permettent la présentation d’expositions et la tenue d’activités autrement impossibles.

Les Musées sont au cœur des célébrations du 150e anniversaire

Le Musée de l’histoire s’est associé au Secrétariat fédéral Canada 150 du ministère du Patrimoine canadien pour la tenue d’un événement médiatique visant à souligner le compte à rebours des 150 jours précédant les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération. L’événement en soi et l’importante couverture médiatique qu’il a générée (radio, télévision, journaux et publications en ligne) ont aidé à présenter le Musée comme un site clé des festivités.

Des documents d’archives passent dans le domaine public

Nouvelle galerie

La nouvelle galerie Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada
CMH IMG2017-0146-0008-Dm, Photo : Steven Darby

Un partenariat entre le Musée de l’histoire et Bibliothèque et Archives Canada (BAC) a mené à la création d’une nouvelle galerie : Les trésors de Bibliothèque et Archives Canada. Celle-ci présentera quelques-uns des documents des collections de BAC qui revêtent la plus haute importance historique. Les visiteurs jouiront donc d’un accès sans précédent à des documents fondateurs du Canada.

Nombre de partenariats ou de projets de collaboration amorcés
Résultat 78 ▲
Cible 26
Résultat en 2015-2016 79
Analyse

Le Musée a largement dépassé l’objectif fixé pour l’exercice, formant 78 partenariats comparativement aux 26 qui étaient envisagés. Des partenariats établis en 2016-2017 sont dignes de mention, comme celui avec le National Maritime Museum de Londres pour la réalisation de l’exposition Sur les traces de Franklin et celui avec le Musée des beaux-arts du Canada pour appuyer la réinstallation des salles d’art canadien et autochtone. Le Musée a également collaboré avec le ministère de la Défense nationale en vue de la présentation bisannuelle de l’exposition du Programme d’arts des Forces canadiennes, de même qu’avec la Society for Military History pour la tenue de son congrès annuel en 2016. Signalons également le partenariat noué avec Hot Docs pour la présentation d’un documentaire auquel des élèves du secondaire ont réservé un très bel accueil, alors que cette activité n’avait pas été prévue au moment de fixer la cible annuelle.

Pour mieux établir le Musée comme une plaque tournante en histoire, et afin qu’il puisse prendre part à des collaborations dynamiques, à la fois au pays et à l’étranger, une association a également été développée avec le ministère du Patrimoine canadien pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs et pour accueillir une assemblée publique de la SRC sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Parallèlement à la commémoration franco-canadienne de la bataille de Vimy, le Musée des beaux-arts d’Arras a lancé le 17 mars 2017 l’exposition réalisée par le Musée canadien de la guerre intitulée Témoins.

Les partenariats font converger économie, histoire et géographie aux Musées

Deux expovitrines du Musée de la Banque du Canada ont été présentées au Musée de l’histoire. Une arnaque presque parfaite! Les banques fantômes du Canada raconte l’histoire d’une « banque fantôme » qui émettait de faux billets de banque dans une conjoncture turbulente, celle de 1837. L’autre expovitrine, intitulée Pour tout l’or des prospecteurs – L’or du Klondike : plus que des pelles et des pioches, explore quant à elle la vie et l’économie d’une métropole frontalière sans foi ni loi. Le Musée de l’histoire a aussi collaboré avec la Banque du Canada lors de l’annonce du choix de Viola Desmond, qui s’est élevée contre le racisme en Nouvelle-Écosse, comme première femme canadienne à figurer sur le billet de 10 $. Cette annonce a été faite au Musée par le ministre des Finances, Bill Morneau, en compagnie de la sœur cadette de Viola Desmond, Wanda Robson. Elle a suscité une vaste couverture médiatique au pays et ailleurs dans le monde.

Le Musée de l’histoire s’est associé avec Histoire Canada pour accueillir la cérémonie de remise du Prix du Gouverneur général pour l’excellence en enseignement de l’histoire. Plus de 80 enseignants de l’ensemble du Canada étaient présents à l’événement et ont pu assister à une présentation sur la salle de l’Histoire canadienne. Histoire Canada et le Musée de la guerre ont également uni leurs efforts afin de tenir le Forum jeunesse Histoire Canada et présenter la remise des Prix d’histoire du Gouverneur général.

