Carte d’identité d’un vétéran polonais
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Regardez la carte d’identité d’un vétéran polonais. Quelle information y figure?
RÉFLÉCHIR
Réfléchissez aux raisons pour lesquelles on se méfiait des vétérans polonais, malgré le rôle qu’ils avaient joué dans la libération de l’Europe. Comment est-ce que les politiques d’immigration reflètent les valeurs nationales?
FAIRE
Faites de la recherche sur le programme de travail agricole mis en place par le Canada après la guerre. Quels étaient les critères? Qui était recruté/accepté? A-t-il donné de bons résultats?
Précisions
- Papier
- Encre
Contexte historique
Choisissez parmi les trois niveaux suivants celui qui correspond à vos besoins.
- Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
- Étant des « personnes déplacées », des soldats comme Jan Oko cherchaient désespérément un pays où ils pourraient s’établir. Malgré le fait qu’ils avaient combattu du côté des Alliés, Jan et d’autres vétérans de son pays n’ont été admis au Canada que comme ouvriers agricoles.
- La carte d’identité montre l’attitude du gouvernement envers les personnes réfugiées à l’époque : ce qui comptait, c’était ce qu’elles pouvaient donner au Canada.
- Pour en savoir plus, lisez des textes sur l’occupation de la Pologne par l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale et sur l’histoire générale des personnes déplacées en Europe après la guerre.
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Pendant la guerre, Jan Oko a combattu l’Allemagne nazie au sein de l’armée de la Pologne, son pays natal. Il a fui la Pologne quand elle a été occupée par l’Union soviétique, devenant une « personne déplacée », d’abord en Angleterre, puis au Canada.
Jan figure parmi les milliers de vétérans polonais catholiques qui sont venus au Canada plus tard comme « ouvriers agricoles qualifiés ». Le Canada, où le protestantisme prédominait, se méfiait des « étrangers » catholiques non anglophones.
Des millions de personnes et des populations entières ont été déplacées en Europe après la Seconde Guerre mondiale, souvent bloquées d’un côté ou de l’autre de la ligne de démarcation Est-Ouest. Le modeste permis de travail de Jan témoigne du dur labeur que nombre de personnes déplacées ont accepté de faire, afin d’atteindre un lieu de sécurité relative.
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Des soldats polonais avaient aidé à libérer l’Italie et la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ils risquaient l’emprisonnement ou l’exécution s’ils retournaient à la Pologne, alors occupée par l’Union soviétique, après la fin des hostilités.
Les autorités canadiennes hésitaient à les accepter, et une partie de la population se méfiait d’eux, car nombre des Polonais étaient catholiques et, à l’époque, le protestantisme était prédominant au Canada.
Le Canada a fini par accepter 4 527 vétérans polonais comme « ouvriers agricoles qualifiés », mais uniquement si le Royaume-Uni payait leur réinstallation. Ces vétérans ont dû affronter la concurrence pour les contrats de travail avant de devenir immigrants admis, mais la décision de les accepter a donné de bons résultats.
Jan Oko est né dans un petit village polonais. En 1940, l’armée soviétique est entrée dans le village et a forcé sa famille et d’autres personnes à monter dans des wagons à bétail qui ont transporté tout le monde à des goulags en Sibérie et à des camps de concentration.
En 1942, Jan a pu s’engager, combattant comme artilleur dans l’armée polonaise. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’est rendu en Angleterre, où il a vécu dans un camp pour personnes déplacées. Il a décidé de refaire sa vie au Canada et est arrivé au Quai 21 le 25 mai 1947 dans le cadre du programme canadien de main-d’œuvre agricole. Jan a travaillé pour un agriculteur en Alberta pendant deux ans puis a déménagé en Ontario pour fonder sa propre famille.
- Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
- Étant des « personnes déplacées », des soldats comme Jan Oko cherchaient désespérément un pays où ils pourraient s’établir. Malgré le fait qu’ils avaient combattu du côté des Alliés, Jan et d’autres vétérans de son pays n’ont été admis au Canada que comme ouvriers agricoles.
- La carte d’identité montre l’attitude du gouvernement envers les personnes réfugiées à l’époque : ce qui comptait, c’était ce qu’elles pouvaient donner au Canada.
- Pour en savoir plus, lisez des textes sur l’occupation de la Pologne par l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale et sur l’histoire générale des personnes déplacées en Europe après la guerre.
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Pendant la guerre, Jan Oko a combattu l’Allemagne nazie au sein de l’armée de la Pologne, son pays natal. Il a fui la Pologne quand elle a été occupée par l’Union soviétique, devenant une « personne déplacée », d’abord en Angleterre, puis au Canada.
Jan figure parmi les milliers de vétérans polonais catholiques qui sont venus au Canada plus tard comme « ouvriers agricoles qualifiés ». Le Canada, où le protestantisme prédominait, se méfiait des « étrangers » catholiques non anglophones.
