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Vêtements et parures

Les anciens Égyptiens étaient très exigeants en matière de propreté et d'apparence. Les personnes qui n'étaient pas soignées étaient considérées comme inférieures. Tant les hommes que les femmes employaient des cosmétiques et portaient des bijoux. On croyait que l'amulette, un type de bijou, protégeait son propriétaire et lui donnait de la force.

Serviteur portant une jupe courte; 
MCC PCD 2001-283-028 Le lin cultivé par les agriculteurs était tissé pour donner la toile fine avec laquelle on confectionnait les vêtements. Les hommes de la classe ouvrière portaient des pagnes ou de courtes jupes ainsi que de longues tuniques retenues à la taille par une ceinture. Les jupes étaient confectionnées dans une pièce de lin rectangulaire qu'on enroulait autour du corps et qu'on attachait à la taille. Les hommes fortunés ; portaient des tuniques descendant aux genoux, des pagnes ou des jupes; ils portaient également des bijoux – un rang de perles, des cercles pour les bras et des bracelets. Les femmes de la classe ouvrière portaient des robes drapées ou des fourreaux moulants. Les femmes de l'élite rehaussaient leur apparence à l'aide de maquillage, de boucles d'oreille, de bracelets et de colliers.

Les hommes et les femmes portaient également des sandales en papyrus. Les sandales en fibre végétale ou en cuir étaient un type de chaussure très courant. Toutefois, hommes et femmes, y compris les riches, étaient souvent représentés pieds nus.

Ancien Empire Moyen Empire Nouvel Empire
Homme de la noblesse
Jupe courte plissée avec ceinture; cheveux jusqu'aux épaules; collier.
Servante
Fourreau simple avec de larges bretelles; cheveux longs sans nattes; bijoux.
Fonctionnaire
Jupe à mi-mollet avec un grand tablier qu'on a probablement raidi pour qu'il conserve sa forme triangulaire; collier élaboré.
Servante
Fourreau simple, cheveux longs sans nattes.
Homme de la noblesse
Vêtement plissé élaboré; bijoux, perruque et cône parfumé; sandales à. bout allongé et recourbé typiques de la période.
Femme de la noblesse
Robe élaborée; bijoux; perruque coiffée en nattes, ornements pour cheveux et cône parfumé.
Dessins de John Ide

L'image de l'aristocratie

Vêtement

Fillette et offrande; 
MCC S98 3523; 
PCD 2001-283-038 Lorsque les rois et les reines, les dieux et les déesses étaient représentés dans des statues, des sculptures des temples et des peintures murales, c'est la beauté et la confiance en soi du sujet que l'on cherchait à rendre. Les conventions artistiques égyptiennes idéalisaient les proportions du corps. Les hommes sont représentés avec de larges épaules, le corps mince, bras et jambes musclés, et les femmes ont la taille mince, le ventre plat, la poitrine arrondie. Tous portent d'élégants vêtements et des bijoux, et sont debout, élancés, la tête haute. Leur allure majestueuse suscite le respect de tous ceux qui regardent ces portraits.

Sous l'Ancien Empire, les déesses et les femmes de l'élite étaient représentées portant un fourreau aux larges bretelles. Sous le Nouvel Empire, elles revêtaient des fourreaux décorés de fil d'or et de broderies de perles aux couleurs vives ainsi qu'un sorte de sari; le fourreau ne comportait qu'une mince bretelle. Ces robes étaient en lin et ornées de motifs superbement colorés et de perles. Le roi Ay porte la peau de léopard propre aux prêtres de rang élevé;
MCC S98-3522; 
PCD 2001-283-037 Sous le règne d'Amenhotep III (1390-1352 av. J.-C.), les vêtements des femmes étaient en lin transparent très léger.