La Société géographique royale du Canada et le Musée de l’histoire se sont aussi associés afin d’offrir une présentation de type « conférence TED » sur la tradition orale inuite et sur l’explorateur sir John Franklin. Plus de 400 personnes ont assisté à la présentation de même qu’à la réception tenue à cette occasion.

La Société géographique royale décerne des distinctions

Lors de son assemblée générale annuelle tenue au Musée de la guerre, la Société géographique royale du Canada a nommé Mark O’Neill et Jean-Marc Blais, respectivement président-directeur général et directeur général du Musée, à titre de membres (fellows). Ceux-ci ont donc rejoint d’illustres membres actuels et passés, notamment l’anthropologue et explorateur Diamond Jenness, l’homme d’affaires E. P. Taylor et l’animateur de télévision et philanthrope Alex Trebek. L’élection de Mark O’Neill et de Jean-Marc Blais vient couronner leurs efforts quant à la préservation, la transmission et la promotion de l’histoire du Canada.

La Tribune de la presse souligne une étape importante

Grâce à une collaboration avec la Tribune de la presse parlementaire canadienne, le prestigieux dîner de cette institution visait à souligner son 150e anniversaire et s’est déroulé au Musée de l’histoire. Outre des journalistes de toutes les régions du Canada, les convives comprenaient le premier ministre Justin Trudeau et son épouse, Mme Sophie Grégoire-Trudeau, la chef du Parti conservateur Rona Ambrose et le chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair.

De grands événements mettent en relief l’importance des questions autochtones

De concert avec Affaires autochtones et du Nord Canada, le Musée de l’histoire a tenu une cérémonie du lever du soleil pour souligner la Journée nationale des Autochtones, le 21 juin. Plus de 300 personnes, dont le premier ministre du Canada, la ministre des Affaires autochtones et du Nord Canada, des chefs autochtones et des membres de nombreuses communautés autochtones, ont assisté à l’événement. Le Musée de l’histoire et Affaires autochtones et du Nord Canada ont également organisé ensemble une conférence de presse pour annoncer la tenue de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Le Musée de l’histoire s’est en outre associé à l’Association des femmes autochtones du Canada pour annoncer le prêt de la peinture Not Forgotten (Jamais oubliées) de Maxine Noel. Cette peinture rendant hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées sera exposée dans la nouvelle salle de l’Histoire canadienne.

Des représentants de musées québécois se réunissent à Gatineau

Dans la foulée d’un partenariat conclu avec la Société des musées du Québec (SMQ), le Musée a accueilli l’assemblée annuelle de l’association ainsi qu’un symposium. Les 230 délégués de musées, de centres d’exposition et de sites d’interprétation de l’ensemble du Québec ont pu profiter de visites guidées des collections, des laboratoires de conservation ainsi que de la salle de l’Histoire canadienne.

La Tournée du sofa rouge prévoit des haltes partout au pays

Le Musée de l’histoire a collaboré avec le ministère du Patrimoine canadien pour le lancement de la Tournée du sofa rouge, l’un des projets Signature Canada 150 du Ministère. Les Canadiens étaient invités à prendre place dans ce sofa qui traverse le pays et à raconter leur histoire personnelle devant les caméras. Le lancement de ce projet a fait l’objet d’une vaste couverture médiatique, dont la portée potentielle s’élève à environ 243 000 personnes, en plus d’obtenir des mentions sur le populaire site Web touristique Lonely Planet.

Nombre de projets lancés par l’intermédiaire du Réseau des musées d’histoire
Résultat 2 ▼
Cible 10
Résultat en 2015-2016 22
Analyse

Le Musée n’a pas atteint sa cible annuelle de 10 projets amorcés par l’intermédiaire du Réseau des musées d’histoire, car il y a eu moins de possibilités pour les membres de se rencontrer, comparativement aux années précédentes. Cependant, le Musée a lancé deux partenariats en 2016-2017, l’un avec le Musée canadien pour les droits de la personne et l’autre avec Pointe-à-Callière. Bien que les projets amorcés aient été moins nombreux que ce qui avait été prévu, des discussions ont eu lieu sur d’éventuelles initiatives. Mentionnons, par exemple, celles entamées avec des représentants de centres autochtones afin de former un réseau de musées et de centres associés. Les discussions vont aussi bon train avec le Musée du Manitoba pour sonder la possibilité d’un partenariat pour l’exposition Hockey. Tous les autres partenariats progressent ou ont été menés à bien, comme le Défi de la fête du Canada 2017 avec le ministère du Patrimoine canadien, qui est terminé, mais pour lequel un nouveau volet est prévu en 2018-2019.

