Déplacement et refuge
Lorsque les personnes réfugiées fuient, elles peuvent être déplacées dans leur pays, mais la plupart du temps elles traversent une frontière ‒ et souvent de multiples frontières ‒ à la recherche d’un lieu sûr. Parfois, elles vivent temporairement chez des personnes qui les accueillent ou dans des ghettos. Aujourd’hui, des millions de personnes réfugiées vivent dans des camps, de vastes complexes de tentes surpeuplés, où les gens attendent jusqu’à ce que leurs demandes d’asile soient acceptées.
Aujourd’hui, il y a 35,3 millions de personnes réfugiées dans le monde, mais peu seront réinstallées de manière permanente au Canada. En 2019, seulement 100 000 personnes réfugiées se sont installées ici de manière permanente. Cependant, le bilan du Canada en matière d’accueil de personnes réfugiées a évolué beaucoup au cours des 70 dernières années. En 1993, le Canada est devenu le premier pays à autoriser les femmes à faire une demande d’asile motivée par la persécution fondée sur le genre. La même année, la Cour suprême a précisé qu’une personne pouvait présenter une demande motivée par la persécution fondée sur son orientation sexuelle. Le Canada est ainsi devenu un chef de file dans la reconnaissance des personnes réfugiées LGBTQ. Depuis, d’autres pays ont suivi l’exemple du Canada dans ces deux catégories.