Les hommes portaient des jupes descendant au genou, des pagnes ou des jupes en lin. Mais les pagnes en cuir n'étaient pas rares. Leurs vêtements étaient parfois décorés de fil d'or et de motifs perlés pittoresques. Les prêtres, les vizirs et certains fonctionnaires portaient de longues tuniques blanches à une seule bretelle, et les prêtres-sem (un des degrés du sacerdoce) portaient une peau de léopard sur leur tunique.

Cheveux

Les membres de l'élite égyptienne engageaient des coiffeurs et prenaient grand soin de leurs cheveux. Ceux-ci étaient lavés et parfumés, et parfois éclaircis au henné. Les enfants se faisaient raser la tête, sauf une ou deux boucles ou une natte pendant sur le côté de la tête. C'était la mèche latérale de l'enfance, que le dieu Horus avait porté petit.

MCC S97-10758; 
PCD 2001-310-018 (à gauche) Femmes portant des perruques et des cônes de parfum.
Dessin : Winnifred Neeler, Musée royal de l'Ontario
MCC S97-10963
(à droite) Perruque (réplique).
Musée royal de l'Ontario

Tant les hommes que les femmes portaient parfois des postiches, mais les perruques étaient plus courantes. Ces dernières étaient faites de cheveux humains et rembourrées en dessous de fibres végétales. Soigneusement disposées en nattes et en mèches, elles étaient souvent longues et lourdes. On les portait peut-être surtout lors de fêtes et de cérémonies, comme dans l'Europe du XVIIIe siècle.

Maquillage

Miroir en bronze; Nouvel Empire.  Musée royal de l'Ontario 910.100.4; 
MCC S98 3501; 
PCD 2001-282-002 Les hommes et les femmes de l'élite amélioraient leur apparence à l'aide de divers cosmétiques : huiles, parfums, peintures oculaires et faciales. Les deux sexes se maquillaient les yeux, bordant le plus souvent les paupières d'une ligne de khôl noir. Pour se maquiller, ils se servaient d'un miroir, comme aujourd'hui.

Les Égyptiens utilisaient des pigments minéraux pour fabriquer des cosmétiques. On broyait la galène ou la malachite sur des palettes de pierre pour produire la peinture oculaire. Appliquée avec les doigts ou un pinceau à khôl, celle-ci soulignait les yeux et les protégeait de la vive lumière du soleil. Sous l'Ancien Empire, on appliquait de la poudre de malachite verte sous les yeux. Le rouge pour colorer le visage et les lèvres était fait d'ocre. On appliquait sur la peau des huiles et des graisses pour la protéger, on les mélangeait pour en faire des parfums et on les ajoutait aux cônes d'encens portés sur la tête. Hommes et femmes portaient sur la tête des cônes parfumés. On a avancé qu'ils étaient faits de suif ou de graisse qui fondait progressivement, dégageant un parfum. On n'a retrouvé aucun spécimen de cône.



Bijoux

Colliers.  Musée royal de l'Ontario; 
S97 10839; 
PCD 2001-281-018 Dès les temps les plus anciens, les membres de l'élite portaient des bijoux en guise d'ornement et pour indiquer leur rang social. Bracelets, bagues, boucles d'oreilles, colliers, épingles, boucles de ceinture et amulettes étaient faits d'or et d'argent incrustés de pierres précieuses telles que le lapis-lazuli, la turquoise, la cornaline et l'améthyste. La faïence et le verre servaient aussi à décorer les bijoux.

Les bijoux aux formes élégantes des Égyptiens avaient souvent une connotation religieuse. Parmi les motifs figuraient des images des dieux et des déesses, des symboles hiéroglyphiques, et aussi des oiseaux, des animaux et des insectes jouant un rôle dans le mythe de la création. Le scarabée, l'Oeil de Rê, le lotus et le papyrus, le vautour et l'épervier, le cobra ainsi que des symboles tels que le nœud d'Isis, l'anneau-shen (symbole d'éternité) et l'ankh (symbole de vie) étaient courants. On plaçait les bijoux d'une personne dans sa tombe, ainsi que de nombreux autres objets personnels, pour qu'elle les utilise dans l'au-delà.



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