Des millions de personnes et des populations entières ont été déplacées en Europe après la Seconde Guerre mondiale, souvent bloquées d’un côté ou de l’autre de la ligne de démarcation Est-Ouest. Le modeste permis de travail de Jan témoigne du dur labeur que nombre de personnes déplacées ont accepté de faire, afin d’atteindre un lieu de sécurité relative.
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Des soldats polonais avaient aidé à libérer l’Italie et la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ils risquaient l’emprisonnement ou l’exécution s’ils retournaient à la Pologne, alors occupée par l’Union soviétique, après la fin des hostilités.
Les autorités canadiennes hésitaient à les accepter, et une partie de la population se méfiait d’eux, car nombre des Polonais étaient catholiques et, à l’époque, le protestantisme était prédominant au Canada.
Le Canada a fini par accepter 4 527 vétérans polonais comme « ouvriers agricoles qualifiés », mais uniquement si le Royaume-Uni payait leur réinstallation. Ces vétérans ont dû affronter la concurrence pour les contrats de travail avant de devenir immigrants admis, mais la décision de les accepter a donné de bons résultats.
Jan Oko est né dans un petit village polonais. En 1940, l’armée soviétique est entrée dans le village et a forcé sa famille et d’autres personnes à monter dans des wagons à bétail qui ont transporté tout le monde à des goulags en Sibérie et à des camps de concentration.
En 1942, Jan a pu s’engager, combattant comme artilleur dans l’armée polonaise. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’est rendu en Angleterre, où il a vécu dans un camp pour personnes déplacées. Il a décidé de refaire sa vie au Canada et est arrivé au Quai 21 le 25 mai 1947 dans le cadre du programme canadien de main-d’œuvre agricole. Jan a travaillé pour un agriculteur en Alberta pendant deux ans puis a déménagé en Ontario pour fonder sa propre famille.
Sommaire
- Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
- Étant des « personnes déplacées », des soldats comme Jan Oko cherchaient désespérément un pays où ils pourraient s’établir. Malgré le fait qu’ils avaient combattu du côté des Alliés, Jan et d’autres vétérans de son pays n’ont été admis au Canada que comme ouvriers agricoles.
- La carte d’identité montre l’attitude du gouvernement envers les personnes réfugiées à l’époque : ce qui comptait, c’était ce qu’elles pouvaient donner au Canada.
- Pour en savoir plus, lisez des textes sur l’occupation de la Pologne par l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale et sur l’histoire générale des personnes déplacées en Europe après la guerre.
Éléments essentiels
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Pendant la guerre, Jan Oko a combattu l’Allemagne nazie au sein de l’armée de la Pologne, son pays natal. Il a fui la Pologne quand elle a été occupée par l’Union soviétique, devenant une « personne déplacée », d’abord en Angleterre, puis au Canada.
Jan figure parmi les milliers de vétérans polonais catholiques qui sont venus au Canada plus tard comme « ouvriers agricoles qualifiés ». Le Canada, où le protestantisme prédominait, se méfiait des « étrangers » catholiques non anglophones.
Des millions de personnes et des populations entières ont été déplacées en Europe après la Seconde Guerre mondiale, souvent bloquées d’un côté ou de l’autre de la ligne de démarcation Est-Ouest. Le modeste permis de travail de Jan témoigne du dur labeur que nombre de personnes déplacées ont accepté de faire, afin d’atteindre un lieu de sécurité relative.
Description exhaustive
Cette carte d’identité de travailleur a appartenu à un vétéran allié qui n’a pas pu retourner à son pays d’origine, la Pologne, après la Seconde Guerre mondiale.
Des soldats polonais avaient aidé à libérer l’Italie et la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ils risquaient l’emprisonnement ou l’exécution s’ils retournaient à la Pologne, alors occupée par l’Union soviétique, après la fin des hostilités.
Les autorités canadiennes hésitaient à les accepter, et une partie de la population se méfiait d’eux, car nombre des Polonais étaient catholiques et, à l’époque, le protestantisme était prédominant au Canada.
Le Canada a fini par accepter 4 527 vétérans polonais comme « ouvriers agricoles qualifiés », mais uniquement si le Royaume-Uni payait leur réinstallation. Ces vétérans ont dû affronter la concurrence pour les contrats de travail avant de devenir immigrants admis, mais la décision de les accepter a donné de bons résultats.
Jan Oko est né dans un petit village polonais. En 1940, l’armée soviétique est entrée dans le village et a forcé sa famille et d’autres personnes à monter dans des wagons à bétail qui ont transporté tout le monde à des goulags en Sibérie et à des camps de concentration.
En 1942, Jan a pu s’engager, combattant comme artilleur dans l’armée polonaise. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’est rendu en Angleterre, où il a vécu dans un camp pour personnes déplacées. Il a décidé de refaire sa vie au Canada et est arrivé au Quai 21 le 25 mai 1947 dans le cadre du programme canadien de main-d’œuvre agricole. Jan a travaillé pour un agriculteur en Alberta pendant deux ans puis a déménagé en Ontario pour fonder sa propre famille.