Le Réseau des musées d’histoire accroît la portée des musées nationaux et régionaux

Dessins des navires de Franklin dans une tempête

Les navires de Franklin, le HMS Erebus et le HMS Terror, dans une tempête en Arctique
CMH IMG2017-0126-0004-Dm

Grâce au Réseau des musées d’histoire, le Musée canadien de l’histoire a continué de faire venir dans la région de la capitale nationale d’importantes expositions réalisées ailleurs au Canada, tout en donnant aux Canadiens de partout au pays un meilleur accès aux expositions créées par le Musée de l’histoire.

Parcs Canada et le Musée royal de l’Ontario ont réalisé ensemble une « expovitrine » novatrice prenant la forme d’une capsule électronique de l’exposition Sur les traces de Franklin. Celle-ci a fait une halte dans les dix musées formant le réseau muséal du projet Franklin. L’exposition intégrale sera quant à elle à l’affiche en juillet 2017 au National Maritime Museum, en Grande-Bretagne, puis au Musée canadien de l’histoire, en mars 2018.

Parmi les expositions du Réseau des musées d’histoire présentées au Musée de l’histoire figuraient : « Les femmes de bien ne veulent pas voter » du Musée du Manitoba, qui soulignait le 100e anniversaire du droit de vote des Manitobaines; Ruée vers l’or! du Royal BC Museum (en collaboration avec le Musée canadien de l’histoire), qui explorait l’impact des ruées vers l’or en Colombie-Britannique et à d’autres endroits dans le monde; et Tirées par les chevaux, qui présentait de magnifiques véhicules hippomobiles provenant de la collection de Paul Bienvenu qui est conservée aux Musées de la civilisation à Québec.

De plus, Sir John A. Macdonald – Trésors rares et fascinants conservés dans les chambres fortes de Bibliothèque et Archives Canada au Musée de l’histoire de faire découvrir de nombreux artefacts liés au tout premier premier ministre du Canada, notamment une page de l’ébauche originale de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (probablement annotée par sir John A. Macdonald lui-même) et le télégramme annonçant la pose du dernier crampon lors du parachèvement du Chemin de fer Canadien Pacifique.

Des collaborations internationales offrent au Canada une vitrine sur le monde, et au monde une vitrine sur le Canada

La commémoration de la participation du Canada à la bataille de la crête de Vimy durant la Première Guerre mondiale a été la toile de fond de l’exposition Témoins – Nos champs de bataille vus par les Canadiens que le Musée de la guerre a présentée au Musée des beaux-arts d’Arras, en France. Conçue par le Musée de la guerre en 2014, cette exposition itinérante met en vedette des œuvres d’art créées sur le champ de bataille par 61 artistes, y compris des soldats et de célèbres artistes canadiens, comme A. Y. Jackson, Frederick Varley, Arthur Lismer et Frank Johnston, qui deviendront plus tard membres du Groupe des Sept.

Le Musée de la guerre a également annoncé une nouvelle entente avec l’Association du Centre Juno Beach, un organisme de bienfaisance canadien qui gère le Centre Juno Beach en Normandie, en France. Le Centre est à la fois un musée réputé et un établissement culturel qui rend hommage aux 45 000 Canadiens ayant perdu la vie durant la Seconde Guerre mondiale. L’entente établie encourage le Musée de la guerre et l’Association à collaborer à de nouveaux projets pour préserver le souvenir des Canadiens qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. La présentation de l’exposition De Vimy à Juno au Musée de la guerre en mai 2017 s’inscrira dans ce désir de collaboration. Cette exposition couvre à la fois la bataille de la crête de Vimy de 1917 et les débarquements du jour J sur la plage Juno en 1944.

Peinture par José Benitez Sanchez

Le déluge, par José Benitez Sanchez
Collection de Artes de Mexico

L’exposition Napoléon et Paris, qui sondait le lien unissant l’empereur français à la ville où se sont déroulés des moments marquants de sa vie, a également été présentée au Musée de l’histoire. Adaptation d’une exposition réalisée par le Musée Carnavalet – Histoire de Paris et Paris Musées, Napoléon et Paris présentait d’inestimables artefacts, notamment le lit de camp, le trône et le bicorne de Napoléon, ainsi que des articles personnels, des meubles, des costumes, des tableaux et des maquettes. Le Musée de l’histoire a également été l’hôte de l’exposition Huicholes – Un peuple qui marche vers la lumière, qui témoignait de l’art et de la vie d’un peuple autochtone de l’ouest du Mexique dont l’histoire remonte à 15 000 ans. Cette exposition a été prêtée par Artes de México, avec le soutien de l’ambassade du Mexique au Canada et du ministère des Affaires étrangères du Mexique, par l’intermédiaire de l’Agencia Mexicana de Cooperación Internacional.

