Pizandawatc / Celui qui écoute
Pizandawatc / Celui qui écoute réunit un ensemble d’œuvres saisissantes réalisées par l’artiste franco-anishinaabe Caroline Monnet, révélant la force de son langage visuel et sa maitrise des matériaux.
Pizandawatc, qui signifie « celui qui écoute » en anishinaabemowin, renvoie au nom traditionnel de la famille maternelle de l’artiste, avant que les missionnaires oblats n’imposent de nouveaux patronymes aux Autochtones. Le titre rend ainsi hommage à l’arrière-grand-mère de l’artiste, Mani Pizandawatc, la première de sa famille à avoir vécu la fragmentation du territoire en réserves. À travers cette perspective profondément personnelle, l’exposition devient un acte de réappropriation culturelle, explorant la mémoire, le territoire et la résilience face à l’effacement historique.
Monnet explore dans son travail le temps, les récits oraux et la notion de territoire considéré comme vecteur de la mémoire. Elle transforme le son de l’anishinaabemowin en sculptures en bois stratifiées, en formes en bronze évoquant des fragments de bois patiné, et en œuvres textiles brodés qui associent matériaux industriels et phrases, le tout pour évoquer le pouvoir de connexion de la nature ainsi que la résilience des expressions culturelles autochtones. Ensemble, ces pièces créent une expérience d’une grande intensité, invitant le public à réfléchir à l’identité et le lien durable entre la langue, le territoire et la culture. Par cette exposition, le public sera témoin de l’art autochtone contemporain, une force vivante de revitalisation culturelle, aussi saisissante que profondément pertinente de nos jours.
Cette exposition est organisée par le Musée d’art de l’Université de Toronto.
La tournée de l’exposition est supportée par le Conseil des arts du Canada.

Galerie d’images
À propos de l’artiste
Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire d’ascendances anishinaabe et française, originaire de l’Outaouais, qui vit et travaille à Mooniyang/Montréal.
Par l’entremise des arts visuels et médiatiques, elle explore des idées complexes liées à l’identité autochtone et à l’expérience biculturelle, en examinant et en réinterprétant des récits culturels. Son travail aborde les impacts du colonialisme en réactualisant des systèmes hérités à travers des méthodologies anishinaabe.
Reconnue pour une approche minimaliste, mais chargée d’émotion, elle utilise des matériaux industriels et conjugue les vocabulaires des cultures visuelles populaires et traditionnelles aux tropes de l’abstraction moderniste afin de créer des formes hybrides singulières.
Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire d’ascendances anishinaabe et française, originaire de l’Outaouais, qui vit et travaille à Mooniyang/Montréal.
Photo : Richard-Max Tremblay
Cette présentation est une version modifiée d’une exposition initialement présentée au Musée d’art de l’Université de Toronto, sous la supervision de la commissaire Mona Filip.
Image au haut de la page :
Photo de Charlie Leroy, avec l’aimable autorisation de l’artiste.