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Nourriture

Agriculture

Tous les étés, à partir de juillet, le Nil montait, inondant les plaines basses bordant ses deux rives. Gonflé par les pluies de la mousson en Éthiopie, il déposait sur le sol une couche de terre noire oû abondaient les éléments nutritifs nécessaires aux cultures. Le fleuve montait en moyenne d'environ 8 mètres. Deux mètres et demi de plus ou de moins, et c'était la catastrophe. Lorsque la crue était trop forte, les villages étaient inondés, causant d'abondants dommages et des pertes de vie. Lorsqu'elle ne l'était pas assez, les champs ne recevaient pas assez d'éléments nutritifs et d'humidité pour les cultures, ce qui entraînait une famine.

Chadouf.  Dessin : Winnifred Neeler; 
MCC S97-10791; 
PCD 2001-273-018 Dans les conditions normales, sur les plaines inondables on cultivait des plantes et élevait des animaux très divers assurant l'alimentation des anciens Égyptiens. La grande majorité de la population pratiquait l'agriculture . Lorsque les eaux commençaient à se retirer à la mi-septembre, les agriculteurs bloquaient les canaux pour retenir les eaux aux fins de l'irrigation. Encore utilisé aujourd'hui, le chadouf est un dispositif mécanique d'irrigation servant à déverser l'eau des canaux dans les champs. Une personne peut le faire fonctionner en hissant le seau et le dirigeant vers le champ.

Le bétail était important dans l'économie égyptienne, procurant viande, lait, peaux et excréments servant de combustible pour la cuisine. Les animaux de trait tels que le bœuf permettaient aux agriculteurs d'accroître leur productivité. Bouviers et bergers pratiquaient le semi-nomadisme, faisant paître leurs animaux dans les marais du Nil.

MCC S97-10798; 
PCD 2001-273-025 MCC S97-10797; 
PCD 2001-273-024 MCC S97-10795; 
PCD 2001-273-022
(à gauche) Labourage avec une charrue et une houe.
(au centre) La moisson. Les semailles.
(à droite) Séparation du grain et de la paille.
Dessins : Winnifred Neeler, Musée royal de l'Ontario

Les paysans cultivaient la terre, mais celle-ci était la propriété du roi, de ses fonctionnaires et des temples. Les agriculteurs devaient atteindre des quotas de céréales, qu'ils remettaient aux propriétaires en guise d'impôt. Ils avaient le droit de garder une partie des récoltes à leur propre usage, mais s'ils ne produisaient pas la quantité attendue, ils étaient sévèrement punis.

Aliments de base

Les principales cultures, l'orge et l'amidonnier, servaient à fabriquer la bière et le pain, les aliments de base des Égyptiens. Les céréales étaient récoltées et entreposées dans des greniers jusqu'à ce qu'on les transforme. Les quantités récoltées chaque saison dépassaient de loin les besoins du pays, de sorte qu'on en exportait beaucoup dans les pays voisins, ce qui constituait une riche source de recettes pour le trésor égyptien.

MCC S97-10783; 
PCD 2001-273-010 MCC S97 10862; 
PCD 2001-273-036 MCC S97-10780; 
PCD 2001-273-007
(à gauche) Un boulanger..
(au centre) (haut) Plaque pour moudre le grain. (bas) Pain.
(à droite) Cueilleurs de figues.
Dessins : Winnifred Neeler, Musée royal de l'Ontario

On cultivait des légumes très divers, dont l'oignon, l'ail, le poireau, la fève, la lentille, le petit pois, le radis, le chou, le concombre et la laitue, et aussi des fruits : dattes, figues, grenades, melons et raisins, par exemple, et on produisait du miel pour sucrer les desserts. Le régime égyptien était complété par du poisson, de la volaille et de la viande, mais les paysans ne devaient consommer de la viande qu'en des occasions spéciales. On élevait des animaux domestiques pour l'alimentation, dont le porc, le mouton et la chèvre. On transformait le raisin en vin pour les nobles, mais la bière était la boisson préférée des gens du peuple. Les aliments étaient servis dans des bols en terre, mais on ne se servait pas d'ustensiles pour manger.

MCC S97 10859; 
PCD 2001-273-033 Fabrication du pain et de la bière
Modèle provenant de la tombe de Montouhotep II (Vallée des Rois)

Plâtre et bois
Musée royal de l'Ontario série 907.18

La chasse et la pêche

Pharaons et nobles participaient à des expéditions de chasse, y compris au gibier à plumes, et de pêche, loisir qui avait une signification rituelle et religieuse. Les scènes de chasse souvent peintes sur les murs des temples et des tombes vantent les prouesses des rois et des nobles. Lapins, cerfs, gazelles, taureaux, onyx, antilopes, hippopotames, éléphants et lions figuraient parmi les animaux chassés pour leur viande et leur peau.

MCC S98-3529; 
PCD 2001-283-034 Aidé de sa femme, Toutankhamon chasse des oiseaux dans les marais bordant le Nil. Conformément aux canons artistiques égyptiens, l'extrémité de la corde de l'arc et le bout de la flèche sont dissimulés derrière sa tête. Son bras gauche est protégé par un bracelet d'archer en cuir, et il est assis sur un pliant avec son lion apprivoisé à ses côtés. Le vautour qui plane au-dessus de la tête du roi indique qu'il s'agit d'une scène de chasse rituelle, et les oiseaux symbolisent les ennemis dans le pays des dieux.

La pêche permettait à la classe ouvrière de diversifier son alimentation. Les pauvres substituaient le poisson à la viande, qu'ils ne pouvaient se permettre. Le Nil, les marais du delta et la Méditerranée leur offraient des espèces très diverses. Pour pêcher, on se servait d'un hameçon et d'une ligne, de harpons, de pièges et de filets. On chassait également des oiseaux, dont l'oie et le canard, dans les marais et les fourrés de papyrus bordant le Nil. Les petites embarcations de pêche (appellées esquifs) étaient faites de tiges de papyrus. Celles-ci sont naturellement remplies de poches d'air, ce qui les rend particulièrement aptes à flotter. Les esquifs étaient également utilisés pour la chasse au gibier dans les marais.

Pêche sur le Nil;
MCC S97-10823; 
PCD 2001-273-086 Canards sauvages; 
MCC S98-3531; 
PCD 2001-283-032



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