Les historiens militaires du monde se réunissent au Canada

Le Musée de la guerre et le Musée de l’histoire ont accueilli le 83e congrès annuel de la Society for Military History. Ce congrès, lors duquel ont été traités maints sujets allant des batailles de la Grèce antique aux dernières recherches sur la cyberguerre, compte parmi les grands rendez-vous internationaux des historiens militaires. L’événement a attiré 732 délégués qui ont participé à 95 réunions d’experts ainsi qu’à des visites guidées des collections du Musée.

Des chercheurs réfléchissent aux répercussions toujours visibles de la Première Guerre mondiale

Le cycle de conférence Le monde en guerre – Série de conférenciers internationaux, tenu au Musée de la guerre, a permis la présentation d’exposés d’éminents universitaires du domaine militaire portant sur divers sujets liés à la Première Guerre mondiale. L’historien militaire Paul Robinson, de l’Université d’Ottawa, a donné un exposé sur la vie du grand-duc Nicolas Nikolaïevitch Romanov, qui a commandé l’armée russe durant la Grande Guerre. Les sommités Timothy Winegard, Santanu Das et Steven Purewal ont quant à eux participé à une table ronde sur le rôle des troupes autochtones et coloniales pendant la Première Guerre mondiale. De son côté, le conservateur du Musée de la guerre John Maker, Ph. D., a offert un exposé sur l’évolution de la reconnaissance aérienne, des ballons de la Première Guerre mondiale aux drones d’aujourd’hui. Enfin, Toby Haggith, conservateur principal au service de recherche de l’Imperial War Museum, a prononcé une allocution après la projection d’un film reconnu par l’UNESCO, The Battle of the Somme (La bataille de la Somme), tourné et sorti en 1916.

Des événements tenus au Musée canadien de la guerre bénéficient de l’appui de diplomates

En partenariat avec le haut-commissariat de la Grande-Bretagne et d’Affaires mondiales, le Musée de la guerre a été l’hôte de la projection du documentaire White Helmets (Les Casques blancs), qui suit un groupe de secouristes volontaires accompagnant la Défense civile syrienne. La projection a été suivie d’une table ronde à laquelle ont pris part Raed Saleh, chef des Casques blancs et président de la Défense civile syrienne, Farouq Habib, chef des relations internationales des Casques blancs, et James Le Mesurier, fondateur de Mayday Rescue. L’événement, qui a attiré environ 230 personnes, a été diffusé en ligne par Affaires mondiales Canada.

Le Musée de la guerre a également collaboré avec le haut-commissariat de l’Australie pour la tenue de la Journée commémorative de l’ANZAC, un événement annuel, de même qu’avec l’ambassade de la République de Corée, l’Association canadienne des vétérans de la Corée et le comité de commémoration de la guerre de Corée pour l’organisation d’un événement commémoratif et d’une réception afin de souligner le 65e anniversaire de la bataille de Kapyong.

Des cérémonies de commémoration et d’inauguration rappellent à la mémoire des événements tragiques

Le Musée de la guerre s’est associé avec Anciens Combattants Canada afin d’accueillir la cérémonie officielle visant à souligner le 100e anniversaire des batailles de la Somme et de Beaumont-Hamel. De nombreux dignitaires ont assisté à l’événement, dont le premier ministre, le gouverneur général, plusieurs ministres, le chef d’état-major de la Défense et des représentants du corps diplomatique.

En partenariat avec le ministère du Patrimoine canadien et le Conseil d’édification du Monument national de l’Holocauste, le Musée de la guerre a aussi été l’hôte de la cérémonie d’inauguration du Monument national de l’Holocauste qui se trouvera en face de son édifice. Le premier ministre Justin Trudeau a pris part à la cérémonie dans une retransmission télévisée.

Le Musée canadien de la guerre accueille des familles de militaires

Le Musée de la guerre s’est associé avec les Services aux familles des militaires pour la tenue d’une cérémonie spéciale et de célébrations visant à souligner 25 années de soutien aux familles des militaires canadiens. 200 personnes ont été accueillies et ont été invitées à participer au Super dimanche sur le camouflage qui avait lieu la fin de semaine suivante.

Des festivals communautaires créent des traditions nouvelles

Le Musée de l’histoire a été l’hôte du Festibière de Gatineau, un événement qui fait la promotion de micro-brasseries régionales et qui réunit plus d’une trentaine d’exposants, proposant pas moins de 350 bières artisanales, de même que de nombreux camions de cuisine de rue. Les éditions estivale et hivernale du festival ont attiré plus de 35 000 personnes. Le Festibière propose un éventail d’activités axées sur la famille. De même, l’édition 2016 du Marché de Noël, qui est tenu au Musée de l’histoire depuis 2014, a mis en valeur le travail de quelque 90 artisans. Pour souligner le 150e anniversaire de la Confédération, une version estivale du marché aura lieu du 5 au 9 juillet 2017.

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Veiller à ce que le Musée dispose des ressources financières dont il a besoin pour s’acquitter de son mandat

Priorités

  • Continuer d’élaborer des stratégies novatrices et responsables pour diversifier les sources de revenus;
  • Continuer de mettre en œuvre des stratégies de financement;
  • Continuer de mobiliser les parties intéressées dans l’élaboration d’un nouveau modèle de financement qui comprendrait une protection contre l’inflation.

Sommaire du rendement

La famille Eaton

La famille Eaton

La société a atteint tous les objectifs établis relativement à cette orientation stratégique. La valeur des activités génératrices de recettes s’est élevée à 19 088 000 $, ce qui est bien au-dessus de la cible de 13 713 000 $. Ce rendement s’explique en partie par un gain dans des placements qui n’avait pas été pris en compte au moment de fixer la cible. Différentes activités du Musée, notamment les expositions itinérantes, les adhésions et les activités spéciales, ont généré une augmentation des recettes.

Les objectifs de financement ont aussi été dépassés : une somme de 5 475 000 $ a été recueillie, comparativement à l’objectif fixé à 4 020 000 $. Dans l’ensemble, le Musée a presque doublé son objectif de financement pour la salle de l’Histoire canadienne grâce à de généreux dons de la Fondation Catherine et Fredrik Eaton, de la Fondation de la Famille Rossy, de la Fondation W. Garfield Weston et de la Fondation Wilson. Les activités génératrices de recettes et de financement ont permis au Musée d’augmenter ses ressources financières par l’entremise de diverses sources supplémentaires de revenus.

Les trois grands projets d’immobilisations ont tous progressé comme prévu en 2016-2017. Il s’agit de la salle de l’Histoire canadienne, du projet de remplacement du refroidisseur et de la mise à niveau des réseaux. Les projets d’immobilisations permettent au Musée de préserver et de protéger l’intégrité de ses édifices.

Valeur des activités génératrices de recettes (en milliers de dollars)
Résultat $19,088 ▲
Cible $13,713
Résultat en 2015-2016 $15,966
Analyse

La valeur des activités génératrices de recettes pour l’exercice s’est élevée à 19 088 000 $, ce qui est bien au-dessus de la cible qui avait été fixée à 13 713 000 $. Cet écart est en partie attribuable à un gain dans les placements de 2,5 millions qui n’avait pas été pris compte au moment de fixer la cible. Différentes activités du Musée, entre autres les expositions itinérantes, les adhésions, les locations de salles, les activités spéciales et les services alimentaires, ont généré une augmentation de 21 % des recettes courantes.

Valeur des activités de financement (en milliers de dollars)
Résultat $5,475 ▲
Cible $4,020
Résultat en 2015-2016 $2,913
Analyse

La valeur des activités de financement a été bien supérieure à la cible établie pour l’exercice 2016-2017, totalisant 5 475 000 $, comparativement à l’objectif de 4 020 000 $. Des dons substantiels ont été faits au profit de la salle de l’Histoire canadienne, provenant entre autres de la Fondation Catherine et Fredrik Eaton, de la Fondation de la Famille Rossy, de la Fondation W. Garfield Weston et de la Fondation Wilson. La campagne du centenaire de la Première Guerre mondiale a aussi été couronnée de succès, atteignant, à ce jour, 97 % de la cible fixée, notamment grâce à un important don de John et d’Elizabeth Irving. L’appel lancé par le Musée à l’été, qui demandait un soutien pour les expositions itinérantes du Musée canadien de la guerre, a aussi été bien accueilli, si bien que l’objectif a été dépassé. Ces efforts sont stimulés par la toute première stratégie de gérance de la société, qui vise à accroître les activités d’intendance auprès des donateurs existants.

Nombre d’importants projets d’immobilisations progressant comme prévu
Résultat 3 ▲
Cible 3
Résultat en 2015-2016 3
Analyse

Le Musée a atteint la cible fixée en ce qui a trait au nombre de projets d’immobilisations importants progressant comme prévu. Les trois projets d’immobilisations sont en cours et sur la bonne voie, ce qui correspond aux résultats enregistrés en 2015-2016. Le projet de la salle de l’Histoire canadienne s’est déroulé selon l’échéancier et le budget net établis. Le projet de remplacement du refroidisseur avance bien : le dossier d’appel d’offres a été déposé avec succès et le processus est terminé. La mise à niveau des réseaux se déroule comme prévu, et l’un des secteurs du Musée canadien de l’histoire a été complété.

Soutien financier

En 2016-2017, 4 766 particuliers, fondations et entreprises de partout au pays et de l’étranger ont versé 5 477 409 $ au Musée de l’histoire et au Musée de la guerre. La société tient à exprimer sa gratitude envers ses généreux donateurs.

Carte des donateurs

Donateurs de partout au Canada et à l’étranger

Des records ont été établis au chapitre du financement

W. Galen Weston et l’honorable Hilary M. Weston

W. Galen Weston et l’honorable Hilary M. Weston

Le travail important et ambitieux que les deux Musées réalisent serait impossible sans les généreuses contributions financières de donateurs. Outre les contributions annuelles de plus de 5 000 donateurs, les Musées ont bénéficié d’importants dons ponctuels qui se sont avérés cruciaux pour que chacun des établissements puisse s’acquitter de son mandat.

Le Musée de l’histoire a connu une année record en matière de financement. Il a obtenu près de 9 millions de dollars pour la salle de l’Histoire canadienne – un montant bien au-dessus de la cible qui avait été fixée à 5 millions de dollars – provenant de plus de 430 dons issus de particuliers, de fondations et d’entreprises partout au pays. Près de 40 de ces donateurs ont contribué à hauteur de 1 000 $ ou plus.

Un don est octroyé à deux importantes expositions de la Première Guerre mondiale

Le Musée de la guerre est reconnaissant envers John et Elizabeth Irving pour leur généreux don de 250 000 $. La moitié de cette somme visait à soutenir Vimy – Au-delà de la bataille, alors que les 125 000 $ restants appuieront la préparation d’une exposition sur les cent derniers jours de la Première Guerre mondiale.

La salle de lecture J.-L.-Granatstein rend hommage à un acteur de premier plan dans l’essor du Musée de la guerre

La salle de lecture J. L. Granatstein

Dévoilement de la salle de lecture J. L. Granatstein
CWM 2016-0058-0144-Dm

Le Musée de la guerre a nommé l’espace central du Centre de recherche sur l’histoire militaire en l’honneur de J. L. Granatstein, Ph. D. L’auteur de plus de 60 livres, notamment de l’ouvrage respecté Who Killed Canadian History? (Qui a tué l’Histoire canadienne), compte parmi les quelques personnes à l’origine de la présence du Musée canadien de la guerre dans le paysage contemporain d’Ottawa. J. L. Granatstein avait reçu le mandat de diriger le Musée en 1998 après que le gouvernement fédéral ait annoncé vouloir remplacer les anciennes installations – que Granarstein lui-même avait jugées inadéquates – et de construire l’édifice actuel. Promoteur infatigable du Musée, il a été un allié de taille, à la fois dans les milieux universitaires et dans la sphère publique.

Le Centre de ressources attire l’attention sur des acquisitions remarquables

Le Musée de l’histoire vient d’inaugurer un nouveau Centre de ressources multifonctionnel qui met en lumière une récente et précieuse acquisition : la collection Stewart de 150 appelants anciens provenant du comté de Prince Edward et de la région des Mille-Îles en Ontario. Ces objets, qui datent du milieu des années 1800 jusqu’au milieu des années 1900, témoignent de l’immense talent des artisans qui les ont fabriqués